jeudi 14 novembre 2019 03:25:17

Abdelmadjid Sidi Saïd, SG de l’UGTA : « L’Algérie représente un pôle de référence dans tous les domaines »

Tripartite : un comité national de suivi installé prochainement

PUBLIE LE : 11-03-2014 | 0:00
D.R

Les travaux du 37e conseil général de l’Organisation de l’unité syndicale africaine (OUSA) se sont ouverts, hier à l’hôtel El Djazair (Alger). La cérémonie d’ouverture de cette importante rencontre syndicale a été rehaussée par la présence du Premier ministre, Abdelmalek  Sellal, et plusieurs  membres de son gouvernement,  ainsi que par les représentants de syndicats  venant de 53 pays d’Afrique, tous  membre de l’OUSA.  S’exprimant  à cette occasion, le SG de l’Union générale des travailleurs algériennes (UGTA), Abdelmadjid Sidi Said, a souligné d’emblée que « la présence du Premier ministre, à cet événement, montre encore une fois que l’Algérie  accorde un grand intérêt au développement socioéconomique du continent  africain. »
Il ajoutera que « la persévérance des forces syndicales qui se sont engagées dans cette voie a permis d’entretenir et de raviver l’espoir d’une société plus juste, plus solidaire et soucieuse de réduire les déséquilibres qui heurtent nos concitoyens. Ceci, malgré, a-t-il ajouté : « Les distances géographiques et les spécificités propres à chaque pays, les syndicalistes africains manifestent leur volonté commune de participer à une transformation d’une Afrique émancipée économiquement et socialement  sur des valeurs démocratiques. » Et de poursuivre : « Le développement économique et la transformation de l’Afrique donnent une nouvelle configuration aux rapports entre partenaires sociaux à la fois par une prise de conscience des acteurs, mais aussi par une exigence d’affronter les problématiques économiques et sociales par la mise en commun de tous les moyens et instruments  qui favorisent l’émergence de l’Afrique ».  L’action collective permanente  et efficiente a  précisé  le patron de l’UGTA, «  permet des avancées et des avantages certains à l’effort du développement  et de l’épanouissement social. Cette vision donne une nouvelle dimension aux rapports entre partenaires sociaux qui doivent concevoir la nouvelle Afrique avec confiance dans une démarche conjuguée dans la bonne gouvernance ». Selon lui, « les gouvernements, les organisations syndicales et employeurs doivent partager la conviction que leurs efforts, unis en commun et tirant dans le même sens, se révèlent plus productifs et plus efficaces que les mésententes et les déchirements. A mon humble avis, nous n’avons nullement besoin de confrontation entre partenaires ».
Bien au contraire, a-t-il ensuite expliqué « notre objectif commun de faire de l’Afrique un continent d’épanouissement, relève de la construction d’un dialogue social basé sur la confiance. C’est dans la concertation inclusive, participative et transparente que l’ont peut puiser les solutions les plus efficaces pour un développement durable ».  Pour évacuer l’immobilisation, Abdelmadjid Sidi Said a fait savoir « qu’il nous sera nécessaire de donner à nos relations une nouvelle architecture, davantage basée sur la trame de la concertation effective, impliquant une volonté politique d’ouverture et de transparence », avant d’ajouter  que « cela suppose la recherche de nouvelles formes de participation des organisations syndicales  africaines  pour réaliser notre ambition de réduire  la pauvreté et de promouvoir le développement humain ainsi que le progrès social, en actualisant profondément  nos méthodes de travail ».

Tripartite : un comité national de suivi installé prochainement
Mettant à profit cette rencontre, le SG de l’UGTA a mis l’accent sur les résultats de la tripartite qui a eu lieu le 23 février 2014, en indiquant  « que ce pacte national économique et social de croissance traduit l’engagement des partenaires à concrétiser l’accélération du processus des réformes économique visant le développement  industriel, d’amélioration du climat des affaires  et promotion de la production  nationale ».  Cette politique  de croissance  sera soutenue, a-t-il  précisé, « par un meilleur accès au travail, l’amélioration continue du pouvoir d’achat, du  système de santé et de la protection sociale, ajoutant : « Pour le suivi effectif des engagements  de chacune des parties signataires, il est retenu  la mise en place  d’un mécanisme d’évaluation à travers un comité national de suivi, associant toutes les parties concernées, qui va être installé avant la fin de ce mois de mars ». Ces résultats, a-t-il a indiqué,  « sont l’aboutissement  d’un long processus de consultations et de négociation sous une forme bilatérale ou tripartite». Aussi, « Depuis  l’institutionnalisation du dialogue en Algérie, 30 rencontre tripartites et bipartites ont eu lieu.
Ces sessions de discussion et de négociation ont été d’authentiques moments d’apprentissage collectif,  qui ont permis  aux partenaires de dépasser un ensemble d’écueils en instaurant un débat démocratique mobilisateur qui nous a permis  d’aboutir à des résultats consensuels, facteur déterminants  de stabilité sociale », a ajouté Sidi Saïd , avant de relever « que cette conférence sera suivie aujourd’hui par une autre conférence internationale, consacrée à la reconstruction du mouvement syndical internationale ». Selon lui, « plus de 150  organisations syndicales vont prendre part à cette réunion notamment des pays africains ».
 L’organisation de cette rencontre, a-t-il dit, « confirme que l’Algérie représente un pôle de référence dans tous les domaines en particulier syndical ». de ce fait, selon lui, pas question de s’arrêter en si bon chemin, « aujourd’hui il ya nécessité d’aller à une confrontation positive pour faire avancer l’espace démocratique et avoir les acquis et   droits sociaux auxquels chaque citoyen de ce continent tend. »
Makhlouf Ait Ziane
 

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