mardi 13 novembre 2018 06:53:50
D.R

Dans un point de presse organisé au siège de la DGSN, le général major, M. Abdelghani Hamel, directeur général de la sûreté nationale,  a indiqué qu’il s’agit d’une simple rencontre avec les journalistes, destinée à débattre à bâtons rompus au sujet des événements qu’ont vécus récemment les villes de Ghardaïa et Alger. 

«Ce sont des questions liées à la sécurité et par conséquent,  on n’a rien à cacher, car on travaille dans la transparence, et on cherche à établir une proximité avec les médias pour lever toute équivoque », a t-il précisé, tout en souhaitant que ces moyens d’information puissent accompagner l’action de police dans un souci de véracité des faits.
Il  a souligné que pour qu’il y ait manifestation, il faut une autorisation délivrée par l’autorité administrative, laquelle est responsable du maintien et du rétablissement de l’ordre public. Ces autorisations de manifester émanent du président d’APC, du wali ou du ministre de l’Intérieur quand elle dépasse deux à trois wilayas, a encore précisé le directeur général de la sûreté nationale.
M. Hamel a indiqué que toutes les missions de police s’exercent dans le respect des droits de l’homme et dans un cadre légal, ajoutant que les forces de police n’ont pas fait usage lors des manifestations, des moyens conventionnels, faisant remarquer  que tous les actes de police sont suivis de très près.
Le DG de la DGSN a tenu à préciser que la gestion d’une manifestation n’est pas tributaire de son objet et qu’elle est fonction de son appréciation sur le terrain, par conséquent, il n’y a pas de recette unique pour la gérer. Il a ajouté que "la préoccupation majeure" n'est pas l'objet de la manifestation mais plutôt "l'occupation illégale de la voie publique".             
 A propos des journalistes interpellés lors d'un rassemblement non autorisé jeudi à Alger, alors qu'ils assuraient la couverture de l'évènement, le responsable de la DGSN a rappelé qu'"ils ont été relâchés et ont eu droit, avant de l'être à un examen médical et à l'utilisation du téléphone", au même titre que les autres manifestants.      
 Concernant la présumée disparition des parrainages du candidat à la candidature à la présidentielle du 17 avril, Rachid Nekkaz, le même responsable a indiqué qu'"une enquête a été ouverte par les services de police et que ses  conclusions seront dévoilées à sa clôture. »             
Le directeur général de la sûreté nationale a tenu à réaffirmer la neutralité absolue de l’institution policière républicaine et agissant sur réquisition de l’autorité administrative, et que dans le domaine du  respect des droits de l’homme, il n’y a personne qui soit en mesure de nous complexer  sur ce sujet, a t-il martelé, ajoutant que la DGSN a été la première institution à dispenser des cours de droits de l’homme dans ses écoles. M. Abdelghani Hamel a fait observer que la police algérienne ne charge pas un manifestant par l’intermédiaire d’un cavalier, qu’elle n’a pas  fait usage de gaz incapacitants ni neutralisants.

Pas de problème avec la population de Ghardaïa
 Evoquant les événements de Ghardaïa, les trois agents de police accusés d'avoir usé de violence, contre des personnes interpellées, ont été radiés du corps de la police, a déclaré M. Abdelghani Hamel, ne manquant pas de mettre en garde contre tout agent de police contre lequel des preuves matérielles sont avérées,  le même sort lui sera infligé, a-t-il averti. Dans le même ordre d’idée, il a rappelé qu'en plus des effectifs de la sûreté de wilaya qui dépassent les 4.000 hommes,  26 unités républicaines de sécurité ainsi que plus de 9 brigades mobiles de  police judiciaire ont été déployées pour la circonstance. « Nous sommes en phase d’allégement du dispositif sécuritaire à Ghardaïa en fonction de l'amélioration de la situation.
Le général major a indiqué que des  mesures  de renforcement seront mises en place à savoir la création d'un centre d'instruction et des BMPJ ainsi que la création de sûretés urbaines au niveau de Ghardaïa, Guerrara et Berriane. Des preuves de satisfaction de la population locale à l'égard  des services de police sont nombreuses, et il n’y a pas de problème avec la population de Ghardaïa, et que par ailleurs, les affaires liées aux quatre assassinats, ont  été solutionnées en 48 heures. Le directeur général de la DGSN a profité de l’occasion de son point de presse avec les journalistes pour souligner l’intérêt que portent les police africaines à l’égard de son institution dans la mesure où c’est à Alger que sera installé  le siège d’AFRIPOL.   S’exprimant sur la situation sécuritaire qui prévaut dans notre pays, M. Hamel a souligné que seule la petite criminalité dérange à la fois les services de police et les citoyens et que pour le reste, l’inquiétude se fait jour au niveau de la sécurité de nos frontières.
Le  chef du centre des opérations de la DGSN, le commissaire divisionnaire, Mohamed Adjouadi, a indiqué que 264 personnes, dont 30 journalistes, ont été interpellées puis relâchées lors des trois regroupements organisés à  Alger entre le 1er et le 6 mars. Il a, par ailleurs, relevé que d'autres regroupements ont été organisés  du 1er janvier au 6 mars au niveau national, dont un à Tizi-Ouzou, ajoutant  que dans la wilaya de Constantine, deux regroupements ont été organisés, ayant  rassemblé une vingtaine d'étudiants chacune, se soldant par l'interpellation de 8 personnes. Dans la wilaya de Bouira, trois regroupements ont été organisés à l'issue desquels 70 personnes ont été dispersées dans le calme. Dans la wilaya de Bejaia, deux regroupements ont été également organisés, qui ont débouché sur la dispersion de 10 étudiants, a-t-il ajouté.
M. Bouraib

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