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Biskra : Colloque international sur le compagnon du prophète Okba IBn Nafaa El Fihri Une forte personnalité forgée par une formation militaire

La formation militaire d’Okba Ibn Nafaâ El Fihri "a forgé sa rigueur et sa forte personnalité" qui ont marqué son parcours durant les Foutouhate musulmanes, a estimé, hier à Biskra, le chercheur en histoire Abdelkader Boubaya.

PUBLIE LE : 10-03-2014 | 23:00

La formation militaire d’Okba Ibn Nafaâ El Fihri "a forgé sa rigueur et sa forte personnalité" qui ont marqué son parcours durant  les Foutouhate musulmanes, a estimé, hier à Biskra, le chercheur en histoire Abdelkader Boubaya.        
  Dans un entretien à l’APS, en marge des travaux du colloque international sur le compagnon du prophète Okba Ibn Nafaa El Fihri, ce chercheur, enseignant au département d’histoire et d’archéologie de l’université d’Oran, a déclaré  que la contribution d’Okba Ibn Nafaa El Fihri dans le domaine des Foutouhates a été "importante" dans l’expansion de l’islam au Maghreb. Il a souligné que l'action de Okba, dans cette partie du monde musulman,  a été "largement marquée par ses dispositions militaires remarquables".          
Avant de venir dans le Maghreb, Okba Ibn Nafaa El Fihri avait déjà  à son actif, depuis son jeune âge, une longue expérience militaire forgée dans les ghazaouate (batailles menées par le Prophète de l’islam (QSSSL), selon M. Boubaya qui a ajouté que Okba avait commandé des troupes alors qu’il n’avait pas encore 20 ans et fut également parmi les pionniers de la conquête de l’Ifrikya  (Tunisie, Tripolitaine et Est constantinois).
Lorsqu’il fut désigné pour entreprendre les Foutouhate dans le Maghreb, à l’aube de l’islam, il était alors au fait de toutes les qualités que requérait son rôle, à savoir servir l’islam avec rigueur, ce qu’il fit inlassablement depuis la prise de Kairouan, en Tunisie, a ajouté cet universitaire.
M. Boubaya a également indiqué que les Berbères, "attachés depuis  toujours à la liberté, devaient naturellement lui opposer une résistance, alors même qu’ils n’étaient informés ni du message qu’apportait l’islam ni de son  contenu, ignorant encore de ce fait l’intérêt qu’ils allaient trouver dans cette religion qui répondait à leurs aspirations".        
Le chercheur en histoire a ajouté qu’il y a lieu de "prendre en compte  la propagande mensongère qu’entretenaient les Byzantins qui incitaient les Berbères à s’opposer aux musulmans, c’est ainsi qu’ils répandirent le bruit que les nouveaux venus n’étaient là que pour piller et voler leurs richesses, ce qui avait amené Dihya Bent Thikan, connue sous le nom de "Kahina", à tout brûler et à tout détruire, les biens comme les constructions, dans l’idée de ne rien laisser aux nouveaux venus".
Les Byzantins avaient également laissé courir la rumeur selon laquelle Kairouan allait être attaquée, ce qui a conduit Okba Ibn Nafaa à scinder son  armée en deux groupes, pour assurer la défense de cette ville, ne laissant que 300 cavaliers pour se diriger vers Yadès ou T’houda, à l’est de la wilaya de Biskra, pour chasser les Byzantins, a expliqué cette source.         

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