vendredi 16 novembre 2018 09:33:01

Le PLJ exprime ses profonds regrets après les incidents de Bejaia

CNSEL : Les incidents de Béjaia "des crimes punis par la loi"

PUBLIE LE : 07-04-2014 | 0:00
D.R

  Le Parti de la liberté et de la justice (PLJ) a exprimé,  hier,  ses profonds regrets devant la "recrudescence des actes de violences que connaît la campagne électorale", au lendemain des incidents qui ont provoqué l'annulation du meeting à Bejaia de Abdelmalek Sellal.
Le parti a également condamné, dans un communiqué, l'empêchement de la presse nationale d'accomplir sa mission dans l'information du citoyen, exprimant  sa solidarité avec les journalistes blessés lors des incidents de Bejaia.
Le parti a réitéré, en outre, son appui à l'administration pour observer une neutralité stricte entre candidats et s'abstenir dans son comportement de toute mesure allant dans le sens contraire du bon déroulement de la campagne.

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Maison de la culture de Bejaia
Plus de 100 millions de dinars de dégâts
Plus de 100 millions de dinars de dégâts ont été occasionnés à la maison de la culture de Bejaia, qui a fait l’objet, samedi dernier, d’un saccage d’une rare violence, intervenu dans le sillage de l’empêchement de la tenue d'un meeting populaire de M. Abdelmalek Sellal, selon une première estimation non exhaustive de sa directrice, Mme Salima Gaoua.
Outre les dégâts causés à la structure, dont une aile entière a été consumée par le feu, tous le matériel d’animation, notamment du matériel audiovisuel et informatique, des instruments de musiques et des éléments ornementaux et de scènes, ont été volés, brûlés ou volontairement détruits, a-t-elle précisé, retenant à peine son émotion en montrant les monticules d’objets jonchant encore l’esplanade mitoyenne. "Tout a brûlé. Il ne nous (elle et les employés) reste que les yeux pour pleurer", a-t-elle déploré, la gorge nouée, relevant que ni le salon d’honneur, ni le mobilier, ni les armoires de climatisation n’ont échappé à la furie des manifestants qui, méthodiquement, ont tout vandalisé. "Nous avions de beau projets pour cet été, notamment la retransmission quotidienne, sur écrans géants, de matchs de la Coupe du monde de football et des galas artistiques. Hélas, nous ne pourrons plus le faire", a-t-elle regretté. M. Abdelmalek Sellal a indiqué, samedi, à Bejaia, avoir préféré annuler le meeting pour "préserver la sécurité".
"Vous avez vu de vos propres yeux ce qui s'est passé et ce qu'est la démocratie pour certains", a déclaré M. Sellal qui s'était enquis de l'état des journalistes l'ayant accompagné pour couvrir l'événement dans cette wilaya. Le directeur de campagne du candidat Bouteflika a rappelé qu'il était contre l'exclusion et l'extrémisme, soulignant que "l'extrémisme n'a pas sa place dans ce pays". "Je suis convaincu que le peuple algérien fait la distinction entre le bon grain de l'ivraie", a dit M. Sellal qui a remercié les habitants de Bejaia venus en force assister au meeting regrettant cet incident.

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CNSEL
Les incidents de Béjaia "des crimes punis par la loi"
Le président de la Commission nationale de supervision  des élections (CNSEL), Lachemi Brahmi a affirmé hier à Alger que les incidents survenus samedi à Béjaia constituaient "une infraction au code pénal"  et "un crime puni par la loi".           
Dans une déclaration à l'APS, M. Brahmi a indiqué que des membres et des auxiliaires de la CNSEL étaient sur place au moment des faits et ont dressé des procés-verbaux sur ces incidents. Il a ajouté que les procés-verbaux ont été soumis aux membres de la CNSEL qui, après délibérations, ont conclu que les incidents constituent «une infraction selon le code pénal».          La CNSEL a saisi le parquet pour prendre les mesures prévues par la loi, a fait savoir le responsable ajoutant que l'enquête suivait son cours.          Le meeting que devait animer, Abdelmalek Sellal, directeur de campagne  du candidat indépendant à la présidentielle du 17 avril, Abdelaziz Bouteflika, samedi à Bejaia, a été annulé suite à l'encerclement de la salle, censée abriter l'événement par des centaines de manifestants et de son envahissement.          
Les manifestants se sont d'abord regroupés devant la salle de la  maison de la culture Taous-Amrouche, de la ville de Bejaia, en scandant des  slogans hostiles à un quatrième mandat du candidat Bouteflika, avant que quelques uns ne pénétrent de force à l'intérieur de la salle.          
Les manifestants se sont, par ailleurs, attaqués à un bus transportant les journalistes chargés de couvrir le meeting, malmenant l'équipe d'Ennahar TV et détruisant une caméra de la télévision nationale (ENTV).          
Des éléments de la sûreté nationale ont été également blessés alors qu'ils tentaient d'empêcher les manifestants d'envahir la salle.          
Des unités anti-émeutes de la Sûreté nationale ont été déployées pour disperser les manifestants et rétablir l'ordre.  
Les journalistes et leurs équipes techniques ont été évacués vers l'aéroport  de Bejaia Abane-Ramdane, à bord de véhicules de la sûreté nationale. La directrice de la maison de culture de Bejaia a estimé à plus de cent millions de dinars, les dégâts occasionnés à la structure culturelle du fait des actes de saccage.           
Outre les dégâts causés à la structure, dont une aile entière a été consumée par le feu, tout le matériel d'animation, notamment audiovisuel et informatique, des instruments de musique et des éléments ornementaux et de scènes, ont été volés, brûlés ou volontairement détruits, a-t-elle précisé.

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