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Ali Fawzi Rebaïne plaide pour une rupture pacifique

S’exprimant lors d’un point de presse qu’il a animé hier, à Alger, Ali Fawzi Rebaïne affirme en effet que chaque Algérien est « libre » de ses actes et pense même que le boycott est une autre forme de participation au scrutin.

PUBLIE LE : 08-03-2014 | 23:00
D.R

S’exprimant lors d’un point de presse qu’il a animé hier, à Alger, Ali Fawzi Rebaïne affirme en effet que chaque Algérien est « libre » de ses actes et pense même que le boycott est une autre forme de participation au scrutin. « En tous les cas, pour moi, je ne suis pas prêt à déserter le champ de bataille. Je reste persuadé que le changement auquel j’aspire ne pourra pas être provoqué à partir des bureaux et des salons feutrés. Seul le militantisme peut payer pour changer l’ordre établi », a-t-il considéré non sans reconnaître que la prochaine élection « sera très difficile pour des candidats comme moi ». Néanmoins, selon lui, « Nous sommes convaincus qu’il faut la participation de tous, pour garantir des élections libres et transparentes en Algérie. Ce sera le cas pour cette fois-ci, puisque nous comptons mettre des observateurs un peu partout, avec l’aide de ceux qui représentent les autres candidats en lice, nous allons donc, entrer dans la bataille électorale sereinement et sérieusement pour aspirer à une rupture pacifique à laquelle nous appelons depuis plusieurs années. Je dis et je le répète, il n’y a pas mieux que le militantisme », a-t-il estimé devant un grand nombre de journalistes. Evoquant l’étape de la collecte des signatures, le chef d’AHD 54 confie que celle-ci fut très « dure » en raison des nombreux obstacles dressés sur son chemin, révélant dans la foulée qu’il a réussi à collecter 80.000 signatures. Ali Fawzi Rebaïne a cité aussi comme difficultés la décision d’introduire les CD pour emmagasiner les signatures, ce qui n’a pas été sans risque lorsqu’on connait les virus qui pouvaient endommager les données. Regrettant l’absence de la commission politique de surveillance des élections, le président d’AHD 54 ne semble pas convaincu par l’autre commission, en l’occurrence celle qui comporte les magistrats. « Je souhaite que ces magistrats s’autosaisissent lorsqu’ils constatent les dépassements, ce qui n’a pas été le cas malheureusement », a-t-il indiqué avec amertume. Pour le programme électoral sur lequel il compte s’appuyer s’il venait à être élu président de la République, Ali Fawzi Rebaïne a tracé les grands axes et fait du volet social (santé, sécurité sociale, éducation,…) l’une de ses priorités. Mais ceci sans occulter le politique pour lequel, il a relevé la nécessité d’impliquer le peuple dans la révision de la Constitution.
SAM
 

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