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Le comite de suivi du pacte economique de croissance installe hier : Veiller à la bonne exécution des engagements de la tripartite

Au chapitre des mécanismes de mise en œuvre et d’évaluation du pacte national économique de croissance paraphé le 23 février dernier, les trois partenaires de la tripartite se sont entendus sur la mise en place d’un comité national de suivi des engagements formulées par le gouvernement, le patronat, et l’UGTA.

PUBLIE LE : 13-03-2014 | 0:00
D.R

Au chapitre des mécanismes de mise en œuvre et d’évaluation du pacte national économique de croissance paraphé  le 23 février dernier, les trois partenaires de la tripartite se sont entendus sur la mise en place d’un comité national de suivi des engagements formulées par le gouvernement, le patronat, et l’UGTA.

Cette instance qui sera chargée de soumettre au Premier ministre des rapports périodique sur l’évolution du processus a été installée, hier, lors d’une cérémonie présidée par le ministre du Développement industriel, et de la Promotion de l’investissement, M. Amara Benyounès en présence du secrétaire général de l’UGTA, M. Abdelmadjid Sidi Saïd. Présidée par Mme Rabéa Kharfi, ce comité qui regroupe des représentants des trois partenaires entamera sa mission par l’élaboration de son règlement intérieur et de son plan de travail. Aussi, les engagements seront déclinés en plans de travail, élaborés par chaque partie pour ce qui concerne son domaine d’intervention, et devront inclure les objectifs retenus « adossés à des indicateurs de mesure ».  
« Ce comité fera un rapport d’étape trimestriel  comme nous l’avons suggéré, et sera transmis aux parties prenantes, et un rapport d’étape général en prévision de la prochaine tripartie », a affirmé M. Amara Benyounès qui a rappelé que « le pacte étant déposé devant  un notaire, il engage, par conséquent,  l’ensemble des partenaires ». Par cet acte, « les recommandations sont devenues des engagements », qui impliquent  le respect de ces derniers, et dont « nous allons suivre l’application, a-t-il indiqué. A travers le pacte, « c’est surtout la confiance qui a été rétablie entre les différents partenaires », ajoutera M. Benyounès.
Le ministre a également dit qu’il « est clair qu’il y aura des discussions pour trouver des points de consensus », et que « notre point de convergence reste l’entreprise algérienne, sans distinction entre publique et privée, qui doit être le projet de développements.»
Il s’agira d’aborder « un problème de fonds », lié à la « concurrence déloyale des produits importés, et qui sont de mauvaise qualité.» « Nous sommes interpellés en tant que ministère » pour assister les entreprises publiques notamment dans le processus de normalisation, au regard des difficultés rencontrées dans la commercialisation de leurs produits, et à se placer dans les appels d’offres, car « nous devons impérativement protéger la production nationale, les défis étant la croissance et la... croissance. »
Le SG de l’UGTA, a, pour sa part, parlé de nécessité de « nourrir la confiance » établie entre les partenaires de la tripartite, ajoutant que « le triptyque du pacte inclut l’entreprise, l’emploi et le manager. » M. Abdelmadjid Sidi Saïd s’est déclaré « serein » quant à la confiance qui règne au sein de la tripartite. Aussi, le pacte qui  sera déposé au niveau du BIT (Bureau international du travail) pour être enregistré  comme étant une « référence  de dialogue et de concertation » est une expérience qui a intéressé les syndicats africains, a-t-il affirmé. Le SG de l’UGTA ajoutera « la démocratie se construit sereinement » et que se sont les « divergences qui nous font avancer ». Le représentant du patronat, M. Habib Yousfi, a évoqué, les « engagements fermes du Premier ministre, pour mettre en œuvre les engagements des partenaires. » Le pacte, a ajouté le président de la CGEA, permet d’aller vers des « convergences » pour trouver des solutions adaptés aux objectifs de croissance. Il constitue « une avancée considérable en matière de multipartisme » et pourrait être « suggéré à la conférence internationale du travail comme référence », a-t-il ajouté. M. Habib Yousfi admet « qu’il y aura toujours des divergences, mais que l’élément central restera le développement du pays qui doit se construire autour d’un consensus ».
Les objectifs du pacte économique de croissance se résument, essentiellement, dans la dynamisation des réformes économiques, le développement des systèmes sociaux, le développement de l’industrie nationale, la mise à niveau des entreprises notamment l’amélioration du climat des affaires, la facilitation de l’acte d’investir, et le traitement de l’informel.
D. Akila

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