lundi 24 septembre 2018 15:37:38

Le Président Bouteflika : « Amirouche et Si El-Haouès ont jalonné leur combat contre l’oppresseur de brillants exploits »

Dans un message à l’occasion de l’anniversaire de la mort des deux chouhada Amirouche et Si El-Haouès, commémoré à Biskra, le président Bouteflika a rendu hommage aux deux grands héros de la guerre de libération nationale

PUBLIE LE : 30-03-2014 | 0:00
D.R

Le Président de la République Abdelaziz Bouteflika a rendu hommage samedi aux deux grands héros de la guerre de Libération nationale
 les colonels Amirouche et Si El-Haouès, qui ont «jalonné leur combat contre l’acharnement aveugle des troupes de l’occupant de brillants
exploits» et qui «ont déjoué, grâce à leur sens élevé de l’organisation, les plans macabres de l’occupant».

Dans un message à l’occasion de l’anniversaire de la mort des deux chouhada Amirouche et Si El-Haouès, lu en son nom à Biskra par le ministre des Moudjahidine, Mohamed-Cherif Abbès, le Chef de l’Etat a affirmé que «le mois de mars reste associé, dans les annales de la glorieuse Révolution de libération, aux plus beaux actes d’héroïsme et au plus prestigieux registres du sacrifice». «Le quatre de ce mois béni, Ben M’hidi gravait son nom et sa mémoire en lettres éclatantes sur la noble liste des élus pour le sacrifice sublime et les 22 et 27 de ce même mois, Mostefa Ben Boulaïd et le colonel Lotfi gagnaient l’insigne privilège de la chahada (martyr) et comme ce jour, un 29 mars, deux grands héros, les colonels Amirouche et Si El-Haouès, respectivement commandants des wilayas III et VI historiques, sont tombés au champ d’honneur», rappelle le Président Bouteflika. «Les deux chefs révolutionnaires ont livré un rude et âpre combat contre l’acharnement aveugle des troupes de l’occupant jalonnant leur parcours de brillants exploits», ajoute le Président de la République.
«Les massacres sanglants et la politique de la terre brûlée n’ayant pas assouvi la rage des généraux de la guerre coloniale, ces derniers durent se rabattre sur les complots les plus abjects et bien d’autres perfides mensonges et fourberies dans une tentative désespérée de venir à bout de la détermination des deux hommes», poursuit le Président Bouteflika qui s’énorgueuille que de tels «artifices et ruses furent vains car nos deux vaillants combattants, rompus à l’art de la résistance, jouissaient également d’un sens élevé de l’organisation et à la tête des katibas de l’Armée de libération nationale (ALN), déjouèrent les plans diaboliques et autres machinations criminelles ourdis contre le peuple et sa révolution». «Il était ainsi écrit que les deux hommes succombent ensemble au combat, un 29 mars, à M’sila dans le mont de Beni-Thameur, dans une confrontation inégale avec l’ennemi et qu’ensemble, ils entrent dans la postérité. Leur souvenir restera à jamais vif dans la mémoire des Algériens qui, d’année en année et de génération en génération, le célèbrent et l’exaltent», soutient le Président de la République. Revenant sur le parcours militant des deux chouhada, le chef de l’Etat rappelle que «nos deux vaillants héros, Amirouche et Si El-Haouès, qui ont vaincu les stratagèmes de la France et sa machine de guerre développée, n’étaient pas issus d’une académie militaire. Le colonialisme les avaient privés, comme la majorité des enfants d’Algérie, du droit à l’instruction et à l’enseignement et limité leurs moyens de subsistance», se souvient le Président Bouteflika. «Mais le Tout-Puissant les a gratifiés d’aptitudes exceptionnelles qui les prédisposaient à la sublimation» et «puisant dans les vertus ancestrales, ils se conformaient aux préceptes et principes de l’Islam. Ils incarnaient également les nobles valeurs de courage et de magnanimité qui étaient le propre des enfants de la région. Ils se distinguaient surtout par leur attachement farouche à la liberté et leur rejet de l’injustice», souligne encore le Président Bouteflika. Et le chef de l’Etat d’ajouter : «Très jeunes, ils ont adhéré, au péril de leur vie, au mouvement national et à l’Organisation spéciale (OS). Ils ne faillirent guère à leur engagement en faveur de la cause nationale même lorsqu’ils durent s’expatrier». «Lorsque sonna l’heure de vérité avec le déclenchement de la Révolution, Amirouche et Si El-Haouès, forts de leurs qualités innées de leaders et leur aptitude à diriger les hommes, étaient à l’avant-garde du combat et leur mot d’ordre était la victoire ou la chahada. Leur conviction était aussi que ce qui a été pris par la force ne pouvait être repris que par la force», rappelle le Chef de l’Etat. «Amirouche s’est ainsi retrouvé investi de la confiance du haut commandement de la Révolution qui lui confia la direction d’une des plus importantes wilayas historiques. Cette wilaya a connu sous son commandement des batailles féroces et un acharnement colonial sans précédent, mais le combattant aguerri qu’était Amirouche s’est montré à la hauteur du défi», se souvient encore le Président Bouteflika. «Il entreprit de coordonner les efforts avec les autres wilayas du pays, soucieux qu’il était de l’unité de l’Algérie et convaincu que l’action révolutionnaire devait se compléter à travers l’ensemble du territoire national et à l’extérieur. C’est ainsi qu’il révéla au monde la vaillance et la bravoure de la Kabylie, mais aussi de l’Algérie tout entière», a ajouté le Président de la République. «Si El-Haouès comptait parmi les grands militants du mouvement national. Il a été chargé par Mostefa Ben Boulaïd d’ouvrir le front du Sahara. Une mission qu’il accomplit avec succès grâce, également, au précieux concours du compagnon Omar Idriss et de toutes les moudjahidate et les moudjahidine qui, animés d’une foi et d’une constance inébranlables, ont bravé la soif et le dénuement, pour livrer des batailles héroïques et infliger une sévère défaite à l’ennemi», a affirmé le Président Bouteflika. «Les actes s’élevant au-dessus de toute rhétorique, il serait vain de tenter d’exprimer, même dans les termes les plus éloquents, la grandeur de l’œuvre accomplie par ces valeureux héros qui se sont pleinement acquittés de leur mission et tracé pour nous les lignes de démarcation entre la vérité et le mensonge. Leurs sacrifices constituent une source d’inspiration intarissable pour les générations qui se succèdent», conclut le Chef de l’Etat.

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Beni Yenni (Tizi-Ouzou)
Inauguration d’une statue du colonel Amirouche
La commémoration du 55e anniversaire de la mort du colonel Amirouche, tombé au champ d’honneur le 29 mars 1959 à Boussaada, avec son compagnon le colonel Si El-Houes, a été marquée, samedi, par le dévoilement d’une statue érigée à sa mémoire, dans la daïra de Beni Yenni (30 km au sud-est de Tizi-Ouzou). D’une hauteur d’environ 4 mètres et réalisée par un sculpteur italien, cette statue représente ce prestigieux héros de la lutte armée de Libération nationale dans une tenue de combat, majestueusement dressée sur un piédestal en pierre au lieudit “La Tranchée” à l’intersection des communes de Beni Yenni -Yatafene et Iboudrarène, composant la daïra de Beni Yenni. La cérémonie d’inauguration, organisée par les comités des villages de ces trois communes, a drainé une foule nombreuse, dont le fils d’Amirouche, Nourredine Aït Hamouda, une délégation des autorités locales de la wilaya de Tizi-Ouzou conduite par le wali, Bouazghi Abdelkader, ainsi que de nombreux moudjahidine issus de l’ex-Wilaya III historique. «De son vivant, Amirouche a pu et su rassembler, grâce à ses valeurs de fin stratège, beaucoup d’hommes pour la cause nationale. Aujourd’hui, 55 ans après sa mort, le «Lion de la Soummam» a encore rassemblé beaucoup de monde et créé, l’espace d’un moment, une parfaite symbiose entre des Algériens de différentes générations», telle est l’impression livrée, à l’occasion de cet hommage, par le moudjahid Aït Ahmed Ouali, ancien officier de l’Armée de libération nationale (ALN). Amirouche Aït Hammouda est né le 31 octobre 1926 au village de Tassaft Ouguemoun, dans l’actuelle daïra de Beni Yenni. Il tomba en martyr, en compagnie du colonel Si El-Houes, le 29 mars 1959 au djebel Thameur, au sud de Boussaada, dans une bataille inégale ayant opposé 2.500 soldats français à une poignée de moudjahidine.

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