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Célébration de la journée internationale de la femme : Une nouvelle dynamique en faveur de l’émergence des femmes

Message de Son Excellence Monsieur Abdelaziz Bouteflika Président de la République algérienne démocratique et populaire

PUBLIE LE : 09-03-2014 | 0:00
D.R

Comme chaque année, la célébration de la Journée internationale de la femme m'offre l’opportunité de partager avec vous, un moment où votre long combat pour la promotion de votre condition et de votre statut est mis à l'honneur, et où nous évoquons le souvenir de toutes celles qui ont pris part, grâce à leur engagement et leur sacrifice, à l'avènement de l'Algérie indépendante.
Cette date nous inscrit dans l'universalité de nos engagements internationaux. Elle est pour nous, chaque année, l'occasion de mesurer le chemin parcouru, de consolider les acquis et d'inventer ensemble un avenir meilleur pour les femmes algériennes.
Nous célébrons le 8 Mars, cette année, à la veille d'une échéance électorale majeure et décisive pour notre pays, dans un environnement régional perturbé et marqué par l'incertitude. Chacune et chacun devra se prononcer selon ses convictions, en toute indépendance, pour choisir celle ou celui qui devra présider aux destinées de l'Algérie. Le droit de vote a été parmi les premiers droits consacrés par la Constitution. Plus qu'un droit, il a été exercé comme un devoir. Le premier devoir qu'implique l’exercice de la citoyenneté.
La volonté politique a toujours accompagné cet engagement citoyen des femmes algériennes par l'adhésion et la ratification des instruments internationaux, par la levée progressive des réserves en matière de protection et de promotion de la femme, mais, également, par la construction d'un système normatif prenant en compte sa place et son rôle dans tous les domaines. C'est dans cet esprit que le code de la famille, le code de la nationalité et le code pénal ont été amendés, et la loi organique portant représentation des femmes aux Assemblées élues a été adoptée, permettant d'harmoniser notre législation nationale et de l'intégrer dans le cadre référentiel de non-discrimination qui la régit.
À cet égard, il convient de souligner avec force que notre pays a été soucieux de tendre au maximum au respect de l'égalité constitutionnelle entre les femmes et les hommes.
À ce propos, je me permets de revenir sur les grands textes adoptés récemment en faveur des femmes et qui sont tout à l'honneur de notre pays : il s'agit de la révision constitutionnelle de 2008 et du code électoral de 2011 qui ont permis aux femmes de disposer du tiers des sièges à l'Assemblée populaire nationale. C'est là un acquis de taille, une consécration de cet équilibre qu'il faut constamment rechercher : la juste cohabitation des droits, ceux de l'homme et ceux de la femme.
Il nous importe que se crée et se consolide dans l'opinion nationale, une dynamique en faveur de l'émergence des femmes, hors de leur statut traditionnel. L'évolution des mentalités est cruciale pour la promotion des femmes et chaque acte symbolique qui contribue à cette évolution est à saisir parce que l’égalité théorique doit s'accompagner d'une égalité effective, seule susceptible de lui octroyer un caractère irréversible.
Les femmes parlementaires contribuent, désormais, par leurs expériences diverses, à l'enrichissement de l'arsenal législatif tendant à resserrer la cohésion sociale en général, et à favoriser la promotion des droits des femmes en particulier.
Au niveau des assemblées locales, la présence des femmes apporte une valeur ajoutée à la mise en œuvre des politiques de développement local. Leur implication dans des actions visant à assurer l'accès des femmes rurales à l'alphabétisation, aux crédits et à la santé, et leur proximité avec les populations sont un gage de succès de ces politiques.
Les femmes apportent, au sein du gouvernement, plus de pragmatisme à l'action de l'Exécutif et contribuent, avec la sensibilité qui est la leur, à l'élaboration des stratégies d'insertion sociale et à leur mise en œuvre.
Cette visibilité influe, par son impact, sur l'opinion nationale et ancre dans les mœurs, l'indispensable concours des femmes à la vie politique et économique. C'est un acte pédagogique important, pour notre société, en général, et pour nos petites filles et nos petits garçons, en particulier.
À force de voir des femmes gérer, légiférer et diriger, nos petites filles s'identifieront et s'engageront plus facilement dans l’édification du pays. Comme nos petits garçons habitués à voir des femmes diriger, ne nourriront aucun complexe, arrivés à l'âge adulte, à partager le pouvoir.
La féminisation, après l'enseignement, la santé et l'administration, gagne de nouveaux secteurs, grâce à la pugnacité des femmes et à la volonté politique dont nous les avons accompagnées.
Nous avons, de manière constante, veillé au respect du principe de non-discrimination entre les femmes et les hommes en le consacrant dans nos textes, notre politique et nos actes. Mais, ici et là, demeurent quelques résistances pour lesquelles notre responsabilité collective est engagée, et sur lesquelles il faudra agir par l’éducation, la communication, le dialogue, la médiation, mais, aussi, par la cœrcition.
Mes pensées, aujourd'hui, vont vers les plus vulnérables d'entre vous, victimes, à un moment de leur vie, d'un handicap, d'un divorce, de violence ou d'exclusion. Notre société reste, et nous nous en félicitons, une société solidaire où l'entraide n'est pas un vain mot, mais lorsque l'accompagnement familial, conjugal ou social fait défaut, l'État solidaire se doit d'intervenir. C'est, à la fois, son rôle, sa mission et sa responsabilité.
Le code de la famille, amendé en 2005, a permis d'introduire davantage d'égalité entre les conjoints, une meilleure protection des enfants mineurs et plus de cohésion familiale.
Néanmoins, il reste perfectible sur certains aspects matériels, comme les difficultés rencontrées par certaines mères divorcées, ayant obtenu la garde des enfants mineurs, pour le recouvrement de la pension alimentaire destinée à assurer l'entretien de ces enfants. Le refus ou l’impossibilité pour le père d'en assurer le versement porte atteinte à la dignité de la femme et aux droits fondamentaux des enfants, et appelle des solutions dignes d'un État solidaire. J'instruis, à cet égard, le gouvernement d'engager une réflexion sur la possibilité d'instituer un fonds destiné aux femmes divorcées ayant la garde des enfants mineurs confrontées à ces problèmes.
La violence à l'encontre des femmes est un phénomène qui prend de l'ampleur. Elle est souvent le résultat d'un délitement du lien familial et social. Cette situation est inacceptable, et nous devons trouver les mécanismes adéquats pour la contrer efficacement.
Le débat a déjà été engagé par les institutions concernées et par les associations des femmes confrontées à cette dure réalité, dont je salue ici la mobilisation citoyenne.
L'installation par le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme d'une commission de suivi de la mise en œuvre de la stratégie de lutte contre la violence à l'encontre des femmes, adoptée par le gouvernement en 2007, participe de cette responsabilité partagée de l'État avec la famille et la société civile. J'instruis le ministre de la Justice pour engager, sous son autorité, la mise en œuvre des recommandations de cette commission, soit par un renforcement des dispositions pénales, soit par une loi, ce qui permettrait le parachèvement du dispositif de protection des femmes entamé en 2004 par le durcissement des dispositions du code pénal sur le harcèlement sur les lieux de travail.
Nous avons toujours encouragé les femmes à s'investir davantage dans le secteur économique, et nous ne pouvons que nous féliciter de leur présence de plus en plus importante dans le monde de l'entreprise. Je voudrais, à cette occasion, saluer l'adoption de la Charte de la Femme travailleuse à l'occasion de la rencontre sur le travail des femmes, qui a regroupé récemment, le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, le ministère du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, et les associations et les partenaires sociaux. Aboutissement d'une démarche collective et consensuelle, ce texte va contribuer à renforcer la participation de la femme au développement économique et social du pays.
La société algérienne, la famille et les femmes évoluent dans un monde en perpétuelle mutation où les idées, les images et les modèles de sociétés circulent à des vitesses qui posent inévitablement des questions sociétales.
II nous appartient de suivre le sens de ces mutations, d'en comprendre les messages, et d'y répondre intelligemment en accord avec nos engagements internationaux et nos spécificités. L'inauguration, en 2013, du Centre national d'étude, d'information et de documentation sur la famille, la femme et l'enfance participe, avec le Conseil national de la famille et de la femme installé en 2006, de ce travail d'éclairage et d'aide à la décision.
J'engage ces deux instances à poursuivre cette mission dans l'intérêt bien compris de notre société, en vue d'assurer une plus grande ouverture sur la modernité et une plus grande cohésion sociale. Ce sont-là quelques idées que je tenais à partager avec vous. Le chemin reste encore long. D'autres défis vous attendent. Soyez attentives aux signaux qui vous parviennent de façon à faire œuvre commune avec les bonnes volontés qui vous portent et portent ce pays dans leur cœur pour l'éternité.

Le président Abdelaziz Bouteflika
Un fonds destiné aux femmes divorcées ayant la garde d’enfants mineurs
Le Président de la République a instruit le gouvernement sur la réflexion des modalités de la création d’un fonds de soutien destiné aux femmes divorcées ayant la garde des enfants mineurs confrontés à des problèmes. Pour lutter contre la violence à l’encontre des femmes, le Chef de l’État ordonne la mise en œuvre des recommandations au sujet de la protection de la femme, et demande au ministre de la Justice de durcir les dispositions du code pénal sur le harcèlement sur les lieux de travail.
Deux nouveautés que le premier magistrat du pays vient de décider visant à améliorer les droits sociaux et économiques de la femme algérienne en ce jour de célébration d’une journée d’exception. Comme il l’a promis en 2013, le Président de la République vient de lever d’autres obstacles pour réduire la vulnérabilité de la femme à toutes sortes de contrainte, et diminuer sa dépendance en favorisant sa participation aux projets organisant la société de demain. Sous le haut patronage du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition féminine a célébré, hier à l’hôtel El-Aurassi, la Journée internationale de la femme algérienne, alors que des cérémonies d’hommage à la seconde moitié de la société se son déroulées un peu partout dans le pays et les lieux de travail des différentes institutions, établissements publics et privés par des festivités commémorant la date historique du combat des femmes depuis plus d’un siècle pour leurs droits économiques, sociaux et politiques.
Ce combat des femmes pour des droits constitutionnels — droit au travail, droit à la paix et à la dignité, au respect en famille et en société- qui — a été mené en étroite association intégrant la dimension du peuple et de la nation, qui se concrétise avec plus d’égalité des chances entre les Algériennes et les Algériens. En annonçant les importantes décisions, le Président de la République a exprimé ses félicitations aux femmes, tout en rappelant les acquis politiques, l’amélioration de la place et du rôle qu’elles ont joué et continuent à apporter par leur participation au développement national et local.
Dans un message lu par son représentant personnel, Mohamed Boughazi, le Président de la République a traduit dans les faits, la détermination de sa volonté politique en s’inscrivant dans le sens de l’émancipation de la femme. Les mesures prises qui vont combler toute une frange en situation de vulnérabilité ont été accueillies avec une grande satisfaction accompagnée par une standing-ovation par les participantes à la cérémonie, des membres des partis politiques, des différentes associations activant au sein du mouvement associatif.    
Houria A.

Le Premier ministre préside une cérémonie en l'honneur de la femme algérienne
Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a présidé, hier à Alger, une cérémonie en l'honneur des femmes algériennes, à l'occasion de la Journée internationale de la femme.          
Cette cérémonie a eu lieu en présence de membres de l'exécutif, des représentantes de la société civile, de parlementaires et des figures de la  la Révolution algérienne.           
Dans un message lu en son nom par Mohamed Ali Boughazi, conseiller à la Présidence, le Chef de l'État, Abdelaziz Bouteflika, a rendu un hommage à la femme algérienne, à son "combat" et à son parcours.          
"Comme chaque année, la célébration de la Journée internationale de la femme m'offre l'opportunité de partager avec vous un moment où votre long  combat pour la promotion de votre condition et de votre statut est mis à l'honneur et où nous évoquons le souvenir de toutes celles qui ont pris part, grâce à leur sacrifice, à l'avènement de l'Algérie indépendante", a souligné le Chef de l'État.          
"Cette date nous inscrit dans l'universalité de nos engagements internationaux. Elle est pour nous, chaque année, l'occasion de mesurer le chemin parcouru, de consolider les acquis et d'inventer ensemble un avenir meilleur pour les femmes algériennes", a ajouté Abdelaziz Bouteflika.

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