mercredi 26 fvrier 2020 18:02:39

Commémoration de la Journée internationale de la femme

Sous le thème : « L’égalité pour les femmes, c’est le progrès pour toutes et tous »

PUBLIE LE : 08-03-2014 | 0:00
Ph : Wafa

De nombreuses festivités sont organisées à travers le pays sous le haut patronage du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, célèbre aujourd’hui, 8 mars 2014, la journée internationale de la Femme, rendant hommage à la moitié de la société pour son courage, ses combats et sa détermination dans le mouvement national de résistance, la guerre de Libération nationale, la construction du pays et sa contribution à la consolidation de la paix, de la sécurité et de la stabilité du pays. L’Algérie se recueille à la mémoire de ses femmes martyres et honore sa seconde moitié pour davantage d’égalité de chances dans la participation économique et politique dans les affaires de la cité, car en définitive, « L’égalité pour les femmes, c’est le progrès pour toutes et tous »,  thème retenu pour 2014, par les Nations unies. Célébrée le 8 mars,  par les pays du monde, la journée internationale de la Femme, dont la dynamique s’est renforcée ces dernières années par une plus grande mobilisation en contribuant à l’émergence des droits des femmes à la participation à la vie politique et économique, nous revient cette année avec plus de détermination alors que les Algériennes et les Algériens se préparent à élire le 17 avril prochain, le futur Président de la République.
L’Algérie qui a connu un véritable essor dans l’évolution des droits des femmes à la vie politique, à la faveur de la révision de la Constitution en novembre 2008, les réformes du code familial en 2005, celles en 2012 relatives au code électoral, à l’élargissement de la représentativité dans les assemblées élues et au sein des partis politiques, élargissant, de fait, la contribution active de la moitié de la société, à part égale, dans le développement d’une société plus juste pour une participation équitable dans les affaires du pays, commémore l’événement et s’arrête aux réalisations de plus d’un siècle dans le combat des femmes dans la promotion de leurs droits et des libertés qu’elles ont gagné d’abord à la sueur de leur labeur, de leur lutte au quotidien et notamment de leur combat dans le mouvement de résistance nationale couronné en 1962, par la victoire de la Révolution de Novembre 1954, contre l’occupation étrangère et le recouvrement de l’indépendance nationale. C’est également l’occasion pour la société de dresser le bilan des progrès réalisés, de célébrer les actes de certaines de nos héroïnes et d’évoquer le courage accomplis par des femmes ordinaires qui ont joué un rôle déterminant dans l’histoire du pays à différentes étapes de son évolution.  La journée qui commémore l’histoire de l’évolution des droits des femmes à la dignité, à la paix, à la sécurité et au progrès dans les mêmes conditions en tant que partenaires au sein de la société, est célébrée cette année sur le thème qui décline la symbolique de « L’égalité pour les femmes, c’est le progrès pour toutes et tous ».   
Des festivités, des cérémonies, des recueillements et des haltes dans l’histoire du parcours de la femme algérienne sont organisées un peu partout dans les quatre coins du pays pour se souvenir de la journée  qui revêt une grande symbolique et se rappeler de cette date historique dans la vie des peuples et des nations.
Houria A.

L’APN honore  des moudjahidate et parlementaires
M. Ould Khelifa : « Non aux disparités entre les hommes et les femmes »

Un vibrant hommage a été rendu, avant-hier, par l’Assemblée Populaire Nationale à des  Moudjahidate et anciennes parlementaires, à l’occasion de la commémoration de la journée internationale de la Femme. 
En effet, un cérémonie a été organisée à cette occasion en guise de reconnaissance à ces femmes qui ont tant donné à leur pays et relevé le défi de contribuer  au  développement du pays et surtout parvenir à   lutter contre les préjugés, à travers les fonctions qu’elles ont occupées.
S’exprimant lors de cette cérémonie le président de la chambre basse, M. Mohamed Larbi Ould Khelifa, a  tenu à préciser qu’à travers ce geste de reconnaissance à Leila Tayeb, Zohra Drif-Bitat, Zahra Guerrab, Zhour Ounissi, anciennes ministres et sénatrices ainsi que Baya Marok, ancienne maquisarde de la guerre de Libération et ancienne syndicaliste, de  réaffirmer le rôle que ne cesse de jouer la femme algérienne dans la société, bousculant ainsi les mentalités rétrogrades et les préjugés qui plaident pour des disparités entre les hommes et les femmes qui commencent au sein de la cellule familiale pour s’étendre à toute la société. Il rappellera que la percée réalisée par  celles-ci, dans les assemblées populaires communales et de wilayas vient confirmer qu’elles ont toutes les capacités pour s’imposer sur le terrain avec leur compétence qui ne laisse point de doute aujourd’hui.  Aussi, selon lui,  « l’Algérie a accompli de grandes réalisations  en matière de promotion des droits de la femme et de consécration de l'égalité, allant jusqu'à dépasser certains pays développés. »
Les réalisations accomplies par la femme algérienne dans plusieurs domaines résultent d'un "long combat". Elle a milité aux côtés de l'homme durant la glorieuse guerre de Libération et a été un partenaire dans l'édification et la construction depuis l'indépendance, a souligné le président de l'APN. Pour sa part, la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Souad Bendjaballah, a souligné que les questions cruciales de la femme requièrent la concrétisation de ses droits socio-économiques et politiques de manière complémentaire. « En dépit de la consécration de certains droits de la femme dans la  Constitution et le système législatif par le passé, elle reste confrontée à  des tentatives de marginalisation », a-t-elle estimé.          
  Par ailleurs, la ministre s'est félicité de la représentation de la   femme au Parlement avec un taux de 30 % considérant cette réalisation comme  étant "une force du pouvoir exécutif" qui l'aiderait à faire aboutir certaines questions liées à la femme.           
Pour sa part, la vice-présidente de l'APN chargée de la communication, de la culture et de la formation, Salima Othmani a souligné que la femme "a   besoin d'un appui" pour pouvoir accomplir son rôle, sur les plans professionnel et familial, en assurant des structures qui puissent lui faciliter la tâche. Elle a, dans ce sens, proposé des mesures incitatives pour encourager la femme chef d'entreprise dans le cadre de la famille productive à déclarer son activité, dont des mesures fiscales pour protéger son produit.          
  Cette rencontre a été organisée par la commission des affaires juridiques, administratives et des libertés de l'APN, en collaboration avec le ministère de la Solidarité nationale de la Famille et de la Condition de la femme autour du thème "les droits socio-économiques de la femme". Abordant la prochaine élection présidentielle, le président de l’Assemblée Populaire Nationale, dira que cette consultation est décisive, appelant les algériens à opter pour  le candidat qui les représentera le mieux, soulignant que le bilan et les réalisations ne peuvent que plaider en faveur du candidat Bouteflika.  
Des présents ont été donnés  à ces femmes, un geste  qui exprime la gratitude de l’auguste Assemblée populaire nationale.
Samia D.
 

Le ministre de la justice rend  hommage aux femmes du secteur
Une forte présence dans le corps judiciaire

Plus de 41% de l’effectif du secteur de la justice est féminin, alors qu’au niveau des juridictions, écoles de formation et des greffes, le nombre de femmes avoisine les 66%. Présente dans pratiquement la quasi-totalité des institutions algériennes, la femme algérienne s'impose dans le domaine judiciaire et occupe les hautes fonctions dans le domaine de la magistrature. Après la politique, le sport, l'administration, la police, la gendarmerie et l'armée nationale, la femme algérienne est rentrée de plain-pied dans le domaine de la magistrature et de la justice.
S’exprimant jeudi dernier, lors d'une cérémonie organisée par le ministère de la Justice en l'honneur des travailleuses du secteur à l'occasion de la journée internationale de la Femme, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh, s'est félicité de la place qu'occupe la femme algérienne dans son secteur, assurant que le taux de présence des femmes dans le corps de la justice dépasse 41%. Précisant que la femme est présente au niveau de toutes les juridictions, y compris  la Cour suprême et le Conseil d'Etat présidé celui-là, par une femme. M. Louh, a mis en exergue le fait que cette deuxième et importante frange de la société, est également présente dans l'administration centrale, les différentes juridictions, les écoles de formation et les greffes où le nombre de femmes avoisine les 66% et les différents métiers d'auxiliaires  de justice représentés par 32% de femmes.  M. Louh a, à ce propos, souligné que les droits de la femme en Algérie  sont « préservés », affirmant que personne ne peut mettre en doute les capacités de la femme algérienne face aux défis quel qu'en soit « l'ampleur » pour servir  les intérêts suprêmes du pays. Saisissant cette occasion, le ministre a salué l'effort consenti par la femme algérienne soulignant qu'elle a joué un rôle important en s'impliquant dans le développement du pays et l'édification de la nation. Il a rappelé, à cette occasion, que l'Algérie a répondu, dans le cadre  de ses principes et valeurs spirituelles, aux exigences des conventions et  déclarations internationales relatives aux droits de la femme.  Il s'agit, selon  lui, d'acquis à travers lesquels l'Algérie devance plus d'un pays. Par ailleurs, M. Louh a rappelé l'amendement de la Constitution en 2008 dans l'objectif de promouvoir les droits politiques de la femme et d'élargir  ses chances de représentativité au sein des assemblées élues. Il a relevé que c'est grâce à cet amendement que le taux de représentativité des femmes dans ces assemblées a atteint lors des élections locales et législatives un niveau « inégalé » par rapport à d'autres pays qui se considèrent comme  « pionniers en matière de promotion des droits de la femme ».  Et c’est la loi organique de novembre 2011, qui est venue consacrer la représentation de la femme au sein des instances élues, et qui a établi un processus graduel dans les taux de candidature féminine aux assemblées élues variant de 20 à 50%. Un taux de 20% a été retenu pour la représentativité féminine aux élections de l’Assemblée populaire nationale lorsque le nombre de sièges est égal à 4, un taux de 30% pour un nombre de sièges égal ou supérieur à 5 et 35% pour (14 sièges et plus), 40% lorsqu’il s’agit de (32 sièges et plus) et, enfin, un taux de 50% pour les sièges réservés à la communauté nationale à l’étranger. Concernant les élections des assemblées populaires de wilaya (APW), un taux de 30% a été retenu pour un nombre de 35, 39, 43 et 47 sièges à pourvoir. Pour 51 à 55 sièges, le taux est de 35%. Pour ce qui est des élections des Assemblées populaires communales (APC), un taux de 30% est prévu pour les APC dont la population est supérieure à 20.000 habitants, ce qui représente un pas de géant dans la configuration politique nationale. M. Louh a, d'autre part, salué la révision des codes de la famille et de la nationalité ayant consacré l'égalité entre l'homme et la femme en matière de droits et devoirs, soulignant que tous les acquis réalisés par la femme ont  été rendus possibles grâce à la détermination de l'Etat qui croit au rôle efficace de la femme.
Salima Ettouahria

M. Benmeradi  : « L’Etat continue d’accorder une attention particulière à la promotion de la femme »

« La femme algérienne est devenue le partenaire de l’homme dans la relance économique, sociale et culturelle et ceci grâce sa présence dans les différents domaines du travail, de création et de prise de décision. » C’est ce qu’a estimé jeudi dernier à Alger, le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, Mohamed Benmeradi, lors d’une cérémonie en l’honneur des femmes travailleuses à l’occasion de la célébration de la journée internationale de la Femme. Une cérémonie qui s’est déroulée au Centre de la famille de la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés de Ben Aknoun. M. Benmeradi a indiqué que « la position de la femme aujourd’hui est méritée au regard du rôle qu’elle a joué à côté de l’homme tout au long de l’histoire de l’Algérie.»
Il a souligné que « l’Etat algérien continue de donner une importance à la promotion de la femme algérienne ce qui lui permettra une participation efficace et dans le développement économique et sociale du pays.» Afin d’appuyer ses dires, le ministre a cité la Constitution qui a consacré le principe de l’égalité entre femme et homme en ce qui concerne les droits et devoirs.  « L’article 29 mentionne que les citoyens sont égaux devant la loi et l’article 31 signale que les institutions ont pour finalité d'assurer l'égalité en droits et devoirs de tous les citoyens et citoyennes en supprimant les obstacles qui entravent l'épanouissement de la personne humaine et empêchent la participation effective de tous, à la vie politique, économique, sociale et culturelle. L'Etat œuvre à la promotion des droits politiques de la femme en augmentant ses chances d'accès à la représentation dans les assemblées élues », a-t-il expliqué.
Dans ce sens, il a précisé que « le droit à la scolarisation de la femme qui a été consacré par toutes les Constitutions est la base de sa promotion.» Et d’ajouter « l’Algérie est le premier pays arabe qui a dépassé le seuil de 30% de la représentation de la femme au Parlement. Après les élections législatives du 10 mai 2012, la femme a eu 146 sièges sur 462, soit un taux de 31,60%, alors qu’il était de 7,78% en 2007.» Sur le plan économique, M. Benmeradi a indiqué que « l’Algérie a encouragé la participation de la femme dans les activités économique et d’investissement et dans la protection et la promotion des droits de la femme en particulier.» Selon lui, le nombre de femmes employées dans la fonction publique est plus de 607.000 femmes, soit 31,8% du taux global. Dans le domaine de l’éducation, 49,27% des filles sont scolarisées dans les trois cycles.
Dans son discours, le ministre a tenu à féliciter la femme journaliste et le rôle qu’elle joue dans les médias dans le domaine de la promotion et la prévention de la femme algérienne.
Wassila Benhamed

Centre culturel islamique
La femme musulmane a sa propre référence culturelle et religieuse

 

A l’occasion de la journée internationale de la Femme, le Centre culturel islamique d’Alger a organisé jeudi dernier une conférence-débat sur le rôle et la place de la femme musulmane, aujourd’hui, animée par Mme  Fatima-Zohra Saïdani, enseignante en sciences islamiques à l’université d’Alger. S’adressant à l’assistance présente, composée en grande partie de jeunes femmes, la conférencière s’est livrée à une véritable critique du statut de la femme en Occident avant de mettre en exergue les nombreux droits que lui reconnaît l’islam, droits qui lui permettent de jouir du respect et de la considération dans la société musulmane. Elle a souligné que la femme musulmane n’a pas à chercher ailleurs la référence culturelle et religieuse qui la met en valeur, lui donne ses droits, en faisant allusion à l’islam.
En effet, la véritable définition de la femme, de la liberté, et du respect se trouve dans l’islam, souligne le Coran en précisant dans certains versets que les femmes sont les sœurs des hommes et qu’elles ont des droits sur eux, tout comme ils ont des droits sur elles, excepté que l’homme a une prééminence, car il a la responsabilité de sa famille. Il faut ajouter aussi que la femme est un pilier dans la famille et dans la société. Si elle dévie, c’est toute la communauté qui en paie le prix. Dans l’islam, rappelons-le, la femme a pu s'imposer par sa large participation aux côtés de l'homme, dans la vie économique et socioculturelle de la communauté. Ainsi, après Khadija, la première épouse du Prophète (QSSSL), qui s’est fait connaître à La Mecque dans le domaine du commerce, Aïcha (sa 2e épouse et fille du calife Abou Bakr) s’est distinguée par une profonde érudition qui a fait d'elle une des plus brillantes figures de l'époque.
Après quoi, la conférencière a relevé la situation dégradante à laquelle est arrivée  la femme occidentale, au nom de la liberté et de l’égalité des droits, en soulignant ensuite que l’idéologie qui sous-tend cette démarche dévalorise la femme, l’animalise, l’instrumentalise. Mme Saïdani devait parler également du mouvement féministe occidental aujourd’hui et de sa focalisation sur la féminité et autres droits particuliers de la femme, en précisant que la valeur réside  dans son travail, sa situation sociale, sans aucune considération pour la nature humaine, notamment.
 Partant de là, la conférencière a présenté une série de propositions, dans lesquelles elle appelle à la reconsidération de la nature humaine de la femme, l’abandon de vieilles  idées qui la fragilisent et la dévalorisent, la révision sur la base du Coran et de la Sunna  de notre conduite vis-à-vis de la gent féminine, la prise en considération des facteurs de force de la femme et la nécessité de compter sur soi pour arracher ses droits légitimes. Elle a conclu que la femme musulmane doit être fière du statut que lui a réservé Dieu Tout-Puissant, un statut qui lui permet de jouir de tous ses droits légitimes, pour peu qu’elle reste fermement attachée à l’islam, sa référence culturelle et religieuse.
Mourad A.

La DGSN célèbre le 41e anniversaire  de la 1re promotion de policières

La Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a célébré jeudi dernier à Alger le 41e anniversaire de sortie de la 1re promotion  
de femmes policières (1973-2014), lors d'une cérémonie qui a coïncidé avec la célébration de la journée internationale de la Femme. 

La cérémonie organisée à l'Ecole supérieure de police Ali-Tounsi, a  été présidée par le directeur général de la Sûreté nationale, le général-major Abdelghani Hamel, en présence de plusieurs moudjahidate, de présidentes d'associations, de femmes artistes, sportives et journalistes.          
A cette occasion, des policières, des artistes, des journalistes et des femmes du mouvement associatif, ainsi que des personnalités nationales et  sportives ont été distinguées, en reconnaissance de leurs réalisations qui ont démontré les capacités de la femme algérienne.          
Dans une allocution lue en son nom par la directrice de l'enseignement  et des écoles, Medouri Nacera, le directeur général de la Sûreté nationale a appelé la femme policière à s'imposer et à s'affirmer davantage au sein du corps de la Sûreté nationale.            
"Le nombre global des femmes dans le corps de la Sûreté nationale s'élève à 16.565, entre cadres, gradées, agents de police et fonctionnaires",  soit 8,68% de l'effectif global, a indiqué le même responsable.          
Pour sa part, le directeur de la communication et des relations publiques à la DGSN, le commissaire divisionnaire Djilali Boudalia, a souligné que "la femme policière a fait ses preuves, à travers son dévouement dans l'accomplissement de sa mission depuis son adhésion aux rangs de la Sûreté nationale et après avoir investi plusieurs spécialités qui lui ont permis d'acquérir une grande expérience sur le terrain".
 

L’USTHB honore son personnel féminin

L’université des sciences et des technologies Houari Boumediène (USTHB) a abrité, jeudi dernier, une cérémonie en l’honneur de son personnel féminin. Cette traditionnelle rencontre qui s’inscrit dans le cadre des festivités de célébration de la journée mondiale de la Femme, coïncidant avec le 8 mars de chaque année, s’est déroulée au niveau l’USTHB dans une ambiance conviviale où toutes les présentes ont été accueillies par des roses.
Dans une allocution, le recteur de l’USTHB, M. Benali Benzaghou, a de prime abord tenu à rendre un hommage appuyé aux travailleuses. Il a ensuite axé son intervention sur la parité (hommes/femmes) au niveau de cette prestigieuse université, tant au niveau du corps enseignant qu’au niveau de l’encadrement. Il soulignera, à cet effet, que « l’USTHB compte en fait 4 doyennes et 4 doyens ». Poursuivant ses propos, il mettra en relief que « cette université a également une vice-rectrice, chargée des relations internationales ».
Evoquant, ensuite, la parité en ce qui concerne le corps enseignant, il notera que dans beaucoup de facultés, les enseignantes sont « largement majoritaires », comme c’est le cas, à titre d’exemple, au niveau de la faculté des sciences biologiques.
Le nombre d’étudiantes est également très important puisqu’il constitue « pas moins de 50% du nombre global des étudiants de l’USTHB, chiffré à pas moins de 32.000.»

L’USTHB s’apprête à fêter son 40e anniversaire
Par ailleurs, et tout en rappelant que l’USTHB s’apprête à fêter, le mois d’avril prochain, son 40e anniversaire, M. Benali Benzaghou fera savoir qu’une rétrospective sera présentée en cette occasion. Et de préciser que celle-ci aura trait à « tout ce qu’à apporté cette université pour le développement du pays ». M. Benzaghou indiquera, d’autre part, que l’USTHB œuvre actuellement à préparer son prochain plan quinquennal, « lequel plan s’inscrit dans le cadre du plan quinquennal national ».
Et d’ajouter : « Parmi les points importants que nous essayons de développer dans ce plan quinquennal, figure le numérique. En effet, nous pensons que notre présence dans le numérique mérite d’être fortement renforcée et ce, sous tous les aspects, aussi bien en termes de visibilité sur l’internet que dans l’utilisation du numérique dans l’enseignement et dans notre administration. Pour se faire, des cellules de travail ont d’ores et déjà été installées. »
Ces cellules de travail sont en train de discuter des différentes priorités. Le recteur de l’USTHB : « Le LMD est maintenant implanté à 100% au niveau de l’USTHB. Nous n’avons plus d’ancien régime. Nous allons rentrer dans la 2e génération de Licence et de Master, à l’occasion de la rentrée universitaire 2016-2017. Nous savons que nous avons probablement à mettre en place une nouvelle génération de Master et de Licence », a relevé M. Benzaghou  avant de déclarer que « le LMD est maintenant implanté à 100% au niveau de l’USTHB. Nous n’avons plus d’ancien régime. Nous allons rentrer dans la 2e génération de Licence et de Master, à l’occasion de la rentrée universitaire 2016-2017. »
Il convient de rappeler, enfin, que la plus grande université algérienne a accueilli à l’entame de cette année scolaire 5.424 nouveaux bacheliers répartis dans les filières sciences et technologies (1988), sciences de la nature et de la vie (1511), mathématiques et informatique (584), sciences de la matière (619) et sciences de la terre et de l’université (722). Le nombre global des étudiants au niveau de l’USTHB est aujourd’hui de 33.000 étudiants.
Soraya Guemmouri

 Femme : redynamisation du marché du travail, mais l'accès au poste de décision reste timide

   Le marché du travail en Algérie a connu ces dernières années de profondes mutations qui ont permis une redynamisation de l'activité féminine, puisque le taux a plus que doublé pour atteindre 17,5% en 2013 mais l'accès aux postes de responsabilité et de décision reste "timide" avec un taux de seulement 9%.
Une scolarisation massive des filles, un recul de l'analphabétisme et  les mutations socio-économiques que connaît le pays, sont autant de facteurs  qui concourent à une redynamisation du marché de l'emploi en général et l'activité féminine en particulier, a indiqué la directrice de la population et de l'emploi  auprès de l'Office national des statistiques (ONS), Mme Amel Lakehal.          
En effet, l'effectif des femmes occupées a été multiplié par 10 en l'espace  de 36 ans (1977-2013). La part de l'emploi féminin sur l'emploi total a plus que doublé passant de 7,6% en 1977 à 17,6% en 2013, alors qu'au lendemain de  l'indépendance, ce taux ne représentait que 5,2%, précise à l'APS, Mme Lakehal.      
La population occupée est estimée à 10.788.000 personnes, soit un taux d'occupation de 28%. Les femmes constituent 1.904.000 occupées, atteignant ainsi 17,6% de la population occupée totale. Le taux d'emploi (rapport population occupée à la population âgée de 15 ans et plus) est de 39% au niveau national, 63,7% chez les hommes et 13,9%  chez les femmes.  L'enquête a souligné que le niveau d'instruction universitaire constitue pour la femme le garant pour accéder au marché de l'emploi.          
Par ailleurs, les données de l'ONS montrent que le taux des femmes  instruites occupées est plus élevé que celui enregistré chez les hommes. En  effet, 40,3% ont un niveau universitaires et 25% un niveau secondaire, contre 11% et 21,1% chez les hommes. Ces données statistiques confirment "l'évolution de l'intégration de la femme dans le monde du travail", a relevé la même responsable, ajoutant que  la scolarisation massive des filles, l'arrivée sur le marché du travail de générations  plus instruites, le recul de l'âge au mariage, le recours de plus en plus élargi  à la planification familiale, sont les facteurs qui expliquent cette progression. La femme algérienne est de plus en plus présente dans le monde de l'emploi,  représentant 19% de la population active totale en 2013. Ainsi, la population active a été estimée à près de 11.964.000 personnes dont près de 2,27 millions sont des femmes, soit 19% de la population active  totale en 2013, précise encore Mme Lakehal.
 Le taux d'activité économique (taux de participation à la force de travail),  défini comme étant le rapport entre la population occupée, les chômeurs et la population âgée de 15 ans et plus, est estimé à 43,2% dont 69,5% pour les hommes et seulement 16,6% pour les femmes. Un taux "dérisoire" par rapport aux  pays développés ou ce taux avoisine 50%, commente la responsable
L'accès de la femme aux postes de responsabilité reste "timide"
 Sur ce taux d'activité économique féminin (16,6%), 71,7% sont des femmes diplômées de l'enseignement supérieur, 45% sont diplômées de la formation professionnelle et 7,5% sans diplômes, selon la dernière enquête sur l'emploi et le chômage réalisée en septembre dernier par l'ONS.
"L'activité chez les femmes est nettement faible comparativement aux  hommes, quel que soit l'âge, mais en évolution continue", a-t-elle précisé,  expliquant que le taux d'activité économique féminin par âge reste négligeable avant 20 ans, dû certainement à une scolarisation plus importante des filles.
Ce taux augmente pour atteindre 17,3% auprès de la catégorie des 20-24  ans, mais atteint sa valeur maximale (31,4%) auprès des 25-29 ans, (une femme sur trois est active) puis décroît progressivement auprès des générations plus  âgées.
 En dépit de cette évolution, l'accès des femmes aux postes de responsabilité et de décision "reste assez timide": les femmes directrices, cadres de direction et gérantes ne constituent que 9% de l'ensemble de cette catégorie, selon l'ONS.  
D'autre part, il est à relever que la gent féminine est plus touchée par le chômage, puisque son taux a atteint 29,1% en 2013, alors que la moyenne nationale était de 9,8%, selon l'ONS.

7,5% des personnes inscrites au CNRC
124.574 femmes exercent dans le commerce


Le nombre de femmes commerçantes a atteint 124.574  à fin février 2014, soit 7,5% du total des personnes physiques inscrites au  regitre du commerce et 5,1% des personnes morales (gérantes de sociétés), indique un bilan du Centre national du registre du commerce (CNRC). Sur 1.695.814 commerçants inscrits au CNRC à fin février dernier, 124.574 sont des femmes, dont 116.934 personnes physiques et 7.640 personnes morales, selon les statistiques de cet organisme.
Les créneaux professionnels exercés par la femme algérienne relèvent de toutes les activités, à l’exception des professions libérales, de l’artisanat, des métiers et des activités agricoles encadrées par des dispositifs législatifs et réglementaires particuliers. Le nombre de femmes commerçantes est passé, en 2006, de 98.117 à 115.741 en 2011 avant d’atteindre 116.474 en 2012 et 123.157 en 2013, une évolution de 26,9% en huit ans (2006-2014), relève encore la même source. « L’évolution, même timide, des inscriptions des femmes au registre du commerce est notamment le fait des facilitations introduites ces dernières années par les dispositifs de soutien aux jeunes entrepreneurs dans le cadre de l’ANDI,  l’ANSEJ, la CNAC et l’ANGEM », estime-t-on.
Par wilaya, Alger vient en tête avec un nombre de 12.962 femmes commerçantes, soit 10,41% du total national, suivie d’Oran 8.062, soit 6,47%. Un total de 4.961 femmes sont inscrites au registre du commerce dans la wilaya de Tlemcen, soit un taux de soit 3,98% du nombre total des commerçants  à l’échelle nationale, alors qu’à Constantine ce taux est de 3,83% avec 4.767  femmes exerçant des activités commerciales. « Hormis Bordj Bou-Arréridj, Tindouf et Illizi, il existe dans les 34 autres wilayas entre 1.000 et 3.000 femmes commerçantes », indique le document du  CNRC qui relève que comparativement à la population totale nationale (37,8 millions d’habitants), « il y a une femme commerçante inscrite au registre du commerce pour 298 habitants ».
Par ailleurs, les activités économiques les plus répandues chez les  femmes commerçantes ou chefs d’entreprises sont le commerce de détail, les services, l’industrie, la boulangerie-pâtisserie, le BTPH et l’import export. En effet, 47,8% des 116.934 femmes commerçantes constituées en personnes physiques en Algérie exercent dans le commerce de détail alors que 38,5% sont dans le domaine des services. Pour ce qui est des entreprises gérées par des femmes (7.640), selon  le bilan du CNRC, « les activités sont exercées pour l’essentiel dans les services  (38,3%), l’industrie et le BTPH (24,9%) et l’import-export (19,2%).»
 

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