mercredi 18 septembre 2019 14:37:34
D.R

« Les chefs d’entreprises (FCE) sont toujours préoccupés et frustrés par la difficulté de mettre en application les politiques  publiques, pour améliorer le climat des affaires et de l’entrepreneuriat, ainsi que la promotion de l’investissement », c’est ce qu’a indiqué, hier, Mme Nacira Haddad, membre du conseil exécutif du FCE

Lors de  son  passage sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale, elle a indiqué dans ce sens qu’ « il va falloir véritablement entrer dans une étape de mise en œuvre d’un  mode opératoire qui valorise l’ingénierie ». A une question relative au système d’aide à la mise en place d’une décision, elle a indiqué que  « nous sommes plus des organismes qui subissent des événement sans réagir, alors que nous avons  la possibilité d’agir ».
La compétitivité d’une entreprise, a-t-elle souligné, reste liée à sa capacité d’anticiper les événements, et, pour pouvoir avoir ces capacités, il faut  disposer des bases de données nécessaires ».
L’invitée de la rédaction n’a pas manqué de relever qu’ « aujourd’hui les politiques sont prises  par les pouvoirs publics pour encourager la promotion de l’investissement et l’entrepreneuriat. Ce sont des mesures très fortes qui vont dans le sens des attentes des chefs d’entreprises, mais leur application sur le terrain  fait défaut ». Allant plus loin dans ses déclarations, la représentante du patronat attribue la responsabilité de ce blocage à l’administration économique, en indiquant que la mise en œuvre, l’appropriation au niveau des administrateurs, notamment économiques sont souvent en décalage par rapport aux politiques prises par les décideurs au plus haut niveau, c’est pour cela, a-t-elle  expliqué, pour remédier à ce problème, nous devons consacrer la culture   de l’évaluation  et de l’obligation des résultats, et, de poursuivre, nous, en tant qu’opérateurs économiques le marché, c’est notre sanction ».
         
Jeunes et femmes, notre énergie  renouvelable
 Abordant le volet formation de la ressource humaine, Mme Haddad a établi un réquisitoire sur la faiblesse des résultats obtenus dans ce créneau, et cela, « malgré les énormes moyens mis en place  par le gouvernement », en soulignant à cet effet, qu’ « on a beaucoup investi en matière de formation , mais l’Algérie est considérée  par l’OCDE, parmi les  pays qui sont  au-dessous de la moyenne en matière d’investissements et de la formation », ce qui nécessite a-t-elle ajouté, « de  revoir notre copie en matière d’adéquation de la formation  et de revisiter  notre programme de formation par rapport aux exigences actuelles du marché ». donc, « si aujourd’hui, nous sommes en train de nous préparer pour la diversification économique, hors-hydrocarbures, il  faut, a-t-elle dit,  « que les programmes d’enseignement et de formation viennent accompagner le progrès de nos filières industrielles qui devraient être nos domaines stratégiques  et les axes de développement  sur lesquels nous devons axer notre diversification  et substitution à l’importation » .
Aussi, selon elle, « actuellement les jeunes et les femmes sont notre véritable  énergie renouvelable ».
Ce qui nécessite a-t-elle précisé d’ « orienter l’entrepreneuriat et faciliter l’investissement pour la frange féminine qui ne dépasse pas 8% dans l’espace économique ».
Elle estimé  à cet effet, que le pourcentage de l’entrepreneuriat féminin dans notre pays, peut atteindre les 40% dans l’économie nationale d’ici quatre années ». Mettant l’accent sur  le développement local  elle a indiqué « que  la relance  de notre économie et notre industrie, nécessitent d’abord, la valorisation des potentialités locales ».        
Makhlouf Ait Ziane

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