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La sureté nationale présente son bilan 2013 : Baisse sensible de la délinquance

« La délinquance juvénile a été caractérisée durant l’exercice 2013 par l’enregistrement de 5.168 affaires impliquant 6.836 mineurs dans une large palette de délit, allant de vols mineurs à l’homicide volontaire. 272 filles mineurs ont été interpellées suite à leur implication dans des crimes et délits de droit commun ce qui représente 3% du nombre global des mineurs impliqués »

PUBLIE LE : 10-03-2014 | 23:00
D.R


« La délinquance juvénile a été caractérisée durant l’exercice 2013 par l’enregistrement de 5.168 affaires impliquant 6.836 mineurs dans une large palette de délit, allant de vols mineurs à l’homicide volontaire. 272 filles mineurs ont été interpellées suite à leur implication dans des crimes et délits de droit commun ce qui représente 3% du nombre global des mineurs impliqués », c’est ce qu’a affirmé Mme Kheïra Messaoudène, commissaire divisionnaire, lors d’une conférence sur le thème : « La sensibilisation sur les violences faites aux enfants », tenue à l’École supérieure de police Ali-Tounsi, de Châteauneuf.
L’état comparatif avec l’année 2012 au cours de laquelle il a été enregistré 7.869 mineurs impliqués, démontre une baisse sensible du nombre d’enfants impliqués. Une diminution de 1.033 enfants délinquants qui est due aux efforts de la DGSN dans la prise en charge de ce volet très important dont le général major, le DGSN, Abdelghani Hamel, «  qui le suit personnellement ».
Le crime où ont été impliqués le plus grand nombre de  mineurs est incontestablement le vol avec 2.381 mineurs appréhendés, suivi de coups et blessures volontaires (CBV) avec 1.582 mineurs impliqués, en sus de 54 cas de violence contre ascendant qui commence à prendre de l’ampleur dans la société algérienne. 20 cas d’homicides volontaires commis par des mineurs ont également été enregistrés au cours de la même période alors que 9 autres ont tenté d’assassiner leurs victimes. Les chiffres de la DGSN parlent également de l’implication de 417 mineurs dans des affaires d’atteintes à la famille et aux bonnes mœurs.  
Les mêmes données indiquent les services de la sûreté nationale a pris en charge 2.717 enfants en danger moral dont 80% ont été remis à leurs parents, là où se précise le rôle de la police dans la protection de l’enfance, 510 enfants en fugue ont été remis à la justice pour ne pas avoir révélé leur véritable identité.
Il a également été enregistré 6.321 mineurs victimes de toutes formes de violences dont 3.599 victimes d’atteintes physique, 1.818 victimes d’agressions sexuelles et 627 cas de maltraitance ainsi que 256 enlèvement dont trois ont été abusés sexuellement puis assassinés, ajoutant à cela 14 meurtres.   
De son côté Thomas Davin, chef du bureau du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) en Algérie a rappelé à l’occasion du Forum de la Sûreté nationale, les objectifs tracés à travers le lancement en décembre 2013 de l’initiative visant à lutter contre la violence à l’encontre des enfants sous toutes ses formes, qu’elle soit physique, psychologique ou verbale « rendre visible l’invisible » .
« Cette campagne mondiale n’est pas une campagne flash mais un travail qui s’effectuera tout au long de l’année, principalement à travers une discussion avec toute la société », a affirmé Thomas Davin. « Il faut rendre visible ce qu’on ne voit pas ou ce qu’on ne veut pas voir, on doit parler de ces enfants qui souffrent de la violence mais qui n’en parlent pas », a-t-il expliqué.
En effet, selon lui, partout dans le monde, les enfants, une minorité,  en contact avec la police ou la justice sont victimes de violence, une réalité amère, et « selon nos enquêtes une femme sur cinq estime avoir été victime de violence sexuelle au cours de sa vie. Cette violence est constatée le plus souvent au sein de la famille, dans la rue et dans les établissements scolaires », a précisé le représentant de l’Unicef en Algérie. Le principe de cette campagne, selon lui, « c’est de faire de chacun d’entre nous des ambassadeurs contre cette violence, l’optique de cette campagne est de donner des armes verbales, même aux enfants pour combattre ce fléau mondial et de les protéger. Son but également c’est d’arriver à équiper les enfants avec la volonté de dire que cette violence doit s’arrêter. Le bien-être de l’enfant est si sacré, qu’il faut le rendre visible ».  Aussi, « nous allons continuer à accompagner tout au long de l’année cette initiative pour essayer à réfléchir ensemble aux meilleurs moyens d’aider adultes et enfants à savoir exprimer leurs préoccupations et leurs craintes », a promis le chef du bureau de l’Unicef.   
Pour sa part Abdelkrim Abidat, président de l’association Pour la sauvegarde de la jeunesse, l’Algérie, selon les statistiques, comptabilise quelque 300.000 toxicomanes   dont l’âge varie entre 13 et 35 ans parmi lesquels 6% sont des filles, tandis que 319.000 mineurs de moins de 18 ans sont victimes de violence physique et morale.
Mohamed Mendaci

 

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