mercredi 14 novembre 2018 04:45:22

Femmes et médias : Combler un déficit d’image

Les médias en tant qu’outil d’information et de sensibilisation de l’opinion publique, en tant qu’élément catalyseur de la pensée collective, ont une mission importante au regard de la promotion et de la valorisation de l’image de la femme.

PUBLIE LE : 05-03-2014 | 0:00
D.R

Les médias en tant qu’outil d’information et de sensibilisation de l’opinion publique, en tant qu’élément catalyseur de la pensée collective, ont une mission importante au regard de la promotion et de la valorisation de l’image de la femme.

Ces médias ont la responsabilité d’agir sur le plan de la communication, de telle manière à ce qu’ils soient capables de combattre les clichés et les préjugés qui persistent toujours au sujet de la femme. Le constat qui prévaut actuellement, est que ces moyens d’information de masse ne parviennent pas encore à se mettre au diapason des multiples progrès  réalisés par la femme algérienne dans une société en mutation.  C’est ce handicap constaté au niveau d’une communication assez déficiente, sur les voies et moyens à mettre en action pour combler ce déficit d’information qu’une journée d’étude et d’information a été organisée hier,  sous l’égide de la ministre de la Solidarité, de la Famille et de la Condition de la femme, Mme Souad Bendjaballah, avec le concours du  Conseil national de la famille et de la femme.
Cette problématique fut donc débattue au  siège du Centre national de la formation des personnels spécialisés de Birkhadem, (CNFPS), sur le thème de «l’image de la femme algérienne dans les medias, entre reflet de la réalité et stéréotypes».
Ont pris part à cette rencontre, des membres du Conseil national de la famille et de la femme, des députés, des universitaires et chercheurs dans le domaine de la communication, des associations de journalistes, des acteurs des médias spécialisés, des membres de la commission nationale pour le suivi et la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre la violence à l’égard des femmes, des membres de la commission chargée du suivi de la mise en œuvre du plan d’action de la stratégie nationale d’intégration et de la promotion de la femme,.
Dans son intervention d’ouverture des travaux, Mme Ladjel Khadidja, DG de la famille, de la condition de la femme et de la cohésion sociale, a cerné les axes de travail de cette journée en soulignant que l’objectif  principal est de constituer un espace de réflexion, de débat et d’échange entre les différents acteurs impliqués dans la problématique inscrite au programme, de susciter de l’intérêt autour de ce sujet, d’identifier à travers le débat, les meilleures pratiques de lutte contre les stéréotypes, de formuler des recommandations pour véhiculer une meilleure image de la femme et de diffuser  des messages positifs à son égard.  Le constat majeur qui a prévalu dans le cadre de cette rencontre est  de prendre acte du fait que les medias ne suivent pas souvent correctement et ne médiatisent pas d’une façon satisfaisante et objective des réalités inhérentes à la   condition de la femme en nette évolution au sein de la société algérienne. Ces médias restent figés et ne suivent pas l’évolution du rôle de la femme algérienne. Il y a selon une participante, une insuffisance notoire de visibilité sur des faits majeurs qui vit l’élément féminin qui a conquis une place de plus en plus perceptible et affirmés au sein de notre société. Tout le problème est de savoir renvoyer une image plus équilibrée, mieux conforme au rôle grandissant de la femme dans  les différents secteurs de la vie  de la nation.
Ce travail s’impose dans la mesure où les femmes représentent  la moitié de la population algérienne.
Les questions qui seront traitées dans le cadre de cette journée d’étude vont pouvoir donner des références, des pistes de recherche, des moyens susceptibles de servir  de base pour ouvrir l’espace de réflexion et d’action, d’agir de telle manière à réhabiliter une image de la femme qui soit plus conforme à son statut, au rôle qu’elle joue. Il s’agit aussi de briser des tabous et d’éliminer des clichés.
Dans sa communication, intitulée «Femmes et médias : difficultés et défis», Mme Matouk, professeur à l’institut de journalisme, s’est interrogée sur le fait qu’en dépit d’une «féminisation» de plus en plus évidente du métier de journaliste, les médias continuent encore à renvoyer des images en porte-à- faux avec la réalité. Cette carence est dûe au fait que le communicateur est le produit de son environnement. Il transmet une image qui traduit une certaine perception de la société. En quelque sorte, le journaliste reproduit souvent un cliché, des préjugés.
Elle constate que la nature de la problématique de la condition de la femme doit s’éloigner de la sphère politique, pour se rapprocher intimement de la question de la citoyenneté.  
M. Bouraib

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