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Forum d’affaires algéro-allemand : Le transfert technologique un aspect essentiel du partenariat

37 milliards de dollars d’investissements allemands dans notre pays entre 2002 et 2013 dont 34,5 mds de dollars dans le secteur de l’industrie.

PUBLIE LE : 15-03-2014 | 0:00
D.R

37 milliards de dollars d’investissements allemands dans notre pays entre 2002 et 2013 dont 34,5 mds de dollars dans le secteur de l’industrie.

Coprésidé par le ministre du Développement industriel et de la Promotion de l’investissement, M. Amara Benyounès, et le secrétaire d’Etat allemand au ministère fédéral des Affaires économiques et de l’Energie, M. Stefan Kapferer, un forum d’affaires algéro-allemand programmé dans le cadre de la  4e session de la commission  économique mixte, réunie mercredi, s’est tenu, jeudi, à l’hôtel El-Aurassi en présence de membres du gouvernement. Une quarantaine  d’entreprises allemandes spécialisées dans divers secteurs étaient présentes à ce rendez-vous économique qui devait traduire, de par le nombre important des opérateurs allemands, l’intérêt des deux pays quant à insuffler une nouvelle dynamique à la coopération bilatérale.
L’essentiel des actions à entreprendre, à ce niveau,  versent dans le cadre de la nouvelle politique industrielle qui exige un apport de technologies appropriées pour accompagner les projets ciblés par le gouvernement algérien. Ainsi, après la réunion des experts consacrée aux différents aspects de coopération sectorielle entre les deux pays dont les travaux ont été soldés par un procès-verbal signé par les deux parties, le forum de jeudi, organisé sous forme de rencontres B to B, entre les entreprises algériennes et les entreprises allemandes, devait permettre aux deux parties d’établir des contacts dans la perspective de partenariats dans les différents secteurs notamment dans les filières stratégiques.  M. Amara Benyounès a d’emblée affirmé que la visite des officiels et opérateurs allemands dénote de la « volonté commune des deux pays d’intensifier leur dialogue politique et économique et de promouvoir leur coopération bilatérale en explorant de nouvelles potentialités dans les filières » stratégiques dont l’énergie et les énergies renouvelables, les TIC, et le BTPH. L’économie algérienne étant projetée dans un « objectif de reprise de la croissance » reposant sur la diversification de son économie, le soutien de sa production et une nouvelle vision de développement des filières industrielles, en particulier, l’exigence première consiste à accompagner les investissements par un transfert de technologies et de formations adaptées, a souligné le ministre.
M. Amara Benyounès a également mis en avant l’évolution de la législation algérienne en matière d’encouragement de l’investissement dans le souci d’intéresser les partenaires étrangers de s’engager en Algérie. Pour ce qui est de son secteur, le ministre a fait savoir que la nouvelle approche industrielle vise à « permettre aux entreprises algériennes de faire face à la concurrence et de reconquérir des parts de marché ». Aussi, cette approche, a-t-il affirmé ne peut se réaliser sans l’apport de savoir-faire sur la base de partenariats « mutuellement bénéfiques », objet de ce forum qui  permettra de sceller des accords de partenariats dans des filières jugées prioritaires par le gouvernement algérien. Le ministre, qui a insisté sur l’aspect lié au transfert technologique, comme étant une exigence  essentiel du partenariat, a mis l’accent sur l’importance de la contribution de l’expertise allemande pour la construction d’un système national d’innovation et de la qualité ainsi que de politiques de formation et de valorisation des compétences, volet souligné ave insistance dans la politique industrielle envisagée. Les relations avec l’Allemagne, 3e puissance économique mondiale et 5e fournisseur de notre pays, précisera le ministre, doivent être projetées dans le cadre de l’accord d’association avec l’UE et la perspective de la ZLE prévue en 2020, mais doivent aussi s’inscrire dans le cadre d’un développement durable.  

Plus de 320 entreprises allemandes activent sur le marché algérien
Le secrétaire d’Etat allemand au ministère fédéral des affaires économiques et de l’énergie, M. Stefan Kapferer, a, pour sa part, souligné que la coopération bilatérale est empreinte de confiance, et couvre plusieurs secteurs. Il fera part de discussions, lors de sa visite, avec les ministres de différents secteurs notamment l’agriculture, finances, santé, et commerce pour déterminer les actions à engager dans le cadre de la consolidation des liens de coopération. L’hôte allemand parlera, dans ce sillage, de la nécessité de créer un cadre général pour faciliter la coopération économique à travers les entreprises.
M. Stefan Kapferer a considéré que la dimension de la participation allemande à ce forum constituait un signal très positif qui marque le grand intérêt des opérateurs de son pays pour le marché algérien. Et de rappeler, pour la circonstance, que plus de 320 entreprises de son pays activent sur le marché algérien. « Nous sommes fortement intéressés pour investir et contribuer à exploiter le potentiel en Algérie », dira-t-il. Il soulignera cet impératif que « les deux partenaires devront bénéficier de la coopération ».
Rejoignant l’avis du ministre algérien, il admettra la nécessité pour le développement économique de bénéficier de qualifications. A cet effet, il rappellera que la Chambre algéro-allemande de commerce et d’industrie « AHK » contribue à la formation d’algériens dans diverses spécialités. Dans le même sillage, il dira l’intérêt de son pays pour la coopération dans le domaine de l’énergie, énergies renouvelables, et l’efficacité énergétique d’autant plus que l’Algérie renferme, a-t-il souligné d’importantes potentialités.  
L’Allemagne qui en pleine transition énergétique, a indiqué M. Stefan Kapferer, pourrait apporter son expérience à notre pays qui a engagé un ambitieux programme en la matière. L’Allemagne est disposée à contribuer à la formation de médecins spécialistes, le gouvernement ayant inscrit le développement du secteur de la santé parmi ses priorités, a-t-il affirmé. La coopération allemande pourrait s’élargir aussi aux secteurs des infrastructures, routières, hydrauliques, ferroviaires, mais ce qui est décisif, selon lui, est que les « ambitions d’investissements soient optimales ». En clair, « on doit réfléchir à réduire les charges administratives, simplifier les procédures d’investissements, faciliter les contrats de partenariats et réduire les droits de douanes », a-t-il précisé.
Le président de la CACI, M. Tahar Guelil a évoqué les objectifs de cette visite et l’intérêt qu’elle représente pour les deux communautés d’affaires quant à dynamiser les relations économiques entre les deux pays. Il l s’est étalé sur les mesures engagées par le gouvernement algérien, au plan législatif pour encourager l’investissement et stimuler les IDE.
Pour sa part, M. Brahim Abdelatif, président d’AHK, a souligné l’importance de renforcer les échanges commerciaux et de développer l’investissement sur la base de transfert de technologies et de la formation. Un volet retenu dans la coopération allemande.
Le groupe Knauf, à titre d’exemple, a formé plus de 3.000 Algériens depuis sa création, dira-t-il pour souligner l’intérêt des Allemands. Le directeur général de l’ANDI, qui fera un exposé exhaustif sur le dispositif d’investissement algérien, a déclaré que les projets d’investissements allemands déclarés à son niveau entre 2002 et 2013 ont atteint une vingtaine dont 8 dans le domaine de l’industrie. Six projets ont été réalisés dont 5 dans le secteur industriel. Le montant global de ces investissements est de 37 milliards de dollars dont 34,5 mds de dollars sont allés à l’industrie.
D. Akila
 

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