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Mohamed El Ghazi, Préside une réunion des chefs d’inspection de la fonction publique, Réforme du service public : l’administration doit s’impliquer

«La réussite de toute politique ou action de réforme du service public reste, dans tous les cas, tributaire de l’implication pleine et entière de l’administration publique, et à travers elle sa ressource humaine qui demeure l’élément déterminant dans la mise en œuvre de la réforme », affirme M. El Ghazi.

PUBLIE LE : 15-03-2014 | 23:00
Ph. : Nacera

«La réussite de toute politique ou action de réforme du service public reste, dans tous les cas, tributaire de l’implication pleine et entière de l’administration publique, et à travers elle sa ressource humaine qui demeure l’élément déterminant dans la mise en œuvre de la réforme », affirme M. El Ghazi.

Partant du principe que le citoyen constitue la «raison d’être» du service public, Mohamed El Ghazi a relevé, hier à la résidence des magistrats que «la réforme de l’administration permettra, en définitive, le rétablissement de confiance avec les usagers de la fonction publique.» Pour y parvenir, le ministre auprès du Premier ministre chargé de la Réforme du Service public, en réunion avec les inspecteurs, fait part entre autres, de la «mise en place, d’ici avril prochain, d’un Observatoire du service public qui constituera un organe de concertation, d’analyse, d’évaluation». Le décret exécutif, précise le ministre, «se trouve actuellement au niveau du secrétariat général du gouvernement et ne tardera pas à être promulgué». Cet organe «consultatif» sera également «une force de proposition pour assister notre département en tout ce qui concerne les textes de lois afin d’améliorer et parfaire la prestation du service public». Regroupant l’ensemble des partenaires du service public-administrations, société civile, experts… et autres compétences avérées, cette instance qui se réunira deux fois par an, est d’ores et déjà, perçue comme un atout incontournable à même d’impulser à la réforme administrative une «nouvelle dynamique».

Les textes de la charte du service public sont en cours
Ce n’est pas tout, puisque M. El Ghazi évoque, également, «l’élaboration d’une charte du service public devant préciser les droits et les obligations des agents du service public ainsi que ceux des usagers.» Explicite, le ministre dira qu’il s’agit d’un document dont la mission principale est de «réglementer la relation entre l’administration et les usagers afin de permettre à ces derniers de mieux connaître leurs droits et obligations». Le citoyen pourra ainsi «réclamer ses droits à tous les niveaux». L’administration, elle, ne doit pas être «un frein qui étouffe l’usager, victime du carcan bureaucratique et administratif».  En sus de ces deux propositions importantes, le ministre compte mettre en place des «délégations de wilaya» pour qu’elles assurent «le suivi et l’évaluation de la mise en œuvre, au niveau local, des programmes sectoriels de la réforme du secteur public.» Et affirme que «la réussite de toute politique ou action de réforme du service public reste,  dans tous les cas, tributaire de l’implication pleine et entière de l’administration publique, et à travers elle sa ressource humaine qui demeure l’élément déterminant dans la mise en œuvre de la réforme et dans la concrétisation de ses objectifs.»
Compte tenu de son importance, la fonction publique «constitue l’élément privilégié par lequel l’Etat est appelé à exprimer son rôle de service public et de puissance publique». Elle est aussi, au regard de ses effectifs qui sont de près de 2 millions d’agents, «le plus grand employeur et contribue, par conséquent, de façon prépondérante à l’occupation de la population active.»  C’est en se basant sur cet ensemble de facteurs que M. El Ghazi a instruit ses inspecteurs afin qu’ils accordent «une attention particulière à la gestion de la ressource humaine et à son évolution tant surle  plan qualitatif que quantitatif.»

Combler les 43.000 postes vacants
Cette gestion, ajoute-t-il, «ne peut rester à l’écart du processus de réforme engagé et de la recherche de la performance ; ce qui implique le besoin de valoriser les compétences au sein de l’administration publique et un meilleur ajustement des compétences». Au regard de sa nature et de sa finalité, le processus d’ajustement des ressources humaines aux emplois «doit nécessairement s’inscrire dans une démarche globale, concertée et permanente». Dans cette même optique, le ministre appelle à ce que toutes ces actions trouvent «leur traduction, par l’élaboration des textes d’application de ce statut, et qui sont actuellement en cours de finalisation.» D’autre part, le ministre a fixé nombre de priorités, dont la «modernisation» du service public et la nécessité de faire émerger «une nouvelle culture» dudit service. A cet effet, explique M. El Ghazi, «l’administration doit fonder son action et son intervention sur les principes d’égalité devant la loi, de continuité, de transparence et d’obéir aux règles et principes de la bonne gouvernance.» Et de poursuivre «ce cadre juridique consacre de nouvelles références et de nouveaux ancrages à l’administration publique». Par ailleurs le ministre a exhorté les inspecteurs de redoubler d’efforts pour combler les «43.000 postes vacants recensés par la direction générale de la fonction publique et d’accorder la priorité aux jeunes recrutés dans le cadre du pré-emploi à travers des concours internes.» Il a aussi réitéré l’engagement de l’administration de proroger le délai de l’opération de permanisation, arrêtée dans un premier temps au 10 mars 2014, pour être repoussée jusqu’au 10 juin prochain ou au-delà de cette date, «jusqu'à l'achèvement de l'opération».  Toutefois, la fonction publique «ne peut contenir tous les Algériens», souligne le ministre. De son côté, le directeur général de la Fonction publique, M. Belkacem Bouchemal, a estimé qu’il est grand temps de «concevoir, dans le cadre de la mondialisation, une nouvelle approche du service public». Les services centraux  et locaux «doivent réussir cette réforme.»        
Fouad Irnatene

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Observatoire du service public
Le décret de mise en place  promulgué en avril
Le décret exécutif portant mise en place de l’Observatoire national du service public sera promulgué au plus tard en avril prochain permettant ainsi à cet organe d’être opérationnel, a indiqué hier le ministre auprès du Premier ministre chargé de la Réforme du service public, Mohamed El-Ghazi. «Le décret exécutif se trouve actuellement au niveau du secrétariat  général du gouvernement et ne tardera pas à être promulgué. Ce sera au plus tard en avril prochain», a déclaré M. El-Ghazi en marge d’une rencontre avec les chefs d’inspections de la fonction publique. La mise en place de cet observatoire intervient en application des dispositions  de l’instruction du Premier ministre, intervenue le 20 octobre 2013, relative  à la mise en œuvre de la réforme du service public. Il s’agit d’un organe consultatif qui constitue un cadre de concertation,  d’analyse, d’évaluation et de proposition en matière d’organisation et de fonctionnement du service public, a précisé le ministre. L’Observatoire regroupera l’ensemble des partenaires du service public, notamment les administrations, les usagers du service public, la société civile,  les experts et les personnalités ayant une compétence avérée dans le domaine du service public.  Dans le même cadre, une charte du service public sera élaborée avec  pour objectif de préciser les droits et les obligations des agents du service  public, ainsi que ceux des usagers. Il sera également procédé à la mise en place de délégations de wilaya relevant du ministère chargé de la Réforme du service public et qui seront chargées, notamment d’assurer le suivi et l’évaluation de la mise en œuvre, au niveau  local, des programmes sectoriels de la réforme du service public. S’agissant des 43.000 postes vacants qui ont été recensés par la fonction publique, M. El-Ghazi a indiqué que des instructions ont été données par le Premier ministre pour «combler ce déficit en donnant la priorité aux jeunes recrutés dans le cadre du pré-emploi à travers des concours internes».Le ministre a tenu, par la même occasion, à rappeler la volonté du gouvernement de réhabiliter le service public et d’assurer son renouveau, en vue de permettre son «adaptation permanente, non seulement à son environnement, mais aussi et surtout à l’évolution des besoins et attentes des citoyens».

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