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Abdelaziz Belkhadem à la chaÎne III : « Le prochain mandat sera celui de la transition »

Abdelaziz Belkhadem, ministre d’État, conseiller particulier du Président de la République, candidat à l’élection du 17 avril prochain, a souligné, hier sur les ondes de la Chaîne III, dont il était l’Invité de la rédaction, l’importance cruciale que revêt le scrutin présidentiel.

PUBLIE LE : 23-03-2014 | 23:00
D.R

Abdelaziz Belkhadem, ministre d’État, conseiller particulier du Président de la République, candidat à l’élection  du 17 avril prochain, a souligné, hier sur les ondes de la Chaîne III, dont il était l’Invité de la rédaction, l’importance cruciale que revêt le scrutin présidentiel.   Il a expliqué cette importance par le fait, d’une part, que ces élections «permettront d’enraciner le  processus démocratique», et, d’autre part, par «le contexte politique et sécuritaire dans la région».

Selon l’invité de la radio,   le Président de la République, qui sera élu, «aura à continuer à préserver le pays de soubresauts de ce que les autres appellent le printemps arabe, parce que nous avons toute notre ceinture de sécurité qui est un peu tourmentée de Taberka à notre frontière à l’est jusqu’à Saïdia à notre frontière à l’ouest en passant par la Libye, le Niger et le Mali». Il ajoute qu’«il y a aussi la circulation des armes dans le ventre mou de l’Afrique qui va de l’Atlantique à la Mauritanie jusqu’à la mer Rouge à Djibouti».
Le prochain Président devra également «préserver l’Algérie de tout débordement de ce qui passe dans notre voisinage». Belkhadem a indiqué, dans ce contexte, que «la stabilité institutionnelle et politique est nécessaire pour garder aux jeunes l’espoir d’un avenir meilleur, mais aussi pour le développement du pays».
Toutefois, de son point de vue, «le prochain mandat est un mandat de transition pour passer d’une étape à une autre et d’une génération à une autre».  Pour ce qui est de la consolidation des fondements de la démocratie, il dira qu’«il n’y a pas d’État statique, et que la démocratie est un apprentissage et une accumulation  d’expériences».
À une question sur sa position en ce qui est des personnes qui appellent au boycott ou à l’arrêt du processus électoral, il dit : «Ma réponse, c’est  celle  de tous ceux qui croient en la démocratie : il y a des gens qui soutiennent la candidature  de Bouteflika, d’autres qui sont contre et d’autres qui sont pour le boycott. Il faut respecter les positions des uns et des autres.» Reste toutefois qu’il a estimé que «voter  est impératif».
«C’est par le vote que l’on s’exprime. Ceux qui appellent au boycott, comment peut-on les mesurer  politiquement s’ils ne participent pas ?» s’est-il interrogé. Pour ce qui est de l’interdiction des manifestations publiques  à Alger, il rappelle le contexte dans lequel les autorités publiques ont pris, dans les années 1990, cette mesure. Cependant, dit-il, «je suis de ceux qui disent il faut donner la possibilité aux gens qui développent des points de vue différents, de pouvoir disposer d’autorisation, et de pouvoir s’exprimer dans une salle fermée pour éviter le risque de débordement». Il dit espérer voir cette interdiction levée.
Quant à ceux qui dénoncent le parti pris de l’Administration à l’égard d’un candidat, il explique que la candidature de Bouteflika «diffère parce qu’il est Président de la République  et il est encore le responsable du pays jusqu’à l’élection d’un nouveau président ou sa réélection». «Il ne peut pas, poursuit M. Belkhadem, se départir de ses fonctions maintenant.» Reste aussi qu’il ne manquera pas de s’interroger : «En quoi l’Administration pourrait-elle avoir un parti pris ?» puisque, selon lui, les candidats ont accès au  fichier électoral, à la liste des membres qui encadrent des bureaux de vote et qu’ils peuvent introduire des recours.
Pour Belkhadem, la meilleure des garanties pour assurer un scrutin transparent «est le fait d’avoir un représentant dans chaque bureau de vote, au nombre de 40.000, pour chaque candidat.  Si le représentant  est présent du début à la fin de l’opération de vote, comment pourrait-on frauder ?» s’est-il demandé. Il poursuivra en rappelant que «le dépouillement des urnes est  public et se fait en présence d’observateurs nationaux et étrangers».
Le vote, a-t-il également affirmé, se déroulera en «toute transparence conformément à la loi électorale, à la directive du Président, au devoir de vérité et également à la nécessité de pouvoir légitimer le Président par des urnes transparentes et un scrutin irréprochable».

« La révision de la Constitution est une nécessité »
Prié de donner son avis sur la révision de la Constitution, il estime que «c’est un passage obligé quel que soit le Président qui sortira des urnes le 17 avril ». Il y a nécessité, selon lui, de réviser la Constitution  «en profondeur».
Quant à l’introduction du poste de vice-président  dans la nouvelle mouture, il répond «ne pas être informé du contenu de cette révision».
Cependant, a-t-il déclaré, «je souhaiterai que la révision de la  Constitution permette de conforter la séparation des pouvoirs, de les équilibrer et de donner plus de prérogatives à l’Assemblée qui devra être le reflet du gouvernement qui doit sortir de la majorité parlementaire». Il estime aussi que «les libertés individuelles et collectives doivent être consacrées dans le détail, et les pouvoirs de contrôle doivent être constitutionnalisés». Pour ce qui du rôle de vice-président, «bien que, dit-il, je ne sois pas sûr qu’il y aura cette proposition», il a déclaré qu’«il y a deux manières de faire».
La première, c’est la manière américaine où le vice-président est sur le ticket du Président. Dans ce cas de figure, il a la légitimité populaire et il est élu avec le président, et ses prérogatives doivent être constitutionnalisées. La deuxième variante est celle où le vice-président  n’est pas sur le même ticket que le Président de la République.
C’est-à-dire que seul le Président détient la légitimité populaire et peut désigner un vice-président. Dans ce cas là, les prérogatives sont celles que décidera le Président.   
C’est lui aussi qui déterminera le champ d’action et de compétences du vice-président. Interrogé sur l’état de santé du candidat Président, il répond que «d’après ce que j’ai constaté, le candidat Bouteflika pourra gouverner. Il  n’y a pas de différence entre avant et après sa maladie». Pour ce qui est  de la motricité, il estime qu’«il a encore besoin peut-être de rééducation fonctionnelle pour lui permettre une mobilité meilleure».

Lutte contre la corruption : des décisions politiques ont été prises
Pour ce qui est de la lutte contre la corruption, M. Belkhadem estime que «la vérité, c’est de dire aux Algériens lorsqu’il ya eu rapport sur des malversations, de corruption, de détournements, de vols, il y a eu des décisions politiques qui ont été prises par, notamment, la mise à l’écart de responsables, et il ya eu transfert de ces dossiers vers la justice qui est indépendante.
C’est la justice seule qui pourra dire qui est condamnable et qui ne l’est pas , t qui est innocent et qui ne l’est pas».
Il précise que «le dispositif juridique qui existe actuellement a été renforcé au cours des 15 dernières années (…). Celui qui a détourné de l’argent public doit rendre des comptes».
Les évènements de Ghardaïa ont été abordés par l’invité de la radio. Il indique, à ce propos : «C’est un problème malheureusement tragique. Si des divergences sur des problèmes de foncier ou de logement existent, il faut recourir à la justice.»   
Nadia Kerraz

 

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