mercredi 21 novembre 2018 11:52:48

Violations des droits de l’homme en Centrafrique : L’Onu entamera aujourd’hui une enquête

Une commission mandatée par le Conseil de sécurité de l’Onu entamera aujourd’hui une enquête sur les violations des droits de l’homme en Centrafrique, pays en proie à des violences communautaires, a-t-on indiqué hier de source onusienne.

PUBLIE LE : 11-03-2014 | 0:00
D.R

Une commission mandatée par le Conseil de sécurité de l’Onu entamera aujourd’hui une enquête sur les violations des droits de l’homme en Centrafrique, pays en proie à des violences communautaires, a-t-on indiqué hier de source onusienne.
La commission devait se rendre lundi à Bangui et commencer son travail dès le lendemain. «Nous devons mettre un terme à cette impunité», a déclaré devant la presse à Genève son président, le Camerounais Bernard Acho Muna, qui a été nommé en janvier par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon.
«Mon expérience du Rwanda me l’a montré. Un génocide commence toujours avec de la propagande incitant à la haine», a ajouté l’ex-procureur adjoint du tribunal international sur le Rwanda, pays victime d’un génocide en 1994. «Nous espérons que notre présence et le fait que nous enquêtions soient un signal pour que les gens orchestrant la propagande ne passent pas à l’action», a-t-il poursuivi. «Il faut mettre fin à l’impunité et être sûrs que ceux qui ont passé la ligne rouge doivent rendre des comptes», a-t-il dit. Il a relevé que la situation en République centrafricaine «est unique, elle est caractérisée par l’effondrement de l’ordre public, le vide du pouvoir, l’absence d’autorités de police et judiciaires».
La commission d’enquête sera également composée de Fatima M’Baye, présidente de la commission mauritanienne pour les droits de la femme et vice-présidente de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), et de l’universitaire mexicain Jorge Castaneda, ancien ministre des Affaires étrangères. Ils doivent rester trois jours dans la capitale Bangui. Elle doit rencontrer les autorités gouvernementales, les autorités locales, les chefs de villages, les représentants d’ONG, les commandants des troupes françaises et de la Mission de l’ONU et de l’Union africaine, et se rendre dans les camps de déplacés et de réfugiés.
 

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