dimanche 18 novembre 2018 07:49:46

Oran : Colloque sur les noms propres au Maghreb

Quelque 37 films et documentaires sont programmés pour être projetés à l'occasion de la manifestation "Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011", a-t-on indiqué à la direction de wilaya de la culture.

PUBLIE LE : 22-11-2010 | 20:39
D.R

Les travaux du Colloque sur "Le nom propre maghrébin  de l’homme, de l’habitat, du relief et de l’eau", organisé du 21 au 23 novembre  par le Haut Commissariat à l’Amazighité (HCA), se sont poursuivis hier à Oran. M. Mohand Tilmatine, de l’université de Cadix (Espagne), a abordé  la question de "la politique linguistique et de la toponymie en Algérie" tout  en rappelant que "la toponymie, expression du patrimoine immatériel, est liée  à l’action de l’homme et reflète l’identité de son utilisateur". Le conférencier a appelé à "une prise en compte de la dimension amazighe  des noms toponymiques en Algérie". Il a considéré que le pays dispose d’instituts  spécialisés, de spécialistes dans ce domaine et d’études et projets conséquents  "à même d’entreprendre ce travail de codification".  L’intervention de ce chercheur a suscité un intéressant débat lorsqu’il  a abordé la question de l’origine du nom de la ville d’Alger, indiquant que  ce toponyme a été cité pour la première fois par le géographe arabe El Bakri.  Cette appellation, a-t-il dit, était beaucoup plus en relation avec Ziri, le  fondateur d’Alger, qu’avec le renvoi "el djazaïr" (îles) car, a-t-il expliqué,  en langue arabe, le pluriel du mot île est "djouzour" et non "el djazaïr". Le professeur Mohand Akli Haddadou, professeur en linguistique berbère  à l’université de Tizi-Ouzou, a réfuté cette thèse en soulignant que c’est Ibn  Hawqel, un autre géographe arabe, qui a été le premier à faire référence à "El  djazaïr Bani Mezghana" bien avant El Bakri. Pour cet universitaire, le terme "djazaîr" est utilisé par les géographes  arabes et musulmans pour désigner un espace maritime propre à une région. Les  auteurs de l’époque parlaient de "djazaîr ech-cherq" pour désigner la région  actuelle des Baléares.           
Ahmed-Amine Dellaï, un chercheur au CRASC, spécialiste du Melhoun, a  apporté "son grain de sel" en indiquant que les grands poètes et spécialistes  de ce patrimoine oral désignant la région d’Alger sous le nom de "Bilad el djir"  (le pays du gypse). Une piste susceptible d’intéresser d’éventuels chercheurs  pour se pencher sur l’origine et le sens du nom d’Alger.  La deuxième journée de cette rencontre, organisée en collaboration avec  le CRASC, a été également marquée par une communication du chercheur français  Hervé Guillorel du CNRS, qui a parlé de "l’hydronymie (nom des cours d’eau)  et de la politique".           
Le conférencier a relevé en substance "une hiérarchisation des enjeux  dans la dénomination des lieux", estimant que "le changement de nom de la capitale  d’un pays a une dimension plus importante que celui ayant trait à une nouvelle  dénomination d’un bourg ou d’une commune".           
Dans le domaine de l’hydronymie, il a cité plusieurs exemples faisant  l’objet de polémiques pour des considérations historiques, culturelles ou géopolitiques.          
Concernant la difficulté de cerner l’origine ou l’historique d’un nom,  le conférencier a considéré que "lorsqu’on ne peut pas attribuer à une langue  connue l’origine d’un nom, on ouvre la voie à toutes les formes d’inventions  et de reconstitutions pouvant poser des problèmes".
APS


Congrès national de l’aéronautique à Oran
Bientôt un drone à usage environnemental "made in Algeria"

Un drone à usage environnemental sera bientôt construit  à Oran, a-t-on appris auprès des organisateurs du premier congrès national de l'aéronautique ouvert hier à l'Université des sciences et de la technologie  Mohamed-Boudiaf d'Oran (USTO). L'étude relative à cet appareil de navigation aérienne sans pilote humain  a été élaborée par une équipe de chercheurs du Laboratoire d'aéronautique et  des systèmes propulsifs de l'USTO. Le futur drone "made in algeria" pourra voler à une altitude de 7.000  mètres avec une autonomie de 36 heures, a indiqué M. Imine Bachir, directeur  du Laboratoire de recherche et président du comité scientifique du congrès.          
"Il s'agit d'un petit avion de 3 m d'envergure et 2,6 m de long, de  type HALE (haute altitude, longue endurance) destiné à des applications civiles,  notamment pour les missions de surveillance environnementale", a précisé ce  responsable. Les multiples applications des drones ont été explicitées au congrès  par M. Benallègue Abdelaziz, professeur et chercheur algérien membre du Laboratoire  d'ingénierie des systèmes de Versailles (France). Dans sa communication intitulée "Les drones, un défi scientifique",  il a rappelé la classification de ces types d'appareils en plusieurs familles,  à savoir celles du type HALE, MALE (moyenne altitude), Tactiques (longue endurance),  Mini-drones (faible endurance) et Micro-drones (très faible endurance).          
S'agissant des applications civiles, le spécialiste a fait savoir qu'elles  portent essentiellement sur la surveillance environnementale comme pour le contrôle  de la pêche, les prévisions météorologiques, les mesures scientifiques et la  cartographie. Les missions s'étendent également à la régulation du trafic routier  grâce aux images transmises par la caméra (embarquée sous le drone) aux services  compétents, a-t-il précisé, faisant état d'autres applications telles la lutte  anti-terroriste, la surveillance des frontières, ou celles d'ordre ludique (jeux  à télécommande). "Le défi scientifique de l'heure est de concevoir à moindre coût des  engins volants sans pilote, capables de mener des missions de longue durée dans  un large domaine de vol, et ce, quelles que soient les conditions météorologiques",  a expliqué M. Benallègue en citant l'exemple du drone solaire "Helios" de type  HALE. Un ingénieur algérien auprès de l'avionneur canadien Bombardier, M. Abdelkader Kherrat, est aussi présent à cette manifestation où il a animé une  conférence sur "la certification des structures aéronautiques, de la conception  préliminaire au service après-vente".Une dizaine d'universités du pays participent à ce congrès national  de l'aéronautique aux côtés de l'Ecole militaire polytechnique (EMP, Alger),  de l'Ecole supérieure de l'Air (ESA) de Tafraoui (Oran) et de l'Entreprise de construction aéronautique (ECA, Tafraoui). Cette manifestation scientifique se poursuivra mardi par d'autres communications  suivies d'une discussion visant la création d'une association nationale des  cadres et chercheurs dans le domaine aéronautique.

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