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Réalisations socio-économiques : Algérie : un bilan satisfaisant

La 16e tripartite consacrée à « la dynamisation du développement économique national »

PUBLIE LE : 24-03-2014 | 0:00
D.R

Depuis l’indépendance, et particulièrement au cours de la dernière décennie, l’Algérie a franchi un grand pas vers le développement économique, mais il lui reste quelques étapes à franchir pour faire un saut qualitatif qui la hisserait au rang des pays émergents. Parler de défis en ce moment paraît approprié pour l’Algérie. Après la mise en place des bases de l’économie de marché.

L’objectif est bien sûr l’émergence avec tout ce que cela suppose comme choix en faveur d’une société de dignité, équilibrée et apaisée à travers, notamment, une vie décente reposant sur un accès quasi généralisé à l’éducation de base et à la santé ainsi qu’à un logement convenable… C’est cet esprit là qui a marqué les résultats des rencontres tripartites (gouvernement, syndicat et patronat) et les rencontres bipartites (gouvernement et syndicat). En fait, en une décennie, le Snmg a été revalorisé de 300%, après 30 rencontres bipartites et tripartites. Le Salaire national minimum garanti (Snmg) est passé de 6.000 DA à 8.000 DA en 2001 pour atteindre 18.000 DA en 2012, soulignant que le Snmg est relevé avec une moyenne de deux années d’intervalle. En une décennie, le Snmg a été revalorisé de 300%, après 30 rencontres bipartites et tripartites, consacrées au traitement de la Fonction publique, notamment. Un document de l’UGTA, rendu public dernièrement, note que la revendication pour le dossier de la Fonction publique a été concrétisée en 2006 par la promulgation de l’ordonnance n°06-03 du 15 juillet 2006, portant statut général de la Fonction publique. Ainsi, 60 statuts particuliers et 60 régimes indemnitaires ont été promulgués en faveur des salariés de la Fonction publique. En somme, les augmentations successives dans la Fonction publique ont touché 2.851.997 fonctionnaires et ont généré en matière de salaires et d’indemnités, une hausse de 66%. Les accords conclus dans le secteur économique (public et privé) ont, pour leur part, touché un effectif de 4.088.855 salariés dont 2.582.462 du secteur public.
Cela a généré un taux moyen d’augmentation de 54% englobant les salaires, les primes et les indemnités, selon le document de l’Ugta. Pour ce qui est des retraités, la revalorisation des pensions et allocations a permis une augmentation globale des pensions de l’ordre de 55% durant la période 2000-2010. En 2013, le taux de revalorisation a été fixé à 10% et a concerné 2.019.848 retraités bénéficiaires pour un impact financier global de l’ordre de 23 milliards de DA à la charge de la Caisse nationale des retraites. En 2006, l’indemnité complémentaire des pensions de retraites et d’invalidité (CRI) a été instaurée pour les pensions dont le montant est inférieur à 10.000 DA et une indemnité complémentaire des allocations de retraites (Icar) pour les pensions dont le montant est inférieur à 7.000 DA, prises en charge par l’Etat. En 2009 et sur décision du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, il y a eu une revalorisation de 5% des pensions et allocations des retraites directes et de réversion dont le montant est inférieur à 11.000 DA, à la charge de l’Etat. A cela s’ajoute la revalorisation de la majoration pour le conjoint à charge des pensions de retraite, passant de 700 DA en 2000 à 1.731 DA en 2011 et 2.500 DA en 2012, à la charge de la Caisse nationale des retraites. Il y a eu en outre, l’exonération de l’IRG des pensions de retraite dont le montant est inférieur à 20.000 DA (loi de finances complémentaire de 2008), selon le même document, ainsi que l’abattement de l’IRG de 10 à 80% pour les pensions de retraite dont le montant est compris entre 20.000 et 40.000 DA. A cela s’ajoutent aussi le relèvement du montant minimum de la pension à 15.000 DA et la revalorisation des pensions et allocations de retraite selon un taux dégressif variant entre 30 et 15% selon le montant de la pension et de l’allocation de retraite à compter de janvier 2012.

La 16e tripartite consacrée  à « la dynamisation du développement économique national »
L’objectif était clairement affiché : « Un consensus renforcé entre tous les partenaires autour de la bataille de la croissance, de la dynamisation du développement économique national et de la relance industrielle, de la création de l’emploi par la construction d’une économie forte et diversifiée et indépendante des hydrocarbures. Pour cela il a été convenu du maintien de la concertation, la renforcer et l’élargir à d’autres acteurs économiques pour parvenir à un large consensus national autour des questions fondamentales du devenir économique durant les prochaines années. »
Quelques jours avant la rencontre, Sellal a déclaré : « Nous ambitionnons d’aboutir à une charte, quelles que soient les circonstances.» Et d’ajouter : « Nous allons élaborer une stratégie pour développer davantage l’économie nationale, une économie qui devrait être fondée sur la création d’unités industrielles nationales publiques, privées ou mixtes.» A la fin des travaux, le Premier ministre a fait part des nouvelles dispositions en vue d’encourager et de développer l’entreprise nationale, et annoncé la mise en place de cinq groupes de travail tripartites, devant achever leurs propositions – portant sur une stratégie de développement de l’économie nationale – en début d’année 2014. Inutile de rappeler que la croissance est génératrice d’enrichissement global et de relèvement du niveau de vie, donc d’opportunités de lutte contre la pauvreté et les inégalités, et c’est compte tenu de cela que la 16e tripartite a mis le cap sur la mise en œuvre des mécanismes judicieux d’ascenseur social et de redistribution tout en préservant les équilibres fondamentaux. S’agissant d’abord de la dynamique sociale, force est de constater qu’un intérêt particulier est accordé à la question du développement humain, qui a pris sérieusement forme ces dix dernières années. D’ailleurs, l’Algérie est donnée par la Banque mondiale comme un des rares pays à parvenir au parachèvement des OMD avant 2015. En effet, ceci se retrouve aussi bien au niveau du discours et de la sensibilisation aux questions des disparités sociales et de la pauvreté, que sur le plan de l’action, puisque l’Algérie a enregistré durant la dernière décennie des réalisations substantielles en la matière : le relèvement conséquent du Smig ; la création d’emploi et la lutte contre le chômage ; la quasi-généralisation de l’accès à l’éducation fondamentale et à l’assurance maladie ; les programmes de logement économique ; l’électrification rurale et l’adduction d’eau potable aux zones défavorisées. Précisons cependant que malgré ces acquis, on est encore loin du compte. Parallèlement à ces acquis et problèmes sociaux, le bilan économique reste à consolider. L’Algérie a pu jeter les fondements d’une économie de marché, même si l’économie publique est restée sans contexte et pendant longtemps dominante.
Ajoutons à cela les efforts entrepris en vue de l’émergence d’une classe entrepreneuriale algérienne dans le cadre d’options sectorielles assez nettes orientées vers l’industrie de transformation, le développement touristique et la modernisation de l’agriculture. A cela viennent s’ajouter les grands travaux avec le programme autoroutier, les aménagements urbains, les infrastructures aéroportuaires et les ports… Ainsi donc, globalement, l’Algérie manifeste un bilan socio-économique assez satisfaisant. On ne peut pas dire que les gouvernements qui se sont succédé depuis l’Indépendance et surtout durant la dernière décennie n’ont pas abordé les grandes problématiques.
Il convient de retenir, par ailleurs, que les succès enregistrés sur le plan de la croissance ont permis un réel bond en avant dans le rattrapage des retards sociaux. Tout compte fait, les progrès qui en ont découlé en matière de développement économique ont marqué positivement quelques-uns des indicateurs du développement humain même s’ils continuent de pâtir d’un lourd passif accumulé durant plusieurs années.
Farid B.

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