dimanche 16 juin 2019 08:51:17

Le president du CNCPPDH : L'opposition à la candidature du Président Bouteflika, un « acte antidémocratique »

L'opposition à la candidature du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, pour un 4e mandat présidentiel est un "acte antidémocratique" car la Constitution le lui permet, a estimé, hier à Alger, le président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l'Homme (CNCPPDH), Me Farouk Ksentini.

PUBLIE LE : 01-03-2014 | 0:00
D.R

L'opposition à la candidature du Président de la  République, Abdelaziz Bouteflika, pour un 4e mandat présidentiel est un "acte  antidémocratique" car la Constitution le lui permet, a estimé, hier à Alger, le président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection  des droits de l'Homme (CNCPPDH), Me Farouk Ksentini.          
Me Ksentini a indiqué  que "l'opposition a le droit d'exister, certes, mais il n'y a aucune raison  pour qu'elle interdise ou empêche le Président Bouteflika de se présenter à l'élection présidentielle du 17 avril 2014". Selon lui, l'opposition devrait plutôt défendre le programme et les  idées qu'elle propose au lieu de "se figer sur la seule question, qui est celle  de la santé du président de la République", ajoutant que ce sujet relevait des  prérogatives du Conseil constitutionnel, une fois qu'il réceptionnera son dossier  médical.  "De quel droit refuse-t-on la candidature du Président Bouteflika à  un 4e mandat alors que la Constitution le lui permet?" s'est interrogé Me  Ksentini avant de souligner que "nul n'a le droit de s'occuper de la santé  du président plus que son équipe médicale et le Conseil constitutionnel". Me Ksentini a aussi exprimé son étonnement de constater que des hommes politiques "n'abordent presque jamais, dans leurs débats, les vrais problèmes  de la société algérienne". Il a précisé, à ce propos, qu'"il faut laisser les institutions concernées  jouer leur rôle et accomplir leur travail sans devancer les évènements", relevant,  par ailleurs, que l'interdiction de sit-in pour protester contre un 4e mandat "ne représentait pas une atteinte aux libertés, notamment à Alger qui revêt  un statut spécial en termes de rassemblements". Par ailleurs, en réaction aux récentes déclarations de l'ancien chef  du gouvernement, Mouloud Hamrouche, Me Ksentini a indiqué qu'il respectait sa  décision de ne pas se présenter à l'élection présidentielle, estimant toutefois  que la candidature de cette personnalité politique "aurait été un plus pour  la démocratie et la crédibilité des élections".
APS

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