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Le 4e sommet Union européenne - Afrique, s’ouvre aujourd’hui a Bruxelles : Une opportunité pour renforcer le partenariat entre les deux continents

« Le génocide du Rwanda a alourdi l’histoire tragique de l’Afrique »

PUBLIE LE : 02-04-2014 | 0:00
D.R

Le quatrième Sommet entre l'Union européenne (UE) et l'Afrique, qui se tiendra aujourd’hui et demain à Bruxelles, sera une occasion pour jeter "un nouveau regard" sur le partenariat entre les deux continents. Placé sur le thème "Investir dans les personnes, pour la prospérité et pour la paix", ce sommet verra la participation de plus de 90 chefs d’Etat et de gouvernement, dont le Premier ministre par intérim, M. Youcef Yousfi, qui conduira la délégation algérienne.

"Le thème que nous avons choisi répond aux préoccupations quotidiennes de nos concitoyens, à savoir leur sécurité, leur emploi et leur avenir", a déclaré à ce propos le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, ajoutant que ce sommet "va encore renforcer le partenariat entre les deux continents et contribuera à répondre aux aspirations des populations concernées". De son côté, le président de la Commission européenne, Manuel Barroso, a affirmé que le sommet d’aujourd’hui qui s’inscrit dans la continuité de la vision  énoncée dans le cadre de la stratégie commune Afrique-UE, permettra "d'approfondir un partenariat d'égal à égal et de saisir davantage les opportunités de coopération."   Le sommet Afrique-UE sera, d’autre part, l’occasion pour évaluer la coopération entre les deux parties et de définir les perspectives de partenariat à court et moyen termes notamment dans le cadre de la stratégie commune Afrique-UE. Le sommet Afrique-UE 2014 devrait être sanctionné par l'adoption d'une  déclaration politique, mais aussi d'un document précisant les modalités de coopération entre l'UE et l'Afrique pour les trois prochaines années dans le cadre de la stratégie commune de coopération. Les participants devraient, en outre, examiner les modalités de financement  du programme panafricain spécial pour la période 2014-2020 pour lequel il a  été proposé un budget initial d’un milliard d’euros.  Ce programme panafricain fait partie de l’instrument de l’UE pour le  financement de la coopération au développement et son adoption permettra de renforcer les outils de la mise en œuvre de la stratégie commune Afrique-UE adoptée lors du deuxième sommet tenu à Lisbonne en décembre 2007, axée sur quatre principes.

Vers l'élargissement de la coopération Afrique - UE
La stratégie vise dans ce sens à "ne plus se cantonner dans la coopération  pour le développement", en ouvrant le dialogue et la coopération Afrique-UE  à des questions d’intérêt commun comme l’emploi et les échanges commerciaux et à impliquer davantage l’Afrique dans "l’ensemble des enjeux et défis mondiaux tels que la migration, le changement climatique, la paix et la sécurité".          
Elle est destinée également à soutenir "les aspirations de l’Afrique, désireuse de trouver des réponses transrégionales et continentales à certains des défis cruciaux" et, enfin, d’opter pour un partenariat "axé sur les personnes, garantissant une meilleure participation des citoyens africains et européens".          
A cet effet, huit domaines de coopération commune ont été définis, à  savoir la paix et sécurité ; la gouvernance démocratique et les droits de l’homme ;  le commerce, l’intégration régionale et les infrastructures ; les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) ; l’énergie, le changement climatique et l’environnement ; la migration, la mobilité et l’emploi ; et aussi la science, la société de l’information et l’espace.          
Outre la stratégie commune, les relations Afrique-UE sont également  fondées sur le plan d'action (2011-2013) approuvé lors du dernier sommet de  Tripoli en 2010 et qui fixe des objectifs concrets de coopération.          
Dans le cadre de ce plan, l’accent a été notamment mis sur la nécessité  de soutenir l’intégration économique et sur l'importance de l'engagement accru du secteur privé.          
Les participants au dernier sommet ont également appelé à une plus grande  coopération dans les domaines de la science et de la société de l'information, en vue de créer une économie inclusive, fondée sur la connaissance et compétitive sur le plan mondial.          
Les précédentes rencontres à hauts niveau entre dirigeants africains et européens se sont tenues au Caire en 2000, à Lisbonne (2007) et à Tripoli  (2010).

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Yousfi à Bruxelles pour représenter le Président Bouteflika
Le Premier ministre par intérim, Youcef Yousfi,  est arrivé hier, à Bruxelles, pour représenter le Président Abdelaziz Bouteflika, au 4e sommet UE-Afrique, prévu les 2 et 3 avril, a-t-on constaté.          
M. Yousfi est accompagné du ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Madjid Bouguerra.          
Le sommet qui se tiendra sur le thème "Investir dans les populations, la prospérité et la paix", rassemblera les dirigeants des deux continents pour discuter des nouvelles opportunités de coopération qui s'offrent à eux ainsi  que des moyens devant permettre d'élargir leurs liens politiques, économiques, financiers et commerciaux.          
Les sommets précédents se sont tenus au Caire (en 2000), à Lisbonne (en 2007) et à Tripoli (en 2010).          
Ce sommet sera l'occasion de jeter un nouveau regard sur le partenariat UE-Afrique, de mettre en avant certains des résultats obtenus et d'étudier de nouveaux domaines de coopération future, selon un communiqué du Conseil de l'Europe.          
Parmi les sujets qui seront abordés figureront notamment l'éducation et la formation, les femmes et les jeunes, les flux migratoires légaux et clandestins entre les deux continents, les moyens de stimuler la croissance et de créer  de l'emploi, l'investissement en faveur de la paix et les différentes manières  de renforcer l'aide apportée par l'UE afin de développer les capacités dont dispose le continent africain pour gérer la sécurité sur son territoire, a-t-on  ajouté.

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M. Lamamra participe à la réunion ministérielle préparatoire
Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a participé hier à la réunion ministérielle préparatoire au quatrième sommet Afrique-UE prévu aujourd’hui et demain à Bruxelles. Outre les points inscrits au projet d’ordre du jour du sommet, les participants à cette réunion restreinte ont également abordé le volet paix et sécurité relatif  à la stratégie commune Afrique-UE, notamment la facilité de soutien à la paix pour l’Afrique (FPA) qui est l’outil opérationnel du partenariat Afrique-UE pour la paix et la sécurité. Les participants "se sont félicités des réalisations obtenues" dans  le cadre du volet paix et sécurité et ont affirmé leur engagement à élargir la coopération aux autres volets de développement.
Placé sur le thème "Investir dans les personnes, pour la prospérité et pour la paix", ce sommet verra la participation de plus de 90 chefs d’Etat  et de gouvernement des deux continents, dont le Premier ministre par intérim,  Youcef Yousfi, qui conduira la délégation algérienne.

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Le ministre des Affaires étrangères s’entretient avec sont homologue grec
Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, s’est entretenu hier à Bruxelles avec le vice-Premier ministre grec, ministre des Affaires étrangères, Evangelos Vénizélos, dont le pays assure la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne.          
Lors de cette rencontre tenue en marge de la réunion ministérielle préparatoire au quatrième sommet Afrique-UE prévu aujourd’hui et demain à Bruxelles, les deux ministres ont "affirmé leur souhait de voir la coopération bilatérale se développer davantage, notamment dans le domaine énergétique."  
Ils ont également affiché leur volonté de promouvoir les relations d’affaires entre les opérateurs économiques des deux pays à travers, entre autres, la mise  en réseau des chambres de commerce et d’industrie de l’Algérie et de la Grèce.         
 "Une convergence dans les points de vue s’est dégagée des discussions" entre le chef de la diplomatie algérienne et son homologue grec sur des questions  d’ordre régional et international, notamment concernant la situation en Syrie, en Libye, en Tunisie et en Egypte.           
S’agissant, par ailleurs, des relations entre l’Algérie et l’UE, les  entretiens ont essentiellement porté sur "les discussions en cours sur la Politique européenne de voisinage (PEV) dans la perspective de la tenue prochaine de la huitième session du conseil d’association entre l’Algérie et l’Union européenne.          
Le ministre grec a, à cet effet, fait part de sa volonté d’œuvrer pour une meilleure coopération avec l’Algérie.

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« Le génocide du Rwanda a alourdi l’histoire tragique de l’Afrique »
Le génocide du Rwanda, en avril 1994, a "alourdi la tragique histoire de l’Afrique", a affirmé hier à Bruxelles le ministre  des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, affichant la solidarité de l’Algérie  avec le peuple rwandais.          
"L’Afrique, qui a subi dans sa chair les affres cumulées de l’esclavage, du colonialisme et de l’apartheid, a vu sa tragique histoire alourdie par le (...) génocide du Rwanda en 1994", a estimé M. Lamamra dans une allocution prononcée lors de la conférence internationale de prévention des génocides qui se tient à Bruxelles.          
En commémoration de ce triste évènement qui a "émaillé l’histoire de l’humanité", l’Algérie s’associera le 7 avril au peuple rwandais pour marquer le 20e anniversaire du génocide par "un hommage aux victimes et un acte de foi dans l’unité et l’avenir du peuple rwandais", a-t-il indiqué.          
Pour le chef de la diplomatie algérienne, la justice et la réconciliation nationale sont les clés d’un tel avenir lorsqu’elles projettent en synergie une volonté souveraine de transcender la conjoncture pour écrire l’Histoire,  avec des enseignements bénéfiques pour tout le genre humain. M. Lamamra a, en outre, mis l’accent sur les efforts consentis par l’Union  africaine (UA) à l’effet de prévenir et de lutter contre les atrocités de masses et les génocides.          
A cet effet, l’acte constitutif de l’UA comprend "l’innovation majeure" que constitue le principe de non-indifférence face à des situations de violations massives des droits de l’homme et son corollaire qu’est la prise de mesures d’ordre militaire pour la prévention et la résolution de telles situations, a-t-il rappelé. L’Afrique a ainsi fait "œuvre pionnière en codifiant, avec la transparence et la rigueur nécessaires, la nature, la portée et les conditions de mise en œuvre de la notion de responsabilité de protéger, intégrant même les éléments d’une responsabilité lors de la protection", a souligné le ministre. La prévention des conflits et des crises, qui constituent le contexte principal des génocides, a-t-il poursuivi, est un autre volet de lutte contre ces atrocités à travers la détection et le traitement adéquat de ses causes qu’elles soient d’origine religieuse, ethnique, social ou de disparité de développement économique.          
Il s’agit, selon M. Lamamra, de s’employer activement à prévenir le conflit, d’entreprendre de le résoudre par la voie du dialogue et de la réconciliation nationale, par le renforcement et l’utilisation des voies et moyens qu’offre  la justice, y compris la justice traditionnelle africaine et les autres formes de lutte contre l’impunité, qui est un objectif clé de l’UA.          
Le ministre a également mis l’accent sur la nécessité de lutter contre le sous-développement, le crime transnational organisé et le terrorisme, ainsi que contre toutes les indignités faites par l’homme à son prochain.          
Il a, d’autre part, rappelé la participation de l’Algérie au groupe international composé de personnalités de grande renommée chargées de conduire une enquête objective sur le génocide au Rwanda.          
La création de ce groupe a été décidée lors de la septième session ordinaire de l’organe central du Mécanisme africain de prévention et de règlement des conflits, tenue à Addis-Abeba en novembre 1997.          
"L’Algérie a fait partie de ce groupe, dont les travaux demeurent une excellente référence pour nous, pour les historiens et pour ceux qui ont à cœur la prévention du génocide en Afrique et dans le monde", a-t-il noté.          
Organisée à l’occasion de la commémoration du 20e anniversaire du génocide du Rwanda (1994) et en prévision de la prochaine commémoration du génocide de Srebrenica (Bosnie en 1995), la conférence internationale de prévention des  génocides a connu la participation du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Ban Ki-moon, ainsi que plus de 120 délégations des différents  continents.
 

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