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Gréve du personnel du métro d’Alger et de la SNTF : Les passagers sur les quais

« Sur les neuf points revendiqués par les travailleurs grévistes du Métro d’Alger, sept ont déjà fait l’objet d’un règlement », a indiqué M. Yacine Krim, directeur du transport terrestre urbain au ministère des Transports.

PUBLIE LE : 27-03-2014 | 0:00
D.R

« Sur les neuf points revendiqués par les travailleurs grévistes du Métro d’Alger, sept ont déjà fait l’objet d’un règlement », a indiqué M. Yacine Krim, directeur du transport terrestre urbain au ministère des Transports.

En effet, selon ce responsable, qui précise que le ministère de tutelle a assisté à la réunion en tant que médiateur, « les deux points restants, demeurent la revendication de l’augmentation de 8% sur le salaire de base (la direction en a proposé 5%), et la 2e, c’est la prime de caisse. Les travailleurs en réclament 3.000 DA alors que la direction en a proposé la moitié.
Aussi, en attendant le règlement de cette situation le trafic des rames sur la ligne 1 du Métro d’Alger (Hai El Badr- Tafourah) était toujours perturbé hier soir par ce débrayage surprise de différentes catégories de personnels de la RATP - El Djazaïr.
« Nous observons cette grève pour revendiquer nos droits, notamment l’allocation de primes », a indiqué un responsable syndical, Debabi Réda dans une déclaration à la presse. Sur place, les travailleurs, toutes catégories professionnelles confondues, s’étaient rassemblés au hall de l’entrée principale.
Le passage aux quais n’était également pas gardé. Les voyageurs, déçus, rebroussaient chemin. Dehors, le parking de la station était presque vide.
 Selon la direction de la Régie, cette grève est déclenchée par plusieurs catégories de personnels du Métro d’Alger.

SNTF : 36 mois de rappel
Pour leur part, les cheminots, qui observent depuis trois jours une grève qui a paralysé le trafic ferroviaire à l’échelle nationale, ont radicalisé, hier, leur mouvement en fixant une date butoir à la direction de la SNTF pour satisfaire leurs revendications salariales.
 « Les travailleurs, revendiquant les 36 mois de rappel sur salaires, demandent à la direction générale de la SNTF un engagement écrit pour débloquer la situation », indiquent des sections syndicales des travailleurs de la Société nationale des transports ferroviaires (SNTF) dans un communiqué. Cette exigence est assortie d’une plateforme de revendications de quatre points, dont la non retenue sur salaires aux travailleurs grévistes », selon ce communiqué.  Les cheminots exigent de l’employeur notamment la reconnaissance de leur droit aux 36 mois de rappel sur salaire à 12.000 agents, et d’arrêter une date au début des négociations sur les modalités de leur versement, à condition de ne pas dépasser le 27 avril 2014. La paralysie du trafic ferroviaire a complètement perturbé les déplacements des dizaines de milliers de travailleurs et voyageurs, habitués à prendre le train pour leurs déplacements et éviter les embouteillages sur les routes.  
« La grève des cheminots continuera jusqu’à ce que la direction générale de la SNTF écrive noir sur blanc qu’elle reconnaît notre droit aux 36 mois de rappel sur salaires. Sans cela, il n’y aura pas de reprise de travail », a expliqué le secrétaire général de la section syndicale de la gare Agha (centre d’Alger), Abdelhak Boumansour.
Interrogé sur l’ultimatum du 27 avril, M. Boumansour a répondu que « les représentants des travailleurs ont accordé un mois à la direction de la SNTF afin qu’elle prenne ses dispositions. C’est un délai suffisant pour que la direction se mettre à table et négocier. »  Une nouvelle grille, portant le salaire de base de 12.000 à 15.000 DA, est en vigueur à la SNTF depuis mai 2010. Son application exige de la direction de l’entreprise le versement de 42 mois de rappel sur salaire, dont six mois ont été honorés entre janvier et mars 2014.
« Nous avons accepté la nouvelle grille des salaires, même si elle était en notre défaveur, mais nous n’accepterons jamais que la direction de l’entreprise prenne la liberté de nous verser six mois de rappel en nous privant de trente-six autres mois », a soutenu M. Boumansour dans une précédente déclaration.
Selon le directeur général de la SNTF Yacine Bendjaballah, ''la direction n'a pas les moyens (financiers) de satisfaire cette demande pour 12.000 agents'' que compte l'entreprise. ''Nous allons soumettre tout cela à la tutelle'', s'était-il engagé.
Les travailleurs de la SNTF ont observé en 2011 un débrayage de plusieurs jours pour revendiquer une hausse des salaires avec effet rétroactif, dont le versement du rappel à partir de 2009.
 Wassila Benhamed
 

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