jeudi 20 septembre 2018 08:54:08

Droits de l’homme : L’Algérie interpelle le Conseil onusien sur la situation en Palestine et au Sahara occidental

L’Algérie a interpelé, hier à Genève, le Conseil onusien des droits de l’homme sur l’état des droits de l’homme dans les territoires palestiniens et au Sahara occidental, occultés par le rapport annuel (2013) présenté à la 25e session du conseil.

PUBLIE LE : 08-03-2014 | 0:00
D.R

L’Algérie a interpelé, hier à Genève, le Conseil  onusien des droits de l’homme sur l’état des droits de l’homme dans les territoires palestiniens et au Sahara occidental, occultés par le rapport annuel (2013)  présenté à la 25e session du conseil.          
La délégation algérienne a exprimé au haut Commissaire des Nations unies, pour les droits de l'homme, Mme Navanethem Pillay, le "regret" de l’Algérie que son rapport "ne fasse pas état de la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés qui continuent d’interpeler la communauté  internationale, en particulier le Conseil des droits de l’homme".
"Ce constat vaut également  pour la situation des droits de l’homme au Sahara Occidental", a relevé la mission permanente algérienne après de l’ONU, qui prend part à la présente session du conseil à laquelle l’Algérie participe en tant que membre.          
La délégation algérienne a, toutefois, exprimé son "appréciation" au haut commissaire pour son rapport "exhaustif" et lui a rendu "un hommage mérité pour son dévouement a la cause des droits de l’homme partout dans le  monde". L’Algérie a, par ailleurs, abordé d’autres aspects évoqués dans le rapport, estimant que la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels est  "étroitement liée à la stabilité et à la cohésion sociale".           
"L’expérience a prouvé que la pauvreté, les inégalités et les frustrations sont un terreau fertile pour l’instabilité, la polarisation et l’exclusion. Des politiques de développement appropriées reposant sur une bonne gouvernance dans un monde plus inclusif et plus équilibré, sont requis pour une paix et une stabilité durables", a précisé un membre de la délégation algérienne qui intervenait au dernier jour de la session du HCDH. La représentation a également affirmé que l’Algérie "entend poursuivre sa politique de promotion socioéconomique et sa coopération avec ses voisins  maghrébins et du Sahel", précisant que c’était "dans cet esprit qu’elle participe activement aux négociations en cours pour l’agenda de développement post-2015".         
L’Algérie a souligné lors du débat de haut niveau, "partager" la préoccupation de Mme Pillay sur la "recrudescence" du racisme, de la xénophobie et de l’intolérance  qui "commande une vigilance accrue et une action résolue pour les enrayer".         


Progrès significatifs de l’Algérie

L’Algérie a progressé de façon "significative" dans  les domaines des droits de l’homme, de la démocratie et de l’Etat de droit, a affirmé le représentant de la délégation algérienne lors du débat de haut niveau du Conseil onusien des droits de l’homme.          
 Dans son intervention, la délégation algérienne a interpellé le Haut commissaire aux droits de l’homme, Mme Navanethem Pillay, sur la situation de ces derniers dans les territoires palestiniens occupés et au Sahara occidental. Le représentant marocain a dressé un véritable réquisitoire contre l’Algérie qui, selon lui, "s’adonne à une pratique de violation systématique  des droits de l’homme". "L’Algérie ne s’est jamais présentée comme le champion des droits de  l’homme qui, au demeurant, doivent être améliorés partout", a répondu le représentant  de l’Algérie qui a ajouté : "Nous sommes fiers que l’histoire de l’Algérie atteste de ce qu’elle n’a jamais agressé, ni envahi, et encore moins occupé un quelconque territoire de façon indue".  "De même que nous sommes très fiers de l’extrême vivacité de notre démocratie en vertu de laquelle tous nos problèmes sont traités de façon transparente. Ce qui est loin d’être le cas au Maroc", a-t-il soutenu. Pour l’Algérie, le Conseil des droits de l’homme est un "pilier central dans l’architecture onusienne, garant des normes et standards des droits de l’homme partout dans le monde". A ce titre, "nous encourageons le conseil à suivre l’évolution des droits de l’homme au Sahara occidental, un territoire inscrit sur la liste des Nations unies pour sa décolonisation", a encore dit le représentant de l’Algérie. Il a affirmé également que l’Algérie "poursuivra, dans la sérénité et la confiance, sa politique et sa coopération, fondée sur le bon voisinage et  le respect mutuel pour une meilleure protection et promotion des droits de l’homme,  y compris au Sahara occidental". Il a rappelé au représentant marocain que "contrairement à ses allégations, l’Algérie a reçu sept rapporteurs spéciaux" de l'ONU. Le représentant de l'Algérie a invité le marocain à apporter des réponses sur le respect des droits de l’homme au Sahara occidental, "vu l’absence d’accès  au territoire sahraoui imposée par les autorités marocaines, signalée dans les  rapports du SG/ONU et dénoncée par de nombreuses ONG, journalistes et parlementaires y compris ceux du Parlement européen", a-t-il dit.  L’Algérie participe aux travaux du Conseil, "animée par le souci d’élever  le débat et de rapprocher les perceptions sur les nombreuses questions des droits  de l’homme qui, à nos yeux, demeurent l’objectif qui nous réunit et non les réquisitoires inacceptables et critiques stériles", a encore affirmé le représentant  algérien. Il a aussi "mis en garde solennellement" son "collègue marocain" sur les propos "déplacés qui ne siéent pas à cette auguste assemblée du Conseil, qui nous commande de nous élever et d’œuvrer à ce qui nous unit".

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