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Conférence nationale des recteurs d’université : Les nouveautés de la prochaine rentrée

M. Mohamed Mebarki : « 6.000 nouveaux postes en 2014-2015 »

PUBLIE LE : 23-03-2014 | 0:00
Ph : Nesrine

L’affinement de la carte des formations supérieures dans le sens de la maîtrise des offres de formation, l’harmonisation des conditions de soutenance de passage entre licence et mastère, et la mise en place des socles communs de formation et du recrutement des formations à caractère professionnel, ont été parmi les points abordés par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M. Mohamed Mebarki, qui a présidé, hier, au siège de son ministère, la conférence nationale des recteurs d’universités.  

Le ministre a, à cette occasion, relevé la nécessité de travailler à l'émergence de pôles d'excellence au niveau de l'université algérienne tout en évoquant d’autres point relevant de l’amélioration du niveau et de la qualité d’enseignement telle que la normalisation et l’uniformisation des conditions de soutenance de doctorat et de l’habilitation universitaire, dans le cadre d’une revalorisation globale de la progression de carrière de l’université et la mise en place d’un dispositif réglementaire de correspondance entre les diplômes du système classique et ceux du système LMD. Toujours dans ce même contexte, M. Mebarki a insisté sur le renforcement des relations avec les secteurs socioprofessionnels par le biais des instruments mis en place, la promotion de l’ouverture de l’établissement d’enseignement supérieur à l’international, l’encouragement de la contribution des universitaires et chercheurs algériens exerçant à l’étranger à la formation et à la recherche scientifique nationale ainsi que l’amélioration des conditions de vie socioprofessionnelles de l’étudiant et des enseignants,
Il s’agira pour le premier responsable du secteur de tracer « un programme d’activités précis » à mettre en œuvre d’ici la prochaine rentrée universitaire. « Il est nécessaire de réunir les conditions matérielles et humaines  pour la prochaine rentrée universitaire pour assurer une formation de qualité au profit des étudiants dans toutes les filières », a-t-il insisté. Selon le ministre l'amélioration de la qualité d'enseignement ne repose pas seulement sur l'ouverture de nouvelles structures universitaires, mais aussi sur un plan de travail clair et bien défini.
Le ministre a rappelé que les propositions, retenues, des conférences régionales portaient essentiellement sur « la maîtrise des offres de formation  par la rationalisation du nombre de licences et des nouveaux points de formation ». Il a souligné, à cet effet, l'impératif d'améliorer la qualité de l'enseignement en garantissant les conditions pour l'encadrement, les équipements et les besoins liés à l'environnement socio-économique. Pour le ministre, il est nécessaire de travailler à l'émergence de pôles d'excellence à inscription nationale parmi les filières déjà assurées.  M. Mebarki a préconisé en outre que soient définis des mécanismes qui assurent l'implication systématique du secteur socio-économique dans l'élaboration des contenus de formation, l'accueil des étudiants en milieu professionnel et  la participation aux enseignements pratiques.
S’agissant des conditions d’accès au mastère, le ministre a insisté sur la nécessité d’adopter des critères basés sur le mérite et porté en toute transparence à la connaissance des candidats. « Ces critères doivent être en harmonie avec l’esprit de la réforme et tenir compte des capacités réelles de l’établissement en terme d’encadrement et d’environnement favorable, sans pour autant être restrictifs, comme ils doivent répondre avec équité à la demande nationale, à la fois interne et externe à l’établissement formateur », a-t-il notamment noté.
L’organisation de l’accès à la formation en doctorat (LMD) et son déroulement en termes de suivi et d’encadrement juridique, a été également évoquée par le ministre qui a relevé que cela doit se faire en « s’appuyant sur les enseignements tirés de l’expérience du système classique ».
Le ministre a précisé que plus de 10.000 inscriptions sont déjà enregistrées en la matière, « ce qui nécessite la mise en place du cadre adéquat, pour assurer la meilleure gestion de ce vivier stratégique », a-t-il précisé.
Sarah Sofi  

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M. Mohamed Mebarki :
« 6.000 nouveaux postes en 2014-2015 »
« La prochaine rentrée universitaire verra le recrutement de 6.000 nouveaux enseignants, afin d'assurer un bon encadrement de tous les étudiants, ajoutés aux soutenances en matière de doctorat et un complément de postes budgétaires pour faire face à la demande », a annoncé, hier, M. Mohamed Mebarki dans un point de presse animé au siège de son département ministériel, en marge de la conférence nationale des recteurs d’université.  
Le ministre a souligné, par ailleurs, que les différents établissements universitaires « sont prêts à accueillir tous les étudiants, y compris les nouveaux bacheliers ». Il a précisé à cet effet  qu’avec 1.500.000 places pédagogiques physiques, le secteur de l’enseignement supérieur,  a la possibilité de prendre en charge de façon très correcte, entre 1,8 et 2 millions d’étudiants ».  Au plan de l'hébergement, le ministre a révélé que la capacité de tout le secteur a atteint 550.000 lits.  En matière d’encadrement, le premier responsable du secteur, a indiqué que le nombre d'enseignants universitaires varie entre 47.000 et 48.000. « Avec un nombre pareil d’enseignants, on arrive à un taux d’encadrement tout à fait acceptable à savoir une moyenne de 1 enseignant pour 21 étudiants.
Selon le ministre, le secteur « n’est pas loin des normes internationales des pays les plus développés » en matière d’enseignement supérieur.  A une question liée à l’évaluation du système LMD, le ministre a répondu « l’évaluation à l’université doit être une action permanente même si les textes sont sortis il y a une dizaine d’années, le nouveau système du LMD, n’a été généralisé que depuis l’année 2008-2009 et l’évaluation a été permanente dès le départ ». M. Mebarki qui qualifie l’action d’évaluation « d’importante », reconnaît que le secteur approfondit l’application du système LMD, qui compte par moment  des dysfonctionnements qui sont pris en charge dans le cadre des commissions nationales d’évaluation.  
Tout en évoquant la nécessité d'améliorer la qualité  de la formation dans les différentes spécialités pour atteindre l'excellence avec l’ouverture de l'université algérienne à l'international, le ministre a fait état aux accords conclus entre l'université algérienne et de grandes universités étrangères,  notamment françaises, portugaises, canadiennes et d’autres visant à tirer profit de leurs expériences et expertise en matière de formation technologique et scientifique. « L’enseignement supérieur en Algérie avance, progresse, mais on ne peut pas être excellent partout.  Il y un certain nombre de choses auxquelles on a besoin de s’adosser à ceux qui se fait de par le monde dans plusieurs domaines telle la technologie et la biotechnologie », a-t-il souligné. Et d’affirmer « cette coopération permet à nos doctorants de profiter de l’expérience étrangère pour aller vite dans leur soutenance et nous revenir vite avec des grades d’élus », conclut-il.
S. Sofi

 

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