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Marchés informels : Réapparition à Alger

Alger connaît une inquiétante réapparition des marchés anarchiques, en dépit des mesures prises par les ministères du Commerce et de l'Intérieur pour éliminer ces espaces, dont l'émergence demeure étroitement liée aux difficultés que rencontrent les jeunes pour l'obtention de locaux leur permettant d'exercer leur activité dans les normes.

PUBLIE LE : 25-03-2014 | 0:00
D.R

Alger connaît une inquiétante réapparition des marchés  anarchiques, en dépit des mesures prises par les ministères du Commerce et de  l'Intérieur pour éliminer ces espaces, dont l'émergence demeure étroitement liée aux difficultés que rencontrent les jeunes pour l'obtention de locaux leur permettant  d'exercer leur activité dans les normes.
Par-ci, par-là, les vendeurs à la sauvette ont réussi à investir  les trottoirs et les espaces publics d’où ils ont été chassés, durant la campagne  d'élimination des marchés informels initiée en 2012, au grand dam des commerçants  réguliers qui croyaient avoir été débarrassés de concurrents déloyaux.
À Aïn Naâdja dans la commune de Gué de Constantine, Mohamed, propriétaire d'un magasin de prêt-à-porter, est "très contrarié" par le retour de ces vendeurs illégaux.
À Bab Ezzouar, les jeunes rencontrés dans divers points de ventes informels avouent ne pas avoir le choix, puisque les espaces légaux promis tardent à voir le jour.
En plus des anciens marchés anarchiques, de nouveaux ont fait leur apparition de façon progressive à travers les différentes communes de la wilaya d'Alger. Ces nouveaux marchés anarchiques se sont installés dans différentes communes d'Alger, notamment au niveau du site situé en face du marché couvert  de la commune d'Aïn Taya, qui a été détourné par une trentaine de commerçants illégaux pour vendre différentes marchandises, ainsi que celui de la cité COSIDER dans la commune d'Alger-Plage qui accueille un nombre important de citoyens, ce qui encourage les vendeurs illégaux à s'y installer.
Le chef du service de contrôle des marchés de la direction du commerce de la wilaya d'Alger, Djaâti Mohamed Tahar, a indiqué que les  services de la direction avaient enregistré le retour de 36 marchés parallèles  sur un total de 127 éliminés depuis le lancement de l'opération d'éradication  de ce type de marchés en 2012.
«1.483 commerçants illégaux exercent dans ces espaces, a précisé  M. Djaâti», soulignant que le retour de ces marchés était principalement dû au fait que ces vendeurs n'avaient pas bénéficié de locaux pour pouvoir exercer de façon légale.
"L'opération d'attribution de locaux commerciaux au profit des jeunes se poursuit toujours", a-t-il rappelé, soulignant qu'elle "est tributaire de la réception des locaux et des marchés en cours de réalisation à travers les différents communes de la wilaya".
"La prise en charge de cette catégorie est une question de temps et  elle pourra prochainement exercer dans un cadre légal", a-t-il dit.
Dans ce contexte, M. Djaâti a révélé l'apparition de 24 nouveaux marchés  anarchiques à Alger regroupant 807 commerçants illégaux.
Le ministre du Commerce, Mustapha Benbada, avait affirmé précédemment que plus de 835 marchés anarchiques ont été éliminés au niveau national en 2013,  annonçant la réalisation de pas moins de 1.000 nouvelles structures commerciales  destinées aux commerçants des marchés anarchiques dans le cadre du programme national d'éradication des marchés anarchiques, lancé en août 2012 par le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales, en coordination avec le ministère  du Commerce.          
 

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