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Enseignement supérieur – Aménagement du territoire : La recherche scientifique au service du développement durable

La recherche scientifique joue un rôle essentiel dans la prise de conscience des enjeux et des conditions du développement durable.

PUBLIE LE : 29-03-2014 | 0:00
D.R

La recherche scientifique joue un rôle essentiel dans la prise de conscience des enjeux et des conditions du développement durable.
En anticipant les problèmes, clarifiant les enjeux et proposant des solutions, elle fournit une matière essentielle et des éclairages irremplaçables aux décisions des acteurs sociaux et des politiques. Ces acteurs ont en revanche la responsabilité de hiérarchiser les problèmes et d'orienter la recherche, tout en respectant sa mission, ses règles et sa logique propre.
Les différentes avancées réalisées sur des problématiques environnementales au niveau mondial ont été réalisées, grâce aux savoirs acquis par la recherche scientifique. En Algérie, la demande persistante de la société en direction du monde du savoir et de l’université en particulier est de plus en plus formulée avec une demande tout aussi persistante sur le nécessaire équilibre entre le développement et la durabilité des ressources naturelles.
Afin qu’elles puissent être efficaces et opérationnelles, les réponses à ces demandes doivent être formulées, selon les deux départements ministériels, dans un cadre de connexion entre le secteur de l’aménagement du territoire et de l’environnement en tant que secteur horizontal et celui de l’enseignement scientifique et de la recherche scientifique en tant que source du savoir scientifique.
C’est dans cet esprit qu’une convention a été signée entre ce secteur et celui  de l’aménagement du territoire et de l’environnement. Paraphé par Dalila Boudjemaâ et Mohamed Mebarki, respectivement ministres de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, de l’Enseignement scientifique et de la Recherche scientifique, ce partenariat constitue «un cadre de concertation, de planification et de mise en œuvre d’action communes visant à mettre les connaissances scientifiques et techniques au service de la protection de l’environnement et du développement durable», a-t-on appris auprès des parties signataires.
Dans son intervention, Mme Boudjemaâ a indiqué que «cette convention permettra au ministère de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement de faire des propositions visant à mieux adapter le produit de la formation universitaire aux besoins effectifs du secteur de l'environnement, de la nature et du développement durable», précise-t-elle. Et d’ajouter : «Les différents établissements sous tutelle du ministère de l’Aménagement du territoire et de l'Environnement seront, à cet égard, des structures idoines pour les stages de fin d'étude, en rapprochant les futurs diplômés des établissements utilisateurs de ce savoir.» Tout en expliquant l’objectif visé par ce partenariat entre les deux secteurs, la ministre a précisé que cette coopération vise, entre autres, à «mettre en place, un programme pour la recherche scientifique dans le domaine de l'environnement, notamment en matière de recyclage des déchets et de lutte contre les changements climatiques».
De son côté, M. Mebarki s'est félicité de ce partenariat, tout en se montrant confiant quant à la compétence des scientifiques algériens. Tout en rappelant qu’une convention similaire a été signée au cours de la même semaine avec Sonelgaz concernant une étude pour la conception d'un compteur de gaz intelligent pour le relevé à distance et pour la sécurisation du réseau, le ministre a précisé qu’ il s’agit de la deuxième convention que son secteur signe, pour «impliquer les scientifiques et les chercheurs dans la quête des solutions à des question liées au développement du pays».
Il a longuement insisté sur la multiplication des espaces de coopération dans le cadre de la recherche scientifique, et ce «afin de répondre aux préoccupations de l’environnement dans notre pays et qui sont nombreuses, telles que les changements climatiques, la désertification et l’industrialisation», a-t-il notamment souligné.
Pour ce qui est de la qualité des travaux menés dans le cadre de la recherche scientifique, M. Mebarki a indiqué que «le rendement de nos chercheurs est apprécié même par les programmes internationaux dans plusieurs domaines, notamment technologiques. Nous demeurons confiants en leurs capacités, leur engagement, mais aussi en leur passion pour le métier qu'ils exercent», a soutenu le ministre. Il y a lieu de noter que la future collaboration entre les deux secteurs partenaires constituera une opportunité d’approfondir la réflexion et la recherche autour des orientations en rapport avec l’économie verte, en particulier les questions liées à la valorisation des déchets, les énergies renouvelables et la transition économique vers une économie plus verte. Cette convention permettra, sans nul doute, de soumettre des propositions visant à mieux adapter le produit de la formation universitaire aux besoins effectifs du secteur de l’environnement, de la nature et du développement durable.
Sarah SOFI
 

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