lundi 18 novembre 2019 08:37:06

Pétrole : En baisse sur les marchés européens

Les prix du pétrole reculaient hier en cours d’échanges européens, pénalisés par l’accord sur la réouverture de deux terminaux pétroliers en Libye, mais le marché reste toutefois sceptique quant à une réelle normalisation de la situation dans ce pays.

PUBLIE LE : 08-04-2014 | 0:00
D.R

Les prix du pétrole reculaient hier en cours d’échanges européens, pénalisés par l’accord sur la réouverture de deux terminaux pétroliers en Libye, mais le marché reste toutefois sceptique quant à une réelle normalisation de la situation dans ce pays. À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai valait 105,77 dollars en fi de matinée, en baisse de 95 cents par rapport à la clôture de vendredi.
À New York, le baril de «light sweet crude» (WTI) pour la même échéance perdait 39 cents, à 100,75 dollars.
Les cours du pétrole déclinaient hier suite à un accord dimanche entre les autorités libyennes et les autonomistes pour rouvrir deux des quatre ports pétroliers bloqués depuis juillet, le port de Zwitina d’une capacité d’exportation de 100.000 barils par jour (bpj) et celui d’El-Hariga (110.000 bpj).
Les deux parties se sont en outre accordées un délai de deux à quatre semaines pour trouver un accord final permettant la levée du blocage des deux autres ports : Ras Lanouf (200.000 bpj) et El-Sedra (350.000 bpj).
«Cette solution n’est pas à la hauteur des espoirs de la semaine dernière que tous les terminaux pétroliers seraient rouverts en quelques jours», jugeaient les économistes de Commerzbank.
Cette perspective avait fait chuter le Brent à son plus bas niveau en près de cinq mois, mercredi dernier (à 103,95 dollars).
«L’offre de brut en Libye va donc rester très restreinte dans le futur proche, d’autant plus que la production de brut dans l’ouest du pays est également perturbée par des protestations», ajoutaient les experts de Commerzbank, qui envisagent «un redressement des prix du pétrole au cours de la semaine».
Les économistes de Morgan Stanley se montraient également «sceptiques» sur la possibilité d’une réelle normalisation du secteur pétrolier en Libye, bloqué depuis juillet dernier par divers grèves et mouvements de protestation. La perturbation du secteur pétrolier libyen a provoqué une chute de la production à moins de 250.000 barils par jour, contre près de 1,5 million de barils par jour en temps normal.
 

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