mercredi 23 octobre 2019 11:28:17

Conference sur le mouvement syndical international, Le SG de l’UGTA : « L’Algérie appelle à relever le défi de la mondialisation »

Refonte des organisations syndicales : Une parade aux effets du capitalisme

PUBLIE LE : 11-03-2014 | 23:00
D.R

Les travaux d’une conférence internationale traitant  de l’analyse et des perspectives du mouvement syndical international ont débuté hier à Alger avec la participation d’une centaine de représentants d’organisations syndicales des cinq continents. Cette conférence, qui traite de la situation régionale et internationale, se tient à l’occasion des assises du 37e Conseil général de l’Organisation de l’unité syndicale africaine (OUSA), lequel est organisé en partenariat avec l’Union  générale des travailleurs algériens (UGTA).  Dans son allocution de bienvenue, le président de l’OUSA, Francis Atwoli,  a rendu hommage aux autorités algériennes pour l’intérêt qu’elles accordent  au monde du travail, tout en appelant les travailleurs à travers le monde à  "s’unir contre l’injustice du capitalisme". Le Conseil, qui se tient à Alger du 9 au 12 mars, vise à participer à  une transformation en faveur d’une Afrique "émancipée économiquement et socialement sur  des valeurs démocratiques", ont indiqué les organisateurs.

La  conférence internationale des syndicats a entamé ses travaux, hier à l’hôtel El Djazair, sur le thème « Analyse et perspectives du mouvement syndical international ». Cette rencontre syndicale s’est déroulée avec la participation de 120 organisations syndicales avec une forte présence des pays africains. S’exprimant à cette occasion, le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), Abdelmadjid Sidi Saïd a souligné « que cette conférence a pour objectif d’examiner la situation régionale et internationale du mouvement syndical et d’amorcer une réflexion sur sa réforme, ainsi que de procéder à sa reconstruction ».
Il dira également que « cette rencontre est un  espace de débats  pour redonner un nouveau souffle au mouvement syndical international  par rapport aux multiples agressions à l’endroit des travailleurs dans quelque pays qu’ils se trouvent.» Selon le secrétaire général de l’UGTA : « Il faut que le mouvement syndical se réorganise afin de pouvoir constituer un front de refus de l’hégémonisme économique et social », soulignant que « le mouvement syndical doit être une dynamique de solidarité et non de division ». Plus explicite, il indiquera : « Nous avons beaucoup à faire pour voir comment répondre aux défis de la mondialisation, dont les incidences directes sont des plus négatives sur le monde  du  travail, citant à titre d’exemple la pauvreté qui s’aggrave de plus en plus sous l’effet de cette mondialisation rampante. » Le premier responsable de l’UGTA a exprimé sa satisfaction quant à l’organisation de cette rencontre en Algérie : « C’est une fierté pour l’Algérie d’accueillir cette conférence internationale qui intervient dans un contexte où les travailleurs dans plusieurs pays subissent les conséquences néfastes de la crise économique  mondiale. » Cette rencontre de dimension internationale confirme l’importance qu’accorde le mouvement syndical international à l’action syndicale algérienne, « après avoir connu des moments difficiles, l’Algérie a retrouvé une dimension  internationale sur tous les plans.»
Cet intérêt pour le lutte syndicale en Algérie pourrait servir de rampe de lancement aux mouvements syndicaux dans d’autres pays du continent et pourquoi pas du Tiers Monde, a estimé Sidi Saïd. Il n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction du travail accompli dans le cadre des rencontres tripartites ayant lieu régulièrement en Algérie, appelant à positiver davantage ces actions qui démontrent que les différentes  parties en l’Algérie travaillent en synergie et sont en mesure de dépasser certaines frictions et difficultés.
Le SG de l’UGTA  a cependant déploré  la destruction des syndicats  ayant un ancrage dans les pays voisins, citant la Tunisie, la Libye et l’Egypte. Il a exhorté à cet effet les organisations syndicales internationales  à défendre et continuer de reconnaître les syndicats de ces pays.
Il convient de rappeler que cette rencontre intervient après la tenue lundi de la  37e session du Conseil général de l’Organisation de l’unité syndicale africaine (OUSA). La cérémonie d’ouverture de  cette importante rencontre syndicale avait été rehaussée par la présence du Premier ministre, Abdelmalek  Sellal, et de plusieurs  membres du gouvernement, ainsi que des représentants des syndicats  de 53 pays d’Afrique membres de l’OUSA.    
Makhlouf Ait Ziane      

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L’amorce d’une réflexion sur la réforme du mouvement syndical mondial    
La conférence internationale traitant de l’analyse et des perspectives du mouvement syndical international qui se tient depuis hier à Alger, se veut une "opportunité" pour amorcer une réflexion sur la réforme du  mouvement syndical à travers le monde, à indiqué le secrétaire général du l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), Abdelmadjid Sidi-Saïd.  "C’est une fierté pour l’Algérie d’accueillir cette conférence internationale  dans la mesure où elle amorce une réflexion sur la réforme du mouvement syndical à travers le monde", a indiqué M. Sidi-Saïd dans une déclaration à la presse, relevant à ce propos que cette rencontre intervient au moment où les travailleurs de par le monde subissent les conséquences "néfastes" de la crise économique  mondiale. La rencontre est "aussi importante" au regard du thème qu’elle traite et est d’une "dimension internationale du fait de la participation d’une centaine d’organisations syndicales", a fait observer le secrétaire général de l’UGTA, soulignant que cela dénote "l’importance qu’accorde le mouvement syndical  international à l’action syndicale algérienne".  "L’action syndicale en Algérie est suivie par les organisations des autres pays et peut servir de levier pour l’action syndicale au plan international", a ajouté M. Sidi-Saïd, se félicitant ainsi que l’Algérie ait retrouvé une "dimension  internationale" sur tous les plans, après avoir connu des moments difficiles. Exprimant sa satisfaction du travail tripartite (gouvernement, syndicat  et organisations patronales) entrepris en Algérie, M. Sidi-Saïd a appelé en outre à "positiver davantage ces actions qui démontrent que les différentes parties en l’Algérie travaillent en synergie et sont en mesure de dépasser certaines frictions et difficultés". Par ailleurs, le secrétaire général de l’UGTA  a "déploré" que des syndicats  ayant un ancrage dans les pays voisins, citant la Tunisie, la Libye et l’Egypte, soient "détruits au nom de la démocratie". Il a exhorté à cet effet les organisations syndicales internationales à "défendre et continuer de reconnaître les syndicats de ces pays".  La conférence internationale traitant de l’analyse et des perspectives du mouvement syndical international est organisée à l’occasion des assises du  37e Conseil général de l’Organisation de l’unité syndicale africaine (OUSA) qui se tient à Alger du 9 au 12 mars.

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FSM
Promouvoir la solidarité internationale
La Fédération syndicale mondiale (FSM) a salué hier, l’initiative importante de la tenue à Alger d’une conférence de l’Organisation de l’unité syndicale africaine (OUSA) sur la question "cruciale" de la reconstruction du mouvement syndical international. "Nous devons analyser la situation, établir les bonnes conclusions, examiner les points forts et faiblesses et définir les grandes orientations  du mouvement syndical international", a indiqué la représentante de la FSM,  Alexandra Liberi, lors des assises de la 37e conférence internationale de  l’OUSA. La FSM a souligné que l’alliance "historique", créée notamment avec l’OUSA, pouvait jouer un rôle "important" dans le renforcement de la coordination au niveau régional et international. Elle a souligné la nécessité de mettre en place une perspective commune et une dynamique de croissance en faveur du mouvement syndical international, tout en appelant les syndicats à unir leurs forces dans le cadre de la solidarité internationale et construire un mouvement fort pour les besoins des travailleurs. Pour cela, le mouvement syndical doit combattre avec fermeté la corruption, la dépendance financière et la bureaucratie, a recommandé la FSM, lors de ces assises organisées par l’OUSA en coordination avec l’Union générale des travailleurs  algériens (UGTA). La FSM représente, aujourd’hui, plus de 86 millions de travailleurs adhérant à des organisations syndicales dans 126 pays africains, asiatiques, latino-américains et européens.     
APS          

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Refonte des organisations syndicales
Une parade aux effets du capitalisme
La refonte des organisations syndicales de par le monde et l’unification de leurs actions pour faire face aux effets du capitalisme et de la crise économique mondiale ont été recommandées, hier  à Alger par les participants à une conférence internationale traitant de l’analyse et des perspectives du mouvement syndical international.          
Les méthodes de lutte et de revendication doivent être "revues et renforcées" en unissant les actions des organisations syndicales de par le monde, ont suggéré les représentants d’une centaine d’organisations syndicales, réunis à l’occasion de cette conférence qui traite de la situation régionale et internationale et qui se tient à l’occasion des assises du 37e Conseil général de l’Organisation de l’unité syndicale africaine (OUSA).        
  Le représentant des organisations syndicales au Portugal, Fernando Mauricio, qui intervenait à l’occasion de cette conférence internationale organisée en partenariat avec l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), a relevé que la paupérisation de la classe ouvrière est la conséquence de la crise économique mondiale provoquée par un capitalisme "féroce" qui, a-t-il dit, répartit les richesses de manière "inéquitable". Il a ajouté que cette situation explique "l’aggravation du chômage et des injustices sociales ainsi que l’appauvrissement des travailleurs".          
M. Mauricio a ainsi appelé les syndicats à "unir leurs efforts" au niveau national et international afin d’imposer une "politique économique alternative à même de préserver les droits élémentaires des travailleurs".         
 Il a fait observer dans ce sens que la crise en Europe a eu des répercussions sur les autres pays, d’où,  a-t-il ajouté, les conflits qui éclatent en Afrique, en Amérique latine, mais aussi en Europe.           
Le secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Togo, Yves Agui Palanga, a également mis l’accent sur le "durcissement et la synergie des actions syndicales" au niveau continental et mondial pour disposer,  a-t-il dit, de "syndicats forts et autonomes".          
Le représentant du Togo a ainsi invité les participants à parler d’"une seule voix" et faire montre de cohésion et de solidarité face aux grands patrons des firmes mondiales, lesquelles connaissent un "essor au détriment de la classe  ouvrière".           
De son côté, le représentant de la Grande-Bretagne, Michael Carty, a plaidé pour "une dynamique de croissance du mouvement syndical international", estimant à ce propos que la Fédération syndicale mondiale (FSM) ne lésine pas sur ses efforts dans le but de s’élever à la hauteur de cette dynamique à insuffler aux travailleurs et syndicats nationaux.           
Même son de cloche chez le secrétaire général de l’Union internationale des syndicats des travailleurs de l’agro-alimentaire, le Français Christian Alliaume, qui a dénoncé l’"exploitation capitaliste des sociétés transnationales en Afrique notamment".          
M. Alliaume a exhorté les travailleurs à s'unir et se solidariser en adaptant leur lutte à la nouvelle conjoncture car, a-t-il regretté, "les  injustices sociales se sont trop aggravées".          
La représentante des syndicats italiens, Diana Topetta, a relevé pour sa part la "nécessité de fédérer" les actions des organisations syndicales afin de juguler les "effets néfastes du capitalisme et des multinationales qui ne se soucient nullement des intérêts de la classe ouvrière".           
Elle a en outre fait part de son "souhait" de renforcer les relations des syndicats italiens avec l’UGTA et l’OUSA.           
De son côté, le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs du Sahara occidental, Mohamed Cheikh Lhabib, a dénoncé les pratiques de l’occupant marocain à l’encontre des travailleurs sahraouis qui sont "harcelés et maltraités".          
Il a demandé aux représentants des organisations syndicales de poursuivre leurs enquêtes sur les souffrances du peuple sahraoui dont les richesses sont pillées par le Maroc.
 

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