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4e appel à la concurrence pour les opportunités de recherche et d’exploitation des hydrocarbures : Une option pour encourager l’effort d’investissement

Le troisième train de Tiguentourine sera remis en marche dans les prochains mois

PUBLIE LE : 04-03-2014 | 0:00
Ph. Nacéra I.

Lancé officiellement le 21 janvier dernier, cet appel d’offres porte sur 31 périmètres répartis à travers tout le territoire national.

Grâce à la promulgation de la nouvelle loi 05-07 portant sur les hydrocarbures, qui octroie plusieurs opportunités pour l’investissement étranger, «une amélioration significative» a été enregistrée dans l’attractivité du domaine minier algérien, selon le président du comité de direction de l’Agence ALNAFT,  Sid Ali Betata, qui précise que cette attractivité réside dans la combinaison d’un certain nombre de paramètres tels que les objectifs conventionnels, la nouvelle dynamique qui s’installe sur la partie sud-ouest du domaine minier hydrocarbures où plusieurs nouveaux plans de développement sont lancés, outre la construction du gazoduc GR-5 pour l’évacuation des hydrocarbures. Il s’agit, notamment, de la baisse du taux de la redevance de 5% applicable sur beaucoup de périmètres situés dans les zones qui englobent les périmètres enclavés, ceux à géologie complexe et ceux situés loin des systèmes d’évacuation qui sont qualifiés par les récents amendements appelés «les périmètres de type cas 3».
Aussi, «à travers ces amendements,  nous avons un certain nombre d’éléments qui améliorent les conditions d’apport de capitaux étrangers, et essentiellement l’effort de l’investissement qui est consenti et pris en compte dans toute la procédure. Cette amélioration est notamment marquée par la forte présence de représentants  de compagnies étrangères, aujourd’hui, lors de la présentation générale des données techniques et législatives concernant le quatrième appel d’offres pour les opportunités  de recherche et d’exploitation des hydrocarbures», a également tenu à préciser, M. Betata, hier, lors de la rencontre organisée par l’Agence nationale pour la valorisation  des ressources en hydrocarbures (ALNAFT),  en ajoutant que le potentiel pétrolier et gazier riche et diversifié, de même que le développement de ce dernier «est très prometteur», compte tenu, notamment, de «la nouvelle législation algérienne en la matière qui est très sensible à l’offre d’investissement qui est consenti par les compagnies pétrolières internationales».
M. Betata a souligné que plus de 50 compagnies pétrolières et plus de 150 délégués présents à cette rencontre témoignent de l’intérêt qu’ils accordent au domaine minier algérien, notamment cet appel d’offres.
Il a souligné, entre autres, que ce 4e appel d’offres à la concurrence nationale et internationale, lancé en janvier dernier, porte sur 31 périmètres à travers tout le territoire national qui sont assez prometteurs, puisqu’ils contiennent des prospects et des leads qui permettent d’encourager un opérateur à y effectuer des travaux de recherche. En outre, les périmètres proposés concernent les bassins sédimentaires contenant les hydrocarbures de types conventionnels et ceux de types non conventionnels, essentiellement les réservoirs compacts de pétrole et de gaz, communément appelés «tight oil» et «tight gas». «Une grande partie des 31 périmètres proposés ont un objectif pétrolier mixte : c’est une combinaison de ressources conventionnelles et non conventionnelles, essentiellement tight», précise le premier responsable de l’agence Alnaft, en ajoutant que cela constitue une «nouveauté» par rapport aux précédents appels à la concurrence.
Pour ce qui est de la remise des offres et l’ouverture des plis, celles-ci sont prévues pour la matinée du 6 août 2014, tandis que la signature des contrats avec les compagnies retenues à l’issue de l’appel d’offres, celle-ci est programmée pour le 5 septembre prochain à Alger.
 Par ailleurs, cette journée a été consacrée à la présentation générale au cours de laquelle, des dispositions de la loi et des textes réglementaires régissant les appels à la concurrence, des données techniques des 31 périmètres, ainsi que des modalités de participation au data room ont été proposées à une assistance composée, notamment de représentants des plus grands groupes pétroliers internationaux.  
Kafia Ait Allouache

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Le troisième train de Tiguentourine sera remis en marche dans les prochains mois
Le directeur générale de la compagnie pétrolière Sonatrach, Abdelmadjid Zerguine, a affirmé, en marge de la rencontre portant sur le 4e appel à la concurrence lancé par l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT), en janvier dernier, que la remise en marche du troisième train de production du complexe gazier de Tiguentourine, ciblé en janvier 2013 par une attaque terroriste, devrait être mise  en service dans quelques mois. Il a expliqué que  le complexe fonctionne «normalement», avec deux de ses trois trains, et que ces deux derniers «produisent actuellement à la même cadence et la même quantité en équivalent» des trois trains existant avant l’attaque. «Avec les efforts colossaux qui ont été déployés, après l’attaque pour la récupération des trains, et dans une période très courte, nous avons récupéré une bonne énergie de production dans ce projet, même avec les deux trains seulement. `
Nous avons même pu récupérer les quantités produites avant l’attaque», a-t-il évoqué.
Pour ce qui est du retour des partenaires étrangers, M. Zerguine a indiqué, sans davantage de détail, que Sonatrach est «actuellement en discussion avec ces parties qui ont demandé de nouvelles facilitations».
S’agissant de la révision des prix sur les contrats qui vont être signés, le PDG de Sonatrach a souligné qu’un grand conflit se présente entre les producteurs et les consommateurs, et cela se trouve partout dans le monde, surtout avec la présente crise économique qui touche l’Europe et d’autre pays du monde. «Un grand débat se présente sur ce sujet, mais Sonatrach va bien débattre le sujet pour défendre bien les intérêts de l’Algérie», explique-t-il.
Abdelhamid Zerguine a assuré, par ailleurs, qu’il n’y a  jamais eu de problèmes pour commercialiser son gaz sur les marchés dans lesquels il opère. «Nous n’avons pas enregistré une baisse de volumes de gaz exporté malgré la crise en Europe. Et s’il y a une baisse, elle sera opérée en commun accord entre Sonatrach et ses partenaires», a-t-il affirmé.
Concernant les invendus du gaz sur lesquels beaucoup d’encre a coulé, le PDG de la compagnie a affirmé qu’il n’y a jamais eu de gaz invendu.
«Nous n’avons jamais eu d’invendu en matière de gaz. Même si Sonatrach serait obligée  de réduire ses exportations vers l’Europe, les quantités retirées de ce marché pourraient être commercialisées en Asie, avec des tarifs de 50% plus élevés», a-t-il ajouté, en précisant que la production en matière d’hydrocarbure pourrait s’élever de 195 tonnes jusqu’à 220 à 250 million de tonnes, en donnant la promesse de doubler l’effort de forage dans les prochaine années.
K. A. A.

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