dimanche 21 juillet 2019 02:18:55

Algérie-écosocial : Le taux de chômage en Algérie sous la barre des 10 %

Le FMI sollicite Alger pour ses capacités de prêts

PUBLIE LE : 13-03-2014 | 0:00
D.R

Le taux de chômage en Algérie s'est établi à 9,3 %  à fin 2013, soit sous la limite psychologique des 10 %, grâce à la mise en œuvre de la politique publique  de promotion de l'emploi et de résorption du chômage, et malgré des lacunes relevées dans l'octroi des autorisations administratives aux jeunes investisseurs.        

Dans son programme pour un troisième quinquennat, le Président Abdelaziz Bouteflika, s'était engagé, en 2009, à créer 3 millions d'emplois sur cinq ans, dont la moitié au profit des jeunes diplômés universitaires et de la formation professionnelle.                 
Au cours de la période 1999-2008, quelque 3,5 millions de postes de travail avaient été créés dans le cadre des différents dispositifs publics d'emplois, selon des données officielles rendues publiques par le Gouvernement, réduisant  le taux national d'inoccupation de 30% en 2000, à 11,3% en 2008 et 13,8% en  2007, selon les chiffres de l'ONS.           
Une enveloppe de 360 milliards de dinars a été dégagée pour la période 2010-2014, en vue de poursuivre la lutte contre le chômage notamment, dans les rangs des jeunes de 16 à 24 ans, durement touchés par le problème, notamment les diplômés des différents instituts universitaires et de formation.          
Selon les chiffres officiels, sur le budget dégagé à cet effet, 150 milliards de dinars sont destinés à l'appui de l'insertion des diplômés universitaires, dans le cadre des programmes de formation et de qualification, 80 milliards de dinars en soutien à la création de micro-entreprises et de micro-activités et 130 milliards de dinars pour les dispositifs d'emploi d'attente.          
En octobre dernier, un premier bilan du Premier ministère faisait état de plus de 1,6 million de jeunes ayant bénéficié de l'insertion professionnelle et de l'amélioration de leur employabilité dans le cadre du Dispositif d'aide à l'insertion professionnelle (DAIP) de juin 2008 à avril 2013 et de quelque 800.000 jeunes encore sous contrat d'insertion.          
Le contrat de travail aidé ou de pré-emploi permet aux jeunes placés dans des entreprises économiques et dans la fonction publique d'acquérir une formation qualifiante durant au moins trois ans (renouvelables une fois), qui leur ouvrirait la voie à des emplois pérennes.          
Or, la permanisation d'office de tous les jeunes placés, n'étant pas partout acquise, ces derniers ont revendiqué l'accès à ce statut, pendant que d'autres plus entreprenants, montaient leurs propres entreprises sous l'égide des dispositifs publics. Par ailleurs, cette réduction du taux national de chômage à un chiffre est également, le fruit des efforts consentis par les différents dispositifs  publics de création de micro-entreprises, pilotés par l'ANSEJ, la CNAC, l'ANGEM et l'Agence du développement sociale (ADS).                               

Ramener le taux à 5% à moyen terme est possible             
En dépit des «lourdeurs» dans l'octroi des autorisations administratives pour la création des micro-entreprises, dans nombre de secteurs, dénoncées aussi  bien par les concernés eux-mêmes que par le gouvernement, des centaines de milliers  d'emplois ont été générés par la mise sur pied de micro-activités pilotées par des jeunes entrepreneurs. «Le plus gros problème auquel sont confrontés les jeunes investisseurs, est l'octroi des autorisations administratives aux jeunes investisseurs, exigées dans certains secteurs, avant le lancement des projets, qui accuse un retard», relevait le mois dernier, le ministre de l'Emploi, du Travail et de la Sécurité sociale, Mohamed Benmeradi.          
Autre entrave, qui se dresse devant l'accès des demandeurs d'emploi  à un poste de travail, l'inefficience de la formation des jeunes, faisant que  les offres d'emploi sur le marché de travail ne trouvent pas preneurs faute de qualifications des postulants.  A cette réalité handicapante, s'ajoute un autre phénomène négatif dans le pourvoi du marché de travail en emplois, soulevé par les experts en la matière. Il s'agit de jeunes qui affichent une frilosité, voire un rejet, à l'égard de l'acquisition de métiers qui pourtant sont déficitaires notamment,  dans le BTPH, l'agriculture et l'artisanat.          
Selon le CNES, la nature des emplois créés montre une «tertiarisation» de l'économie, du fait que le secteur des services «absorbe 58% de la population occupée», au détriment du secteur productif à savoir l'industrie et l'agriculture. L’Algérie est le pays arabe qui aura enregistré la plus forte baisse du chômage en deux décennies mais avec toutefois une augmentation de l’emploi  informel, avait relevé un rapport du PNUD et l’Organisation internationale du travail (OIT), début 2013.
Il n'existe pas de données officielles sur le nombre de personnes occupées dans le secteur informel, mais ce dernier absorbe une frange importante de la population active, frange que les pouvoirs publics tentent de «régulariser»,  notamment dans le commerce et autres services.         
 En dépit de lacunes constatées ici et là sur le marché de l'emploi, des analystes estiment que l'Algérie a les moyens de «faire mieux» dans la lutte contre le chômage. Une experte du FMI avait constaté, en mars 2013, que les «potentialités énormes» que recèle l'Algérie sur plusieurs plans lui permettent d'atteindre, sous certaines conditions, une croissance économique de 6% et un niveau de chômage de 5% à moyen terme.

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L'Algérie se désendette et améliore ses performances macro-économiques 
L'Algérie a réussi entre 2000 et 2013 à redresser ses grands indicateurs macro-économiques et terminer cette période sur une confortable position extérieure avec 194 milliards de dollars de réserves de change et un niveau d'endettement extérieur presque nul.          
L'exercice 2013 a été clôturé avec une dette extérieure publique historiquement bas à seulement 374,5 millions de dollars contre 20,4 milliards de dollars en 2000, un bilan encourageant qui confirme et explique les bonnes performances de l'économie nationale durant la période 2000-2013.          
L'Algérie avait, rappelle-t-on, décidé sur la lancée du premier programme de développement quinquennal en 2000, d'anticiper le remboursement de sa dette extérieure publique et privée (dette commerciale), de manière à alléger ce lourd fardeau financier qui risquait de plomber la croissance économique.          
De 20,4 milliards de dollars en 2000, l'Algérie a ainsi pu ramener sa  dette extérieure publique (Club de Paris) à 11,6 mds de dollars en 2005, puis  à 0,5 milliard de dollars en 2010 et 374,5 millions de dollars à la fin 2013.          
Un effort financier particulier, car il était en même temps accompagné par le paiement d'une bonne partie de la dette commerciale (club de Londres),  grâce surtout au raffermissement des cours de pétrole sur le marché international, notamment à partir de 2006 ou les prix du pétrole Brent ont dépassé la barre des 60 dollars le baril. Le Brent qui était bradé à 10 dollars la baril sur le marché international,  à la fin des années 1990, en raison de la crise financière asiatique de 1997, a commencé à se raffermir à partir de 1999 en se rapprochant des 20 dollars. Et ce n'est qu'à partir de 2005 où il a atteint 50 dollars le baril, puis 60 dollars en 2006 avant d'atteindre les 94 dollars en 2008 et plus de 100 dollars en 2010 et 2011, permettant ainsi à l'Algérie d'utiliser une bonne partie de ses revenus pétroliers pour payer sa dette extérieure avant l'échéance de paiement. Mais, en même temps, il fallait également maîtriser la propension à l'endettement interne induit par le financement des projets de développement local et la pression des salaires des fonctionnaires dans un contexte de stress macro-économique du fait du volume impressionnant des décaissements du trésor. La bonne gouvernance financière appliquée par l'Algérie a ainsi permis de contenir cet endettement public interne à seulement 1.171 milliards de dinars (14,7 mds de dollars) en 2013 contre 1.022 milliards de dinars en 2000 (12,8  mds de dollars). Les solides résultats financiers réalisés par le pays dans un contexte mondial de crise sont «le résultat d'une gestion macro-économique avisée et  une gestion prudente des réserves de change», avait estimé en mars 2013 lors d'une visite de travail en Algérie la directrice générale du Fonds monétaire  international (FMI), Christine Lagarde.  L'Algérie a pu «surmonter les effets de la crise financière internationale et son économie est devenue très robuste», a-t-elle affirmé, faisant référence aux principaux indicateurs financiers, dont la dette extérieure, qui a été ramenée  en moins de dix ans à 2,5% du PIB, des réserves de change représentant 40%  du PIB et une croissance appréciable de 3,5% pour 2013.   

Le FMI sollicite Alger pour ses capacités de prêts            
Lors de la présentation du rapport trimestriel de la BA sur les tendances  monétaires et financières du pays récemment, le gouverneur de la Banque d'Algérie  Mohamed Laksaci a indiqué que «la position financière extérieure nette de l’Algérie est solide», et «en situation de niveau historiquement bas de la dette extérieure». «Le niveau actuel de ces réserves accumulées dépasse les seuils d’adéquation  habituels pour les pays émergents», relève encore M. Laksaci, selon lequel cela permet à l’Algérie de «faire face à d’éventuels chocs externes et de préserver sa stabilité extérieure».          
Une situation qui a permis par ailleurs à l’Algérie de participer à l'emprunt international lancé par le Fonds monétaire international  (FMI) avec un montant de 5 milliards de dollars.          
Cette décision souveraine de l'Algérie lui permet d'entrer dans le club  particulier des pays créanciers du Fonds, en lui permettant de renforcer ses capacités de prêts au pays en développement dans un contexte de crise économique mondiale, rappelle-t-on.          
Le ministre des Finances, Karim Djoudi avait annoncé en marge des  sessions de printemps du FMI et de la Banque mondiale que l’Algérie, en tant  que pays doté de solides excédents financiers, avait été sollicitée par le Fonds pour qu’elle contribue au renforcement des capacités de prêts de cette institution financière multilatérale.

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La dette extérieure de l'Algérie par les chiffres    
Voici des chiffres retraçant les principales étapes de l'évolution de la dette extérieure totale de l'Algérie qui a chuté de 33,2  milliards (mds) de dollars en 1996 à 3,4 milliards de dollars en 2013.    
- La dette extérieure totale de l'Algérie à moyen et long termes était de 3,4    mds de dollars à fin 2013, contre 25,3 mds de dollars en 2000, selon les chiffres    du gouvernement.    
- La dette extérieure a baissé à 17,2 mds de dollars en 2005, à 5,7 mds de dollars à fin 2010, puis à 3,4 mds de dollars en 2013, soit une baisse globale de    86% de 2000 à 2013.           
 - La dette extérieure publique a baissé de 98% durant cette période passant    de 20,4 mds de dollars en 2000, à 11,6 mds dollars en 2005, puis à 500 millions    de dollars en 2010 avant de chuter à 374 millions de dollars en 2013.     
- La dette extérieure de l'Algérie qui était de 28,8 mds de dollars en 1994,    a atteint un «pic» de 33,2 mds de dollars en 1996, selon les chiffres de la Banque d'Algérie.     
- Le service de la dette était de 5,1 mds de dollars en 1999, contre 9 mds en    1990. Ce service a reculé en 2000 à 4,5 mds dollars puis s'est stabilisé autour    de 4 mds de dollars jusqu'à 2004.     
- Le ratio dette/PIB qui était de 59% en 1999 est tombé à 26% en 2004.     
- Le ratio dette/exportations a chuté aussi de 39% en 1999 à 12% en 2004.
 

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