dimanche 08 dcembre 2019 20:50:46

Les organisations patronales soutiennent le candidat Bouteflika : « Bâtir une économie émergente »

Pour cette élection présidentielle du 17 avril, Abdelmalek Sellal, le directeur de campagne du candidat Abdelaziz Bouteflika, a annoncé qu’un nouveau quinquennat du président sortant serait, selon lui, placé sous le signe exclusif de l’émergence économique de l’Algérie.

PUBLIE LE : 19-03-2014 | 0:00
Ph : T. Rouabah

Pour cette élection présidentielle du 17 avril, Abdelmalek Sellal, le directeur de campagne du candidat Abdelaziz Bouteflika, a annoncé qu’un nouveau quinquennat du président sortant serait, selon lui, placé sous le signe exclusif de l’émergence économique de l’Algérie. L’idée est d’impliquer toutes les forces vives du pays et particulièrement les entreprises pour bâtir une économie solide dans un climat de stabilité et de confiance, tout en prenant l’angle des générations futures, tant il s’agit de mettre l’avenir au centre du jeu présent. Sellal confirme encore une fois que ce programme privilégie une politique de « confiance » et accorde le plus grand intérêt à la préservation des acquis sociaux des Algériens.  Sachez que ce programme se donne comme ambition majeure, la réalisation du bonheur et de la prospérité de tous les Algériens’’, a-t-il dit  devant une assistance composée essentiellement de représentants des organisations patronales. Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a désormais le soutien du patronat algérien. Le directeur de campagne, Abdelmalek Sellal a présenté les grandes lignes de son programme économique pour les cinq années à venir.
«L’Algérie d’aujourd’hui est totalement désendettée, connait un taux  de croissance hors hydrocarbures de plus de 7% et dispose d’infrastructures  de base à même de lui permettre de bâtir une économie émergente», a-t-il relevé, ajoutant que  l’enjeu aujourd’hui est de donner un coup d’accélérateur  au développement économique du pays et consolider sa base productive.         
 M. Sellal a fait remarquer, dans ce contexte, que le pays disposait  de potentialités humaines «énormes», ajoutant que l’Algérie comptait actuellement  92 universités et plus de 1,4 million d’étudiants. «Le meilleur investissement que nous avons fait c’est celui accompli  dans les ressources humaines, la connaissance et la technologie», a-t-il insisté, soulignant  la nécessité de créer une synergie entre l’université,  la formation professionnelle et l’entreprise pour permettre à l’économie nationale  de s’ancrer définitivement dans l’économie mondiale. En outre, M. Sellal a annoncé la révision de la loi relative à l’investissement.  «L’acte d’investir doit être économique et non pas administratif et pour cela, il faut lutter sans relâche contre la bureaucratie», a-t-il dit,  rappelant  dans ce cadre la signature lors de la dernière tripartite (gouvernement-patronat-UGTA) du pacte économique, sans remettre en cause la  dimension sociale de l’Etat algérien et «loin de tout libéralisme sauvage.
Il  a précisé que les crédits à l’économie  ont atteint durant l’année écoulée 2.432 milliards de DA. Commentant les résultats enregistrés par l’Agence nationale de soutien  à l’emploi de jeunes (ANSEJ), il a estimé que cette expérience était une «réussite»,  précisant que le taux de remboursement des crédits dépassait les 72%.
 «On va développer à l’avenir un dispositif qui se rapproche de  l’ANSEJ pour aider les jeunes diplômés à créer des start-up  pour contribuer  au développement du pays et à la création des postes d’emploi», a-t-il indiqué.  
Le patronat convaincu
Conscient de l’enjeu de ce rendez-vous politique, le patronat a exprimé son soutien sur la base de ’’la crédibilité de son programme économique’’. Dans un contexte marqué par des indicateurs socioéconomiques positifs. En toute logique, les opinions à l’égard des propositions économiques du Président sortant apparaissent très intéressantes politiquement. Abdelaziz Bouteflika semble également convaincre la majorité des organisations patronales par l’efficacité de la politique menée au cours de son mandat pour affronter les problèmes économiques. Sur cet enjeu crucial pour le Président sortant, le patronat juge que son action a permis de mieux affronter les difficultés. Visiblement sensibles aux arguments économiques du président sortant, les organisations patronales le soutiennent massivement. Même si des surprises sont à attendre, les grandes lignes de sa politique économique en cas de réélection sont déjà connues. ’’L’objectif est d’aller vers un une croissance robuste à même de propulser le pays au rang des économies émergentes’’, a lancé Sellal, qui a fait part de quelques détails de ce programme économique, à quelques jours du lancement de la campagne électorale présidentielle. Evoquant la vision de l’avenir de l’Algérie, Sellal a énuméré certaines orientations qui ne manqueront pas d’être suivies. Si des surprises sont à attendre, certaines mesures ont d’ores et déjà été dévoilées. Le directeur de campagne du candidat Abdelaziz Bouteflika a exposé plusieurs axes de ce programme économique, dont les plus importantes ont pour objectif de libérer la croissance. Tout sera fait pour atteindre une croissance robuste, rassure Sellal, qui a lancé un message de mobilisation, de confiance dans le pays. ’’Observez en effet les signaux qui apparaissent ici ou là : l’investissement industriel, le pouvoir d’achat, l’emploi, la formation… sur l’ensemble de l’année 2013’’. S’il y a des indices économiques positifs, c’est grâce à la stabilité, notamment celle des institutions, ’’il sera difficile de faire quelque chose sur le plan économique sans stabilité’’, estime le directeur de campagne de Bouteflika, rappelant que les crédits à l’économie ont enregistré une évolution de plus de 700%, le taux de croissance nationale qui dépasse, selon lui, les 3%,  le lancement de la 4G en 2015.  Abdelmalek Sellal rappelle les mesures en faveur des entreprises et leur promotion, citant à titre d’exemple les marchés publics pour permettre aux entrepreneurs privés plus de facilités d’accès et le programme de la mise à niveau... Prenant tour à tour la parole, plusieurs représentants d’organisations patronales ont pris la parole pour exprimer leurs préoccupations.
Par ailleurs, le directeur de la campagne électorale du Président Abdelaziz Bouteflika, Abdelmalek Sellal, semble vouloir définitivement balayer du revers de la main la polémique au sujet de sa déclaration  sur les Chaouis,  en soulignant à qui veut bien l’entendre « Je suis un Kabyle, un Chaoui, un Zenati, un Snoussi et un Tergui (…) Bref, je suis un Amazigh, cela veut dire un homme libre».
   Farid B.
 

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