mardi 25 septembre 2018 14:59:40

AHD 54 : Ali Faouzi Rebaïne déplore la bipolarisation de la scène politique

Fidèle à son discours, le président d’AHD 54 n’a pas dérogé à la règle, et soutient que l’irruption de l’argent sale dans la course à la présidentielle a déteint sur l’engouement des citoyens pour cet événement.

PUBLIE LE : 03-04-2014 | 0:00
Ph : Billal

Fidèle à son discours, le président d’AHD 54 n’a pas dérogé à la règle, et soutient que l’irruption de l’argent sale dans la course à la présidentielle a déteint sur l’engouement des citoyens pour cet événement.

«Je suis désolé de constater que des forces occultes aidées par des supports médiatiques veulent nous imposer deux pôles, en l’occurrence ceux des candidats Bouteflika et Benflis, comme si cette élection ne concernait que ces deux hommes», a tancé Ali Faouzi Rebaïne, lors de son passage, hier, au forum du quotidien Liberté, où il a mis à profit cette opportunité pour évoquer plusieurs sujets d’actualité et faire le  bilan des dix premiers jours de la campagne électorale.                                                                                              
Il a dénoncé «la partialité de l’Administration et des médias», qu’il dit avoir constatée au cours de cette première dizaine de campagne, mais soutient toutefois que cette situation ne le pousse pas à abandonner sa lutte. Selon lui, «la neutralité de l’Administration est une utopie. Cependant, la démission n’est pas une solution pour régler les problèmes du pays. Ma conviction est de poursuivre le combat démocratique, car je crois au militantisme que j’ai commencé il y a 30 ans. Il existe des valeurs sûres, des personnes patriotiques qui veulent du bien à leur pays, et c’est pour cette raison qu’il faut continuer la lutte pour un État de droit et une alternative au pouvoir démocratique et pacifique», a soutenu le président d’AHD 54 qui se présente, rappelons-le, pour la 3e fois à l’élection  présidentielle. «Cela prouve que j’existe bel et bien, médiatisé ou pas, n’en déplaise aux détracteurs», a-t-il affirmé, en reconnaissant que le rendez-vous électoral de cette année se distingue par rapport à ceux de 2004 et 2009 par des pratiques «maffieuses, à travers l’irruption de l’argent sale dans la bataille électorale».
«Avec la volonté de créer deux pôles pour accaparer l’attention, on constate rapidement une absence flagrante de dispositif égalitaire entre les six candidats. J’estime que la force de l’Algérie ne se repose pas sur Bouteflika et Benflis», a-t-il fait remarquer.                                                                                             
Ali Faouzi Rebaïne a indiqué, à propos des voix qui appellent au boycott des élections, qu’il «respecte» toutes les positions, pour peu, a-t-il poursuivi, qu’elles soient édictées par une profonde «conviction», et a estimé que les porte-voix de notre pays ne sont pas ceux que l’ont croit. «Ils sont loin des feux de la rampe et militent pacifiquement et seuls, sans l’aide des chaînes de télévision. Je crois profondément que ces forces vives de la nation représentent les vraies valeurs de notre pays», a-t-il noté, critiquant  dans la foulée ceux qui veulent faire croire que le FLN est le meilleur parti d’Algérie. «Il faut revenir à la réalité et redescendre sur terre. La situation aujourd’hui ne prête pas beaucoup à l’optimisme.
 Il existe plusieurs tensions, économique, sociale et politique», a prévenu le candidat au scrutin présidentiel, non sans appeler les forces vives du pays à l’édification d’une nouvelle Algérie. Interrogé sur le régime présidentiel qu’il aura à instaurer s’il venait à être élu premier magistrat du pays, le président d’AHD 54 souligne que «la démocratie peut se passer du nombre des mandats lorsque les règles du jeu sont établies», et considère que «le problème de fond est ailleurs».
 «La vraie démocratie, c’est celle qui respecte la volonté populaire, pas celle qui parle de limitation des mandats en oubliant l’essentiel, en l’occurrence savoir qui vote et surtout qui choisit les présidents», a-t-il répliqué, se disant opposé à une période de transition à laquelle ont appelé certaines voix. «Franchement, je ne vois pas l’utilité et l’intérêt d’une telle option», a noté Ali Faouzi Rebaïne qui rappelle qu’il avait appelé à une période de transition en 2011, lors des événements du mois de janvier. «Mais c’était un autre contexte», a-t-il fait remarquer à la fin.
S. A. M.
 

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