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SNTF : Une grève des cheminots paralyse le trafic ferroviaire

La grève illimitée provoquée par les cheminots, hier, a occasionné bien des désagréments aux usagers quotidiens du rail dans les deux sens et a visiblement pénalisé les commerçants jouxtant les gares d’Alger et plus précisément ceux situés à proximité de la gare Agha.

PUBLIE LE : 25-03-2014 | 0:00
D.R

La grève illimitée provoquée par les cheminots, hier, a occasionné bien des désagréments aux usagers quotidiens du rail dans les deux sens et a visiblement pénalisé les commerçants jouxtant les gares d’Alger et plus précisément ceux situés à proximité de la gare Agha. Après quelques heures de grève, la tension était palpable parmi les voyageurs qui n’ont pas compris pourquoi ils n’ont pas été prévenus plus tôt.
En effet, les chefs de train de la Société nationale des transports ferroviaires (SNTF), ont entamé, hier, une grève en guise des revendications salariales, a-t-on appris auprès d’eux. Aucun train desservant les lignes de la banlieue d’Alger ou assurant des destinations régionales n’a quitté la gare. Les gares ferroviaires implantées au sein des villes étant à l’arrêt, tous les passagers et habitués à emprunter le train, se sont rabattus sur les bus. La saturation des arrêts a généré une tension indescriptible. Toute la journée, au niveau de la station de Tafourah les arrêts de bus ont connu une très grande affluence des citoyens résidant dans les villes de la banlieue d’Alger. Contactée par nos soins, la direction générale de la SNTF a affirmé que « les négociations avec les représentants des cheminots sont en cours », précisant que ces derniers « revendiquent un rappel salarial de 36 mois. Une revendication qui va être soumise à la tutelle ».
Les responsables de l’entreprise ont souligné que « les négociations ont été entamées entre les deux parties dans le début de l’après-midi », et ce « dans l’espoir d’arrêter cette grève qui a paralysé le trafic ferroviaire ».
Immobiles, silencieux, soigneusement rangés, les trains étaient à quai à la gare  de l'Agha. Une gare désertée, des haut-parleur silencieux et des dizaines d’agents de la SNTF réunis en plusieurs groupes discutant à voix basse et apparemment dans l’attente de nouvelles de la part de leurs collègues montés à la direction générale pour négocier avec ses premiers responsables.
Les grévistes se sont donné le mot pour ne pas faire marche arrière et pouvoir ainsi faire aboutir leurs droits. Ils réclament un rappel de 36 mois de salaire, comme cela avait été convenu lors de la grève que les travailleurs de la SNTF avaient observée en 2011. Un débrayage de plusieurs jours pour revendiquer une hausse des salaires avec effet rétroactif,  dont le versement du rappel à partir de 2009. « Selon la nouvelle grille des salaires en vigueur depuis 2009, nous devons bénéficier d'un rappel de 42 mois, dont 6 mois ont été versés entre  janvier et mars 2014 », nous a précisé l’un des cheminots, qui ajoute que « l'entreprise refuse de verser les 36 mois restants sous prétexte qu'elle n'a pas les moyens financiers nécessaires ». Aussi, les grévistes sont déterminés à poursuivre le mouvement jusqu'à la satisfaction entière de leur revendication. « Si l'entreprise n'a pas les moyens financiers pour garantir nos droits légitimes, elle n'a qu'à faire appel à la tutelle », suggère-t-ils.
Sihem Oubraham

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