vendredi 16 novembre 2018 09:31:28

Forum de la Surete Nationale : Célébration de la journée arabe des Droits de l’homme

A l’occasion de la journée arabe des Droits de l’homme, le Forum de la Sûreté nationale a organisé hier matin à l’Ecole supérieure de police Ali-Tounsi une conférence animée par le Dr Amimer Naïma sur le thème « Halte à la discrimination » et ce pour célébrer cette journée coïncidant avec le 16 mars de chaque année.

PUBLIE LE : 17-03-2014 | 0:00
Ph : Hammadi

A l’occasion de la journée arabe des Droits de l’homme, le Forum de la Sûreté nationale a organisé hier matin à l’Ecole supérieure de police Ali-Tounsi une conférence animée par le Dr Amimer Naïma sur le thème « Halte à la discrimination » et ce pour célébrer cette journée coïncidant avec le 16 mars de chaque année. En effet, c’est en 1994, que les pays arabes ont créé la première charte  des droits de l’homme, qui n’a pas eu l’écho escompté, a expliqué la conférencière auteur de plusieurs livres. Le Dr Amimer, professeur à la faculté de droit à l’Université d’Alger a affirmé que la nouvelle Charte arabe des droits de l'homme, adoptée en 2004 à Tunis, lors du 16e Sommet de la Ligue des États arabes, est entrée en vigueur le 15 mars 2008, deux mois après la date de ratification d'un septième État, les Émirats arabes unis, conformément à son article 49 qui exige sa ratification par sept États membres de la Ligue. Selon elle, l’Algérie figurait parmi les premiers pays s’impliquant dans la confection de cette charte et l’ayant ratifiée vu son importance dans le respect des droits de l’homme dans le monde arabe. « La Charte contient un préambule et 53 articles, constituant une actualisation d'une précédente charte, adoptée en 1994, la version de 2004 de la Charte arabe des droits de l'homme a fait l'objet de nombreuses critiques du fait de l'incompatibilité de certains passages du texte avec les instruments internationaux de protection des droits de l'homme », a souligné l’auteur de l’ouvrage Démocratisation de l’ONU.
Elle a précisé, lors de cette rencontre, que la charte en question comportait de nombreuses insuffisances et des contradictions qui ne sont pas passées inaperçues, faisant ainsi l’objet de nombreuses critiques telles celles émanant du Haut commissariat aux droits de l'homme, soulignant que « le texte de la Charte reste incompatible avec les normes internationales. Les critiques concernent plusieurs domaines abordés ou ignorés par la Charte arabe des droits de l'homme ».
Afin de traiter des situations délicates et litigieuses au sein des pays arabes, les fondateurs de la Charte des droits de l’homme n’ont jamais mis en avant la création d’un tribunal des droits de l’homme, au contraire, ils se sont contentés de le compléter par la mise en place d'un comité de sept membres, dit "Comité d'experts des droits de l'homme", chargé d'étudier des rapports produits par les États-parties. « Un comité qui n’a pas les prérogatives et la possibilité de suivre et de contrôler les situations dans les pays arabes, il se contente de les étudier », a indiqué la conférencière exerçant dans l’enseignement supérieur depuis 1980. Lors de cette rencontre, la question des droits des femmes a été évoquée par le professeur de droit en soulignant que « l'égalité femme-homme a été plusieurs fois mentionnée et affirmée. Une formulation ambiguë a suscité quelques commentaires, celle de la "discrimination positive introduite au profit de la femme par la Shari'a islamique et les autres lois divines". Pour sa part le représentant de la Direction de la police judiciaire (DPG), relevant de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), a précisé que son institution accorde une grande importance à la question du respect des droit de l’homme et notamment dans les commissariats de police lors de la garde à vue et pour le bon accueil des citoyens et la prise en charge des plaintes.     
Mohamed Mendaci

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Droits de l'homme  
Le fondamental
La consécration des notions de  l'Etat de droit et des droits de l'homme fut l'objectif principal de l'action du Premier magistrat du pays pour constituer une priorité absolue dans son programme. Il permit d'ailleurs d'épiloguer longuement sur les éventuelles défaillances en la matière et les possibles manquements aux règles par inadvertance ou excès de zèle également, mais on ne doit occulter une avancée dans le domaine ne serait-ce qu'au niveau de la perception de ces valeurs pour guider la chose publique. Tout un arsenal juridique a été déployé  pour traduire sur le terrain cette volonté politique et accompagner l'œuvre de la réhabilitation de ces notions universelles conformément à l'esprit de la démarche de la réconciliation nationale. Un nouvel état d'esprit s'est instauré dans les mœurs favorisant l'émergence de ligues et d'observatoires  de défense et de promotion de cette notion des droits de l'homme et imposant de facto un rythme de gestion et de fonctionnement  aux différentes structures publiques. Au sein d'un appareil judiciaire, d'une institution administrative ou des corps de sécurité, l'observation du respect de cette notion est de mise face au poids et aux effets de la rigueur d'une législation en application. Et les exemples de manquent certainement pas pour situer le progrès  accompli à travers ces plaintes déposées par de simples citoyens et traitées avec la plus grande fermeté par les instances de la justice. De tels acquis indispensables pour l'équilibre de la société et son épanouissement doivent impérativement être préservés par un acte citoyen et un comportement aussi conforme aux lois régissant le pays. C'est d'ailleurs le plus important enseignement à tirer de ce processus de renouveau national dont l'approche ne s'est nullement limitée à une expression classique du terme pour englober d'autres droits assurément si vitaux dans la vie de l'homme, ceux du logement, de l'enseignement, de la santé et autres, bref de l'épanouissement en général. Au gré d'un élan d'équipement national, l'Algérie n'a ménagé aucun effort pour réunir les conditions  de promotion de l'homme, en définitive la plus grande richesse, par son travail et son esprit imaginatif. Une simple évaluation des différents programmes de développement renseigne le plus sceptique sur les réalisations enregistrées dans les domaines de l'habitat, de l'enseignement, de la santé et des loisirs. Des réalisations mises à la disposition des citoyens tout simplement. C'est dire tout l'effort consenti par l'Etat pour la promotion des droits de l'homme dans son sens le plus large et le plus noble. Toujours est-il, l'action demeure soutenue pour l'instauration d'une véritable culture en la matière, surtout que le volet ressources humaines préoccupe au plus haut point le Président de la République qui avait, en de nombreuses occasions, insisté sur l'impérative nécessité de réhabiliter également les notions du l'effort et du mérite et rappelé en revanche l'importance de la citoyenneté dans la matérialisation de sa projection. Un citoyen jouissant de fait de tous ses droits...
A. Bellaha 

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