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Ould Khelifa a l’ouverture de la journee d’etude parlementaire : « Œuvrer à résoudre les problèmes urgents entre banques et entreprises »

La solution au problème de financement des entreprises réside dans la coordination

PUBLIE LE : 05-03-2014 | 0:00
Ph : A. Hammadi

La commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale a entamé les travaux de sa session de printemps par l’organisation, hier, d’une journée d’étude parlementaire consacrée à l’enrichissement de la thématique de « l’entreprise algérienne face à la banque » dans le but d’améliorer les relations entre ces deux agents afin « d’impulser le développement financement de l’économie nationale, de promouvoir l’investissement productif et d’accompagner le financement des entreprises algériennes », comme l’a indiqué le président de l’Assemblée populaire nationale, Mohamed Larbi Ould Khelifa, dans sa communication devant les participants à la cérémonie d’ouverture de la séance.

Intervenant lors de la journée parlementaire, le  président de l’APN qui a évoqué la politique algérienne dans le domaine de l’économie et des finances, a rappelé la poursuite de la stratégie prudentielle et rigoureuse tablant sur la rationalisation des dépenses publiques prônée au niveau du budget du gouvernement avec pour objectif de préserver les grands équilibres macro-financiers et de faire face à tout impact financier.   
L’économie qui est le point de départ de toute relance du train de développement repose sur l’accompagnement du financement des agents engagés dans le processus de fabrication et de création de la richesse. Il devient en conséquence, selon le président de l’Assemblée, pour les participants à cette journée d’étude parlementaire qui regroupe des experts, des responsables des différentes institutions bancaires et établissements financiers, publics et privés, de mettre l’accent, dans leurs réflexions sur les réformes et les défis avec leurs enjeux, pour trouver les mécanismes et les solutions aux difficultés auxquelles font face les entreprises algériennes, lors des opérations avec les banques au sujet du financement de l’investissement et de son encouragement, de la mobilisation de l’épargne et du rendement de son utilisation. Le nombre des PME qui s’est multiplié ces dernières années, représentant 94% de l’ensemble du tissu des entreprises en Algérie, contre 10% entre 2002 et 2007,  a encore besoin d’être renforcé avec plus de soutien aux porteurs de projets, à la mise à niveau des entreprises en Algérie et éventuellement au relèvement du taux de la garantie dans la demande de crédit a encore ajouté Ould Khelifa, mettant en avant les mesures et dispositifs décidés dans le cadre de la politique d’encouragement et de soutien prônée par l’Etat en direction de l’emploi et de la création de PME par notamment les jeunes compétences nationales.

Approfondir la réflexion
Le président de l’Assemblée, qui a évoqué la réforme bancaire pour expliquer les résultats de la réforme fiscal, a appelé à approfondir la réflexion pour trouver les mécanismes efficaces en vue de prendre en charge les besoins financiers de l’entreprise algérienne afin de concrétiser ses projets et de contribuer au développement multisectoriel du pays et des régions du territoire national.
La coordination entre les banques et les entreprises — nœud gordien de la promotion des PME exige, selon le président de l’APN, un savoir qui aiderait à surmonter les difficultés partant du principe que l’économie de marché est également une économie de l’information et par conséquent, la création des banques de données, d’analyse et de leurs diffusions — est une question capitale pour les entreprises elle leur permettre d’apporter leur contribution à la relance de l’économie nationale.
Autrement dit, il est question d’aider à la diversification de l’entrepreneuriat entre banque et entreprise et la multiplication de la création des entreprises industrielles d’investissement financier dans le développement national, local et régional en accordant plus d’intérêt à la promotion des entités chargées du savoir, du management, des connaissances, pour la formation des élites en entrepreneuriat et en gestion pour la conduite des entreprises et des banques au service du développement. Ce sont ces sources de la richesse, comme les a qualifiées hier le président de l’Assemblée, qui stimuleront autant les mécanismes pour le financement des entreprises et créeront les industries nécessaires à la consolidation des petites et moyennes entreprises, la base de la concrétisation des objectifs assignés à la politique nationale de développement et de diversification des ressources humaines, des compétences en gestion et de réalisation de la politique économique de l’emploi mise en chantiers.
Dans sa communication, le professeur à l’université de Blida, Mohamed Boukhari, a tenté de mettre en évidence les causes et les solutions du sous financement bancaire de l’entrepreneuriat en Algérie en apportant les clarifications des concepts employés dans le schéma entre la banque et l’entreprise pour situer les risques d’échec et les facteurs de réussite de l’opération en s’appuyant sur des exemples d’autres pays. Le financement qui n’est qu’un déterminant de l’activité entrepreneuriale dans un système bancaire complexe et caractérisé par la lenteur de l’octroi des prêts.

La solution au problème de financement des entreprises réside dans la coordination
Pour Abdelhak Lamiri, la modernisation du secteur financier constitue une des priorités dans la mesure où elle canalise les épargnes des agents en surplus en destination des entités qui ont besoin de financement, évoquant que les fonds propres des entreprises ne financent que 20 à 30% des grandes entreprises industrielles. Il a constaté que le secteur financier, en participant à l’allocation efficace des ressources, permet aux bonnes entreprises, publiques et privées, de bénéficier de crédits et de se développer et aux autres qui sont mal gérées de disparaître en déclarant faillite ouvrant la voie à la création de nouvelles entreprises efficaces. Le conférencier, qui a avoué que des progrès ont été effectués, a appelé à revoir les priorités pour créer de l’emploi et de la richesse, en aidant les banques privées à investir dans le financement de l’entreprise et casser ce consensus tacite entre les deux secteurs, le public se charge de l’investissement et le prive du commerce. Un anachronisme propre à l’Algérie.
Houria A.
 

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