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Installation du conseil de partenariat de la formation et de l’enseignement professionnels : Un véritable gouvernail pour le développement

Le Conseil de partenariat de la formation et de l'enseignement professionnels, qui constitue un trait d’union entre le secteur de la formation et les secteurs utilisateurs, a été installé, hier dans la matinée, dans sa nouvelle composante. La cérémonie d’installation a eu lieu sous la présidence de M. Nouredine Bedoui, ministre de la Formation et de l'Enseignement professionnels en présence de plusieurs membres du gouvernement, du secrétaire général de l'Union générale de travailleurs algériens (UGTA), Abdelmadjid Sidi Said, et du président du conseil, M. Lakhdar Rakhroukh.

PUBLIE LE : 19-03-2014 | 0:00
Ph : T. Rouabah

Le Conseil de partenariat de la formation et de l'enseignement professionnels, qui constitue un trait d’union entre le secteur de la formation et les secteurs utilisateurs, a été installé, hier dans la matinée, dans sa nouvelle composante.

La cérémonie d’installation a eu lieu sous la présidence de M. Nouredine  Bedoui, ministre de la Formation et de l'Enseignement professionnels en présence  de plusieurs membres du gouvernement,  du secrétaire général de l'Union générale de  travailleurs algériens (UGTA), Abdelmadjid Sidi Said, et du président du conseil, M. Lakhdar Rakhroukh.
Dans son allocution d’ouverture, le ministre a précisé que « l'installation de  cette structure s'inscrit dans la politique globale qui vise à établir une coordination  entre le système de la formation et les secteurs économique et social en vue  de répondre aux besoins de développement ».
Il a indiqué : « Le secteur compte 1.200 unités  de formation et les effectifs du personnel sont passés de 27.644 en 1999 à 46.786 en 2013. Par contre, le budget de fonctionnement a évolué de près de 7,5 milliards de dinars en 1999 pour atteindre 47,630 milliards de dinars en 2013, de même que les investissements ont sensiblement augmenté permettant d’accueillir toutes les catégories sociales et diversifier les dispositifs de formation ». Le ministre n’a pas omis de citer les différentes franges de la société fréquentant les centres de formation professionnelle tels que les sortants du système éducatif, les femmes rurales, les populations en cycle d’alphabétisation, les travailleurs désireux élever leur niveau professionnel, les porteurs de projets de l’ANSEJ, de l’ANGEM et de la CNAC, les chômeurs sans qualification inscrits à l’ANEM, les personnes en situation de handicap et les populations en milieu carcéral. « Cela représente un effectif de près de 600.000 jeunes et moins jeunes annuellement accueillis dans les différents réseaux de formation dans plus de 420 spécialités regroupant 22 branches d’activités professionnelles », a-t-il précisé.
Tout en insistant sur « l’appui inconditionnel » du Président de la République, « pour que la priorité soit accordée à la formation des jeunes et des travailleurs en mettant à la disposition du secteur tous les moyens demandés », le ministre a appelé à la nécessité de « valoriser ces acquis et de les promouvoir, car le processus de formation est une démarche partagée et commune à tous les secteurs ».
Le ministre a dans ce cadre mis à profit le renouvellement du conseil de partenariat en invitant en force les représentants du secteur économique à partager les principes qui fonderont la politique nationale de formation et d’enseignement professionnels et la stratégie quinquennale 2014-2018 en matière de la construction d’une réponse adaptée aux besoins de formation du secteur socioprofessionnel faisant de son secteur un véritable gouvernail du développement.

Quatre axes prioritaires
Parmi les objectifs visés par le conseil de partenariat, le ministre a cité quatre axes prioritaires qui s’appuient sur une collaboration et une implication systématique des entreprises dans le processus de formation. Le premier axe vise à promouvoir la concertation et la collaboration intersectorielle notamment au niveau local pour une adéquation rapprochée des formations avec les besoins des entreprises. Le second axe est lié à la nécessité de promouvoir le partenariat en tant que principe fondamental concrétisé à travers les conventions cadre au niveau de l’administration centrale et les conventions spécifiques au niveau local.
Le troisième axe relève de la formation par apprentissage afin d’améliorer la qualité des formations théoriques et technologiques et d’intégrer des enseignements généraux, devenus indispensables à l’ère de la connaissance pour élever les niveaux scientifiques des diplômés. Le dernier axe se base sur le développement de centres d’excellence en partenariat avec les entreprises.
Pour leur part, les ministres du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociales, l’Agriculture et Développement rural, de l’Aménagement  du territoire  et de l’Environnement et du Tourisme et de l’Artisanat, ont tour à tour insisté sur le partenariat entre le secteur de la formation et de l’enseignement professionnels et leur secteur.   

Sidi Saïd : « La formation professionnelle, un élément important dans la réduction du chômage »
Prenant la parole à son tour, le secrétaire général de l’Union Générale des Travailleurs Algériens, M. Sidi Said a donné quelques indications sur la formation professionnelle. Tout en considérant cette activité comme « un axe porteur de l’économie nationale », et rejetant la théorie qui qualifie la formation professionnelle comme étant « une sorte d’archive et de dortoir de l’éducation nationale », le secrétaire général de l’UGTA a appelé à avoir une autre perception de la formation professionnelle dans laquelle il y a lieu de s’y attacher avec tous les efforts faits à ce niveau.
M. Sidi Said a précisé à cet effet que  la formation professionnelle est aujourd’hui un dénominateur commun de tous les acteurs d’activité. « Mais ce dénominateur commun n’a pas de passerelles entre ces secteurs d’activité et ses missions », explique-t-il, tout en précisant que la responsabilité est collective.
Tout en qualifiant cette branche d’activité d’ « élément quasiment important de la diminution du chômage et de la création de l’emploi », M Sidi Said a appelé les secteurs concernés à « des actions pratiques, en lisant correctement le pacte national économique et social et de croissance », qui consacre presque 5% de son contenu à la formation professionnelle.  Profitant de cette occasion, le représentant de la centrale syndicale a proposé en prolongement de la recommandation du pacte nationale économique et social et de croissance, de constituer une équipe avec le Conseil de participation et de partenariat composé de la tripartite (organisations patronales, UGTA et le gouvernement), pour rédiger une convention cadre qui détermine les objectifs et les réalisations entre les entreprises, le Gouvernement et les partenaires sociaux.
« Cette convention passerelle enter l’entreprise et la formation professionnelle qui va être le référant de toutes les actions. Ce qui nous permettra d’avoir l’avis des experts comment permettre à la formation professionnelle d’être à l’intérieur de l’entreprise et comment elle va former pour l’entreprise. A titre d’exemple  M. Sidi Said a proposé pour les sureffectifs dans les entreprises, « la reconversion par la formation au lieu de leur licenciement. La formation professionnelle doit être utile pour l’entreprise et pour l’économie du pays d’une manière générale », précise-t-il tout en appelant à « l’enclenchement sur le terrain d’un processus de convention entre l’entreprise, le gouvernement les partenaires sociaux ».
Sarah Sofi

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Le conseil, gage d’un partenariat positif
Sur le thème « pour une implication des entreprises dans l'adéquation formation-emploi », le conseil regroupe des représentants de différents départements ministériels,  des chambres nationales, notamment du commerce et de l'industrie, de l'agriculture,  de l'artisanat et des métiers de la pêche ainsi que de représentants d'agences de l'emploi.
L'assemblée générale est composée de représentants de plusieurs secteurs et organismes élus pour une durée de trois ans. Le conseil sera renforcé par des comités de wilaya de partenariat, chargés d'assurer une coordination permanente avec les différents acteurs et partenaires sociaux et économiques.          
Présidé par Lakhdar Rakhroukh, il est constitué d'une assemblée générale, d'un bureau  et de comités techniques spécialisés. Il a été installé pour la première fois pour  un mandat de trois ans, en janvier 2011, en vertu du décret exécutif fixant les attributions et les modalités d'organisation et de fonctionnement de cet organisme, conformément aux dispositions de la loi d'orientation du 23 février 2008 sur la formation et l'enseignement professionnels.          
Conformément au décret exécutif N° 09-170 du 2 mai 2009, le conseil  s'est vu confier les missions d'enrichir la stratégie nationale de formation et d'enseignement professionnels en vue d'assurer sa cohérence, améliorer son  rendement et adapter les offres de la formation aux exigences de l'environnement  socio-économique.  
Il contribue, selon son Président, au développement des filières et des profils  de formation demandés au niveau du marché de l'emploi, de façon à assurer l'adéquation  entre l'offre de formation et les besoins du marché de l'emploi à travers l'élaboration  de propositions. Le conseil est chargé, d'autre part, d'examiner les bilans annuels des  programmes réalisés, donner des avis sur les résultats obtenus dans le domaine  de la formation et de l'enseignement professionnels et élaborer un rapport annuel en la matière qui sera soumis au premier responsable du secteur.          
Parmi les objectifs tracé par le Conseil la dynamisation de la concertation et du dialogue intersectoriels autour des politiques et stratégies nationales de formation et d'enseignement professionnels et la consolidation de la relation entre la sphère économique et le système national de formation. Il vise aussi la sensibilisation des acteurs économiques pour leur implication dans le processus de partenariat et le développement de la formation par apprentissage, ainsi que la réaffirmation des missions assignées aux organes de concertation avec l'environnement du secteur de la formation et de l'enseignement professionnels au niveau national et local.          
Le conseil de partenariat incite les partenaires économiques  à participer de manière plus effective dans les différents organes de partenariat  mis à la disposition du secteur économique en tant qu'instrument d'écoute des  préoccupations du secteur économique en matière de qualification professionnelle. Comme il appelle les opérateurs économiques à exprimer leurs besoins en formation  pour leur prise en charge par le secteur de la formation professionnelle, et ce en confortant  la démarche de partenariat pour une meilleure adaptation de la formation aux besoins de l'emploi et développer la communication sur le système de formation  et sa relation avec le secteur socio-économique.
S. S.

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