mardi 12 novembre 2019 13:18:17

UGCAA : Les auto-écoles appellent à l’organisation du secteur

La Fédération nationale des auto-écoles, affiliée à l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), a appelé, hier à Alger, à la révision du décret exécutif relatif à l’organisation de la profession.

PUBLIE LE : 16-03-2014 | 0:00
D.R

La Fédération nationale des auto-écoles, affiliée à l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), a appelé, hier à Alger, à la révision du décret exécutif relatif à l’organisation de la profession.
Cette rencontre qui a regroupé des représentants d’auto-écoles des 48 wilayas a été une occasion pour la corporation de débattre des problèmes qui entravent l’activité.
Il s’agit, notamment de l’annulation de certains articles de la loi 110/12 promulguée le 6 mars 2012, gelée et qui définit les conditions d’organisation et de contrôle du secteur, portant notamment sur l'obligation aux nouveaux gérants d'auto-écoles de posséder un diplôme universitaire dans les domaines juridique, commercial, comptable ou technique.
Cette mesure, dit le président de la fédération, Ahmed Zineddine Aoudia, «n’aura pas de valeur ajoutée sur le fonctionnement de ces établissements». Pour lui, «il faut plutôt s’orienter vers l’élévation du niveau d’instruction des moniteur».   Dans cette optique, M. Aoudia a appelé pour la formation davantage des examinateurs. Un personnel qualifié dont le nombre ne dépasse pas les 180 personnes à travers tout le territoire national. Ce nombre jugé insuffisant par le président de la fédération sera relevé à 274 examinateurs d’ici à la fin du mois courant, pour atteindre les 374 en septembre prochain.
«On doit investir dans la formation des examinateurs pour satisfaire les besoins du secteur, notamment que le nombre d’auto-écoles est en constante augmentation», a-t-il indiqué, précisant qu’il existe actuellement près de 7.600 à l’échelle nationale. Qualifiant le nombre des auto-écoles de très important, M. Aoudia a préconisé le retour à l’ancienne loi qui stipule qu’en termes de ratio, il est exigé une auto-école pour 6.000 habitants. Cette mesure, dit le président de la fédération, «sera à même de contribuer à réguler l’activité».
Le président de la fédération a plaidé, également, pour l’annulation de l’article 50 portant sur l’obligation pour les auto-écoles de déposer une caution auprès des banques allant de 500.000 DA à 1.000.000 DA à laquelle recourt le candidat en cas de litige avec l’école.
Autre mesure ayant suscité un vif débat, et le rejet de la part de la corporation, «c’est la décision portant sur le renouvellement de l’agrément des auto-écoles chaque dix ans et l’élargissement de la superficie du siège de l’auto-école de 20 m2 à 40 m2». Les membres de la fédération ont, par ailleurs, appelé pour être exempts de tout redressement fiscal et d’établir en contrepartie, le statut des auto-écoles en tant que partenaire commercial forfaitaire ou réel. Enfin, parmi les autres nombreuses doléances présentées au cours de cette journée, les intervenants ont demandé l’annulation de la candidature libre pour l’obtention du permis de conduire pour garantir une formation plus efficace et contribuer à la réduction des accidents de la route.
Kamélia H.

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions