vendredi 10 juillet 2020 18:15:34

Bordj bou-arréridj : Un pôle d’excellence dans le domaine des panneaux solaires

Nouredine Bedoui, ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, en visite de travail dans la wilaya de Bordj Bou-Arréridj, a insisté sur l’apprentissage comme modèle de développement, mais aussi de création de l’emploi.

PUBLIE LE : 08-03-2014 | 0:00
D.R

Nouredine Bedoui, ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, en visite de travail dans la wilaya de Bordj Bou-Arréridj, a insisté sur l’apprentissage comme modèle de développement, mais aussi de création de l’emploi. 80% des jeunes qui sont passés par ce mode ont intégré le monde du travail qui connaît une dynamique certaine en matière d’investissement. Le marché a besoin d’une main-d’œuvre qualifiée importante en nombre et surtout en qualité. Cette dynamique peut compter sur l’aide des pouvoirs publics pour atteindre cet objectif noble pour la wilaya qui a enregistré une baisse certaine du chômage. Les demandeurs d’emploi restants sont malheureusement sans qualification. Ce qui montre la voie à suivre pour développer la wilaya, dont l’offre d’emploi est orientée justement vers les diplômés, et assurer à ses jeunes la formation nécessaire .
M. Bedoui a insisté, d’abord, sur le renforcement et l’amélioration de l’offre de formation. Le membre du gouvernement a également inauguré certaines structures et en a inspecté d’autres. C’est ainsi qu’à Khelil, qui est la troisième commune en termes de population dans la wilaya, un CFPA a ouvert ses portes. D’une capacité de 300 places pédagogiques, le centre permet aux jeunes de la commune à vocation agricole d’avoir un métier dans ce domaine important, mais aussi dans l’artisanat et même le bâtiment. 5 classes, 5 salles spécialisées et 4 ateliers sont mis à la disposition des stagiaires, en plus de l’équipement nécessaire dans ce centre qui a coûté plus de 15 milliards de centimes. Ils ont même l’avantage de profiter d’une architecture agréable. Le ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels a donné instruction aux responsables de la structure pour s’ouvrir vers leur environnement, aussi bien pour l’enrichissement de la carte de la formation que pour le placement des apprentis.
Il a visité une autre structure similaire à Bordj Bou-Arréridj prévue pour la prochaine rentrée, avant de se rendre à l’Institut national de formation professionnelle Belazoug-Othmane. M Bedoui, qui a passé en revue ses différents ateliers et salles de cours, a rappelé que les équipement mis à la disposition des stagiaires sont à la pointe de la technologie. «Nous faisons tout pour préparer ces stagiaires à la vie active qui les attend», a-t-il dit. «Ce n’est pas étonnant que notre secteur soit un portail ouvert vers le monde du travail», a ajouté le ministre qui a noté que «la formation professionnelle doit participer à la création des richesses dans le pays à travers la mobilisation d’une main-d’œuvre qualifiée». Et au ministre d’indiquer qu’aucun développement ne peut se faire sans la formation de l’homme. M. Bedoui, qui a rencontré les stagiaires, a d’abord insister sur le bon choix de la filière. «Nous vous enseignons tout. Mais nous ne pouvons vous inculquer le bonheur de l’avoir choisi. Vous devez aimer votre métier pour réussir. Pour l’emploi, vous avez la chance de passer par un secteur qui vous permet d’avoir un emploi et même de créer votre entreprise», a indiqué M Bedoui qui a encouragé ses interlocuteurs «à profiter du dispositif d’aide à l’emploi comme l’ANSEJ». Au passage, il a annoncé que «80% des apprentis ont été recrutés».
Avant de les quitter, le membre du gouvernement a affirmé que leur réussite est un modèle pour les autres. «Vous devez raconter votre histoire aux jeunes», dit-il à l’adresse des stagiaires, qui n’ont pas manqué de lui parler de leur parcours. M. Bedoui, qui a rencontré également des travailleurs du secteur, a annoncé que «2014 sera l’année de la mise à niveau des formateurs. L’opération sera effectuée avec des partenaires nationaux et même étrangers».
Pour leur statut, il a précisé que la préoccupation est prise en charge. «Nous y travaillions dans la sérénité et surtout dans le calme nécessaire. Cela va se faire. C’est un engagement», a-t-il affirmé.

 Plusieurs conventions signées  avec des entreprises
Le personnel qui travaille dans le cadre du dispositif de pré-emploi n’est pas oublié lui non plus. Le ministre  a promis aux cadres qui lui ont soulevé leur préoccupations qu’ils seront intégrés au secteur. Il a visité un autre modèle de réussite, à savoir l’entreprise Condor qui fabrique plusieurs produits dont le marché national a besoin. Elle emploie surtout et prend comme apprentis, des centaines de jeunes. Ce qui a fait dire au ministre qu’il s’agit d’une véritable entreprise citoyenne. Cette dernière qui est spécialisée dans l’industrie électronique emploie annuellement 650 personnes. Les sortants des centres de formation professionnelle représentent un grand nombre des recrutés, les apprentis aussi. 30% de l’effectif de l’ordre de 4.339 provient de cette catégorie. Justement, une convention a été signée entre les PDG de Condor et la directrice de la formation professionnelle de la wilaya pour l’accueil des stagiaires. Le ministre qui a assisté à la signature d’une autre convention entre la même direction et le groupe Amara, spécialisé quant à lui dans la tuyauterie, a lancé un appel aux responsables locaux pour développer le partenariat dans le domaine avec les entreprises économiques, quelles soient publiques ou privées. Le ministre qui a insisté sur le lien entre la culture de l’investissement et la formation a déclaré que la wilaya de Bordj Bou-Arréridj, qui a fait ses preuves dans le premier domaine, peut être une référence pour le second.
«La wilaya en particulier et le pays en général peuvent gagner beaucoup en développant l’apprentissage qui a permis à des pays comme l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse de se distinguer», a estimé M. Bedoui. Le ministre de la formation professionnelle, qui s’est rendu dans l’usine de fabrication de panneaux solaires, a même annoncé la création d’un pôle d’excellence dans ce dernier domaine. Grâce à l’usine qui est la première du genre en Afrique, un nouveau marché s’ouvre pour des milliers de jeunes qui peuvent devenir des installateurs ou des réparateurs de ces panneaux.  
«C’est une nouvelle perspective qui s’ouvre pour le secteur qui peut généraliser cette expérience à l’agriculture et au tourisme, par exemple», a indiqué M. Bedoui qui a noté, avec satisfaction, les progrès avancés par son secteur dans la wilaya, que ce soit en termes de structures ou d’enrichissement de la carte de la formation. C’est ainsi qu’une nouvelle formation, le montage du PVC, a vu le jour. Quand on sait qu’une usine est en cours de réalisation pour fabriquer ce produit, on comprend cette orientation, d’autant que l’usine devra employer 3.200 personnes. Rappelons que la wilaya de Bordj Bou-Arréridj compte une trentaine de structures de formation professionnelle, 11 d’entre elles appartiennent aux privées. Les 19 restantes sont publiques, avec 2 instituts et 17 CFPA. L’offre de formation est de 4.600 places pédagogiques. «Ces capacités importantes devront se développer encore avec la création de trois instituts nationaux, dont un sera dédié à l’électronique», a annoncé M. Bedoui.
«C’est normal, nous sommes dans une wilaya connue comme un pôle dans ce domaine», a indiqué le ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, qui ajoute que «cet institut devra compléter celui de l’université». «Nous devons offrir aux entreprises du secteur, les entreprises les techniciens dont elles ont besoin», a conclu M. Bedoui.
 F. D.
 

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