dimanche 16 juin 2019 06:46:40

Pacte économique et social de croissance : L’impératif d’une transformation structurelle de l’économie nationale

Émanation d’un consensus entre les acteurs de la tripartite, le pacte économique et social de croissance paraphé le 23 février dernier par les trois parties concernées, gouvernement, UGTA, patronat, reprend, dans sa version rénovée, les principes directeurs qui ont guidé l’élaboration du document de 2006, en matière d’acquis sociaux et d’engagements économiques, notamment.

PUBLIE LE : 02-03-2014 | 0:00
D.R

Émanation d’un consensus entre les acteurs de la tripartite, le pacte économique et social de croissance paraphé le 23 février dernier par les trois parties concernées, gouvernement, UGTA, patronat,  reprend, dans sa version rénovée, les principes directeurs qui ont guidé l’élaboration du document de 2006, en matière d’acquis sociaux et d’engagements économiques, notamment.

La copie ainsi revue, en adaptation aux exigences de l’étape actuelle, consacre les fondements qui devront guider le processus économique et social du pays pour les cinq années à venir, en référence aux recommandations formulées par les experts, acteurs économiques et institutionnels. Des recommandations qui plaident la nécessité d’un nouveau régime de croissance basé sur la nécessaire diversification de la structure de l’économie algérienne. De ce fait, ce contrat moral met ses souscripteurs devant leurs engagements à s’inscrire dans la démarche globale portant les objectifs à cadrer aux plans économique et social, ainsi que de promotion de la concertation sur les grands dossiers qui engagent le devenir du pays. À partir de là, le pacte qui s’appuie sur une vision stratégique d’avenir est censé constituer une feuille de route pour les actions de développement  du pays, une plate-forme pour la promotion du dialogue social chaque fois que nécessaire, et un cadre destiné à situer les rôles et responsabilités de chacune des parties dans le cadre de la mise en œuvre du pacte. Les pouvoirs publics, en tant qu’acteur principal de la dynamique économique, seront appelés à garantir les conditions et moyens de concrétisation des objectifs de la croissance en veillant à assurer une participation équitable du secteur privé national dans le «pilotage stratégique des dispositifs d’appui et de soutien aux entreprises ainsi que dans la gestion des pôles et des zones industrielles». Une revendication formulée par les opérateurs du secteur qui ont de tout temps dénoncé leur marginalisation du processus de gestion des affaires économiques du pays. Cette décision vient, par conséquent, élargir la concertation aux opérateurs privés dans un souci d’équité, d’autant plus que la part du secteur privé dans le développement du pays est estimée à plus de 75% dans la valeur ajoutée nationale. En effet, il est clairement spécifié que le pacte est «basé sur une logique de partenariat pour le développement» et une «mobilisation de toutes les énergies nationales, y compris la diaspora», ce qui suppose une plus large contribution à l’effort national pour une croissance durable et pérenne. Une démarche participative qui place l’entreprise, moteur de croissance, au cœur de la politique économique. C’est un choix stratégique qui dicte que l’entreprise, notamment la PME, devra s’investir davantage dans le développement du pays, dans les  bonnes pratiques de gouvernance et dans les standards internationaux pour être compétitives et concurrentielles face aux exigences de l’heure. Le document qui reprend les grandes caractéristiques de l’économie nationale comme arguments appuie, par conséquent, l’impératif d’une «transformation structurelle» de l’économique nationale qui ne peut se faire en dehors du développement industriel  dans le cadre d’un partenariat national et international, un renforcement des capacités nationales de gestion, une mise à niveau des entreprises, une démarche de valorisation des matières premières par leur transformation localement, et un appui approprié et ciblé de l’État. Une orientation salutaire, dès lors qu’il s’agira, en définitive, de relance de l’appareil de production, de reconquête du marché national avec une perspective de placement sur les marchés internationaux. Aussi, les engagements consignés dans le document seront déclinés en plans d’actions, intégrant «des objectifs opérationnels».
D. Akila

 

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