vendredi 14 aot 2020 00:52:18
D.R

Les investissements directs étrangers (IDE) ont connu « une progression remarquable » en 2013, a affirmé hier à Alger le directeur général de l’Agence nationale de l’investissement (ANDI), Abdelkrim Mansouri. Intervenant sur les ondes de la Radio nationale, M. Mansouri a indiqué que près de 65 dossiers d’investissements directs étrangers ont été déclarés en 2013 auprès de l’ANDI, contre 17 dossiers seulement en 2012.

Commentant cette évolution, le directeur général de l’ANDI a expliqué que le « fort flux d’IDE est une reconnaissance implicite de la part des investisseurs  étrangers que l’Algérie est désormais le pays le plus attractif de la région ». L’attrait de l’économie nationale pour les investisseurs étrangers est soutenue, selon M. Mansouri, par « plusieurs facteurs déterminants ». Il a ainsi évoqué la solidité du cadre macro-économique, la stabilité du cadre législatif, les mesures d’aide et de facilitations et des disponibilités de financements importantes. Insistant sur la stabilité du cadre réglementaire régissant l’acte d’investir, le premier responsable de l’ANDI a rappelé que ce dernier permet à l’investisseur d’avoir une lisibilité pour investir en toute sécurité et confiance. « Les modifications et aménagement apportés au cadre réglementaire ces dernières années ont toujours été en faveur de l’entreprise et de l’investisseur », a-t-il soutenu. Concernant les nouvelles mesures de facilitation, M. Mansouri a évoqué la disposition de la loi de finances pour 2014 prévoyant que les projets inférieurs à 1,5 milliard de dinars ne soient plus soumis au visa du Conseil national des investissements (CNI). Au titre des mesures en faveur des investisseurs, le directeur général  de l’ANDI a cité, également, la généralisation du guichet unique au niveau local à travers tout le territoire national, la faculté offerte à l’investisseur de  faire sa déclaration on-line sur le net, la création de 49 nouvelles zones industrielles, et les exonérations fiscales et parafiscales pour les régions des hauts plateaux. S’agissant de  la règle dite 51/49%, M. Mansouri a confirmé que sa mise en œuvre ne constituait pas un frein pour l’accueil des investissements étrangers. « Tous les grands projets d’investissement structurants ont été conclus dans ce cadre », a-t-il ainsi souligné. Evoquant les filières ciblées par les IDE, il a indiqué que l’industrie se taille la part du lion. « 60% des projets déclarés sont industriels » a-t-il ainsi précisé, ajoutant que les investissements concernent en priorité la mécanique (Allemagne, Emirats), les matériaux de construction (Chine), la sidérurgie (Qatar  et Turquie) et les médicaments. S’agissant de l’impact des IDE sur la création d’emploi, il a indiqué  que les projets en partenariat, déclarés en 2013, devraient permettre à moyen  terme la création de près de 149.000 emplois.

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IDE :  En bonne voie
Le bilan de l’ANDI pour l’exercice 2013 a montré des résultats très intéressants. L’Algérie maintient l’effort de devenir une destination pour les investissements directs étrangers. Il faut rappeler que cela est dû, en grande partie, à la mise en place des réformes qui ont facilité la création d’entreprises. Tout le mouvement enclenché dans cette direction a contribué, à l’évidence, à consolider la place qui est la sienne, notamment dans la région. A la lecture de ce bilan de l’ANDI, il apparaît que l’Algérie est parmi les meilleurs pays bénéficiant d’une perception positive de la part des partenaires étrangers. L’indice d’attractivité est également positif et le pays, en la matière, a considérablement évolué, si l’on s’en tient aux avis des opérateurs économiques, selon lesquels le système économique et politique du pays et l’image de ses dirigeants, sont plutôt encourageants. Ainsi, les efforts engagés ces dernières années tiennent compte du fait que le pays est candidat à l’émergence, d’où l’importance de maintenir la stabilité politique et une croissance soutenue et durable du PIB réel. S’il est vrai, aujourd’hui, que le pays se porte bien, c’est d’abord grâce à ses bonnes performances économiques et sa capacité d’attirer les investisseurs étrangers, qui reste capitale. Rappelons aussi que selon le dernier rapport du FCE sur l’indice de confiance des entreprises, le climat des affaires s’est amélioré bon an mal an, ces dernières années. Il convient de noter que le climat des affaires a une place importante car il mesure indirectement les contraintes de lourdeurs administratives, qui sont de véritables obstacles dans la création d’entreprises et au regard de cela le pays doit encore faire des efforts en matière de climat des affaires. Preuve en est, le monde des affaires algérien ne semble pas tirer suffisamment profit de la stabilité socio-économique du pays. Les opérateurs économiques se plaignent surtout de bureaucratie et de difficultés de financement des entreprises qui se fait par le canal de l’accès au crédit.
En réalité cela constitue un élément vital dans l’émergence d’un pays, surtout au niveau des entreprises locales, les entreprises internationales arrivant généralement avec un panier de fonds. L’autre élément important est relatif à l’offre et la demande de main-d’œuvre de plus en plus en mesure de réguler à eux seuls le marché du travail, dans ce domaine aussi l’Algérie montre de bons résultats en matière d’accès au marché du travail. L’accès au crédit et au marché du travail sont les points faibles, en matière de climat des affaires. Cela dit, l’Algérie demeure l’un des rares pays à avoir entrepris des réformes dans presque tous les domaines du climat des affaires. Par ailleurs, les banques continuent de jouer un rôle de premier plan dans leurs efforts pour améliorer le climat des investissements. Des lois et règlements obsolètes, inutiles ou inappropriés constituant quelques-unes des principales entraves à la croissance, ont été éliminés, par des réformes visant à améliorer le cadre juridique et le cadre réglementaire, et, ainsi, à encourager l’investissement privé, accélérer le développement des affaires et soutenir la croissance économique. Très impliqué, l’Etat a encouragé une meilleure gestion des finances publiques et l’amélioration du climat des affaires en vue de favoriser le développement du secteur privé, qui est constitué en grande partie de micro-entreprises et de PME. Ces dernières jouent un rôle majeur dans la création d’emplois et la promotion d’une croissance économique inclusive. Cependant, elles demeurent confrontées à des contraintes majeures, et en particulier à des difficultés d’ordre réglementaire et à un manque d’accès au financement. En outre, ces PME doivent surmonter d’importants obstacles à la croissance : insuffisance de capitaux, pénuries de main-d’œuvre qualifiée, faiblesse des liens entre les marchés, mais aussi absence généralisée de services et de réseaux de développement des entreprises.
Farid B.

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