mercredi 21 novembre 2018 01:48:42

Farouk Ksentini : L'institution d'un fonds pour les femmes divorcées, une "avancée considérable"

Droits de l’homme en Algérie : Le rapport US est "excessif"

PUBLIE LE : 10-03-2014 | 0:00
D.R

L’institution d’un fonds destiné aux femmes divorcées ayant des enfants mineurs à charge est une "avancée considérable", permettant  à cette frange de la société d’être à l’abri des démarches fastidieuses pour  le recouvrement de la pension alimentaire destinée à assurer l'entretien de leurs enfants, a indiqué, hier, le président de la Commission nationale consultative de promotion et protection des droits de l'homme (CNCPPDH).         
 "Avec l’institution de ce fonds, les femmes divorcées ayant la garde  d’enfants seront à l’abri de toutes les démarches fastidieuses et décourageantes qu’elle affrontent jusqu’à présent", a précisé Me Ksentini qui était "l’invité  de la rédaction" de la Chaîne III de la Radio algérienne.          
Il a expliqué que ce fonds sera "extrêmement utile", car, a-t-il expliqué, "il épargnera aux femmes divorcées ayant des enfants à charge d’aller devant  les tribunaux, avec des affaires renvoyées de multiples fois, et d’être entendues  dans les services de police, et, surtout, le jour de l’audience où l’intimité familiale sera dévoilée" Il a relevé, en outre, qu’avec ce fonds, "l’Etat se substituera au père en payant la mère et disposera d’une action récursoire contre ce père défaillant".  Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a instruit  samedi dernier, à l’occasion de la célébration de la journée internationale de la Femme,  le gouvernement d'engager une réflexion sur la possibilité d'instituer un fonds  destiné aux femmes divorcées ayant des enfants mineurs à charge.         
 Rappelant l'amendement du Code de la famille ayant permis d'introduire  davantage d'égalité entre les conjoints, une meilleure protection des enfants  mineurs et plus de cohésion familiale, le chef de l'Etat a fait observer que ce code "reste néanmoins perfectible sur certains aspects matériels, comme  les difficultés rencontrées par certaines mères divorcées ayant obtenu la garde des enfants mineurs, pour le recouvrement de la pension alimentaire destinée  à assurer l'entretien de ces enfants".

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Droits de l’homme en Algérie
Le rapport US est "excessif"
Le président de la Commission nationale consultative  de promotion et de protection des droits de l'homme (CNCPPDH), Farouk Ksentini, a qualifié le récent rapport du département d’Etat américain sur les droits  de l’homme en Algérie d’"excessif", affirmant que la liberté d’expression et  du droit de manifester "existent" dans le pays. "Ce rapport est excessif. La liberté d’expression existe en Algérie.  Elle n’est peut être pas totale, mais elle existe", a indiqué Me Ksentini qui  était "L’invité de la rédaction" de la Chaîne III de la Radio algérienne. "Il n’y a qu’à consulter la presse écrite et vous verrez que les gens s’expriment comme ils l’entendent et sans aucune limite ou autocensure", a-t-il  précisé. Me Ksentini a, toutefois, relevé l’existence de secteurs, autres que la presse écrite, "qui ne sont pas suffisamment ouverts comme les médias publics". "Je pense que de nouvelles dispositions vont aller dans le sens de l’ouverture des médias lourds", a-t-il dit, rappelant que plusieurs chaînes de télévisions privées ont vu le jour en Algérie. Concernant le droit à manifester en Algérie, Ksentini a indiqué que, conformément à la loi, il est interdit de manifester"."Qu’elle soit bonne, mauvaise ou injuste, il faut respecter la loi. L’ordre public est important", a-t-il  soutenu. Il a, néanmoins, souligné la nécessité de "changer" cette loi, en demandant au législateur de "procéder à certaines abrogations comme cela se passe dans tous les pays démocratiques".

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Les nouvelles mesures participent au progrès des droits de l’homme
L’Algérie poursuit l’adaptation de sa législation en œuvrant au maximum au respect de l’égalité constitutionnelle entre les femmes et les hommes tout en s’inscrivant dans l’universalité de ses engagements internationaux. Ces deux nouveaux dispositifs à légiférer pour les consacrer dans la réalité viendront, en tant que progrès, renforcer, de façon globale, le principe des droits de l’homme, de la pratique démocratique et de l’Etat de droit. L’engagement du Chef de l’Etat participe de la volonté de la levée progressive des réserves qui obstruent le chemin de la protection et de la promotion de la femme dans le cadre de la construction d’un système normatif prenant en compte sa place et son rôle dans tous les domaines.
Les mesures prises ce 8 mars qui visent à assurer une plus grande ouverture de la société sur la modernité et une plus grande cohésion sociale,  participe plus largement à la promotion du rôle de la femme en balisant le chemin qui fera de la moitié de la société, un véritable partenaire aux côtés de l’homme. La volonté politique de promouvoir les droits des Algériens tout genre confondu qui constitue une démarche constante du Chef de l’Etat vient donc de se traduire par d’importantes mesures qui consacrent la stabilité et la cohésion de la société et de sa première cellule, la famille.
La consécration du concept de citoyenneté et son élargissement aux membres de la famille, avec d’autres droits inhérents à la protection et promotion des droits de l’enfant, de la jeune fille. Cette constante politique, exprimée par le Chef de l’Etat a été marquée par l’adhésion et la ratification des instruments internationaux, par la levée progressive des réserves en matière de protection et de promotion de la femme dans le cadre de la construction d’un système normatif prenant en compte sa place et son rôle dans tous les domaines. Parmi les paramètres qui permettent de confirmer la détermination de l’Algérie à aller de l’avant dans la promotion des droits de l’homme, la révision du code de la famille, du code de la nationalité et du code pénal. Cet approfondissement du respect de l’égalité constitutionnelle entre les femmes et les hommes, comme l’a qualifié le Président Bouteflika procède du processus de la promotion des femmes en tant qu’acteur actif et agent mobilisateur contribuant à l’évolution de la société. Une évolution qui devra débuter comme l’a affirmé le Président de la République par celle des mentalités pour la matérialiser en une égalité effective au caractère irréversible pour asseoir les fondements du respect de l’égalité constitutionnelle entre les femmes et les hommes et atteindre l’objectif de la consécration de l’équilibre recherché sur le plan législatif, avec l’aboutissement d’une juste cohabitation des droits de l’homme et ceux de la femme.
Cet enrichissement législatif par les réformes contribuera à approfondir les expériences à consolider la cohésion sociale tout en favorisant la promotion des droits des femmes en particulier, en apportant une valeur ajoutée à la mise en œuvre des politiques de développement local.
Dans son message, adressé aux femmes, à l’occasion de la journée internationale que le pays a commémoré sur l’ensemble des wilayas du pays, le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika,  vient donc d’instruire le gouvernement à réfléchir aux modalités de la création d’un fonds de soutien destiné aux femmes divorcées ayant la garde des enfants mineurs confrontés à des problèmes. Le Chef de l’Etat a instruit le ministre de la Justice pour engager, sous son autorité, la mise en œuvre des recommandations de cette commission, soit par un renforcement des dispositions pénales, soit par une loi, afin de permettre le parachèvement du dispositif de protection des femmes entamé en 2004 par le durcissement des dispositions du code pénal sur le harcèlement sur les lieux de travail.
Le Premier magistrat du pays a réaffirmé sa détermination d’améliorer les droits sociaux et économiques de la femme algérienne en levant d’autres obstacles pour réduire la vulnérabilité de la femme à toutes sortes de contrainte, et diminuer sa dépendance en favorisant sa participation aux projets organisant la société de demain.
Certes, le chemin qui reste encore long dans la voie de la promotion de l’égalité des droits en pratique obligera l’ensemble des membres de la société à conjuguer leurs efforts pour relever les défis qui s’imposent  tout en restant vigilants et attentifs de façon à faire œuvre commune avec les bonnes volontés qui portent le pays dans leur cœur pour l’éternité.
Houria A.

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