dimanche 26 mars 2017 13:58:57

Accidents de la circulation : Des chiffres alarmants

Un organe de coordination préconisé par la Gendarmerie nationale

PUBLIE LE : 25-02-2014 | 0:00
Ph : Nacéra

Il est toujours utile, dans un travail d’alerte de l’opinion publique, de sensibilisation et d’alarme générale que le bilan, les chiffres et les statistiques d’un phénomène qui prend de l’ampleur soient donnés et redonnés afin de prévenir le plus grand nombre possible de citoyens .
C’est le cas pour les accidents de la route dont le bilan a atteint, ces dernières années, un bilan macabre. Parmi les nombreux intervenants qui réfléchissent  aux  meilleures manières de faire redescendre le diagramme de ces accidents, la Gendarmerie nationale et la DGSN fournissent un effort considérable dans ce travail de sensibilisation. Hier, au forum d’Algérie News, le capitaine Khlifa Djamel de la Gendarmerie nationale et le commissaire de police, Bouaoun Chawki, ont encore une fois rendu publics, devant les journalistes, les chiffres terrifiants des accidents de la route et le nombre inquiétant des décès qui en sont engendrés. Dans une analyse de cause à effet, le capitaine Khlifa nous informe que le parc automobile a connu, en l’espace de 10 ans, une augmentation de 3 millions de véhicules puisqu’il est passé de 4 a 7 millions de voitures en 2013, ceci pour mettre en avant les conditions dans lesquelles interviennent les unités et les sections de la sécurité routière de la gendarmerie et de la DGSN.  Le conférencier annonce par ailleurs que l’année 2013 a connu 27.544 accidents de la circulation, ce qui a provoqué 3.757 morts, 3.500 personnes avec un handicap et 1 milliard de DA comme pertes financières. M. Khlifa relève parmi ce constat négatif, un tout petit point positif — si l’on peut considérer cela comme positif — celui de la stabilité de ce bilan par rapport à l’année 2012. Pour le représentant de la gendarmerie, 89% des causes de ces accidents sont d’ordre humain et 35% sont dus à l’excès de vitesse .  «La baisse des accidents ne peut être réalisée que si les conducteurs eux-mêmes prennent conscience du danger encouru et changent de comportement sur les routes. Selon les conclusions de l’orateur, ce n’est ni l’état des véhicules ni celui des voies qui est responsable de l’hécatombe sur les routes algériennes, mais plutôt le facteur humain.»
 Le capitaine Khlifa préconise, dans les solutions proposées, la constitution d’un fichier national du permis de conduire, de la carte grise, ainsi qu’un fichier des infractions les plus commises.
Par ailleurs, la gendarmerie propose la mise en place d’une structure de coordination dont la mission sera de coordonner les efforts consentis par tout les intervenants dans la sécurité routière.
La DGSN, quant à elle, parle  de véritable crise nationale tant les accidents de la route sont devenus quotidiens et de plus en plus dramatiques en Algérie. Le commissaire de police, Bouaoun Chawki, représentant la Direction générale de la Sûreté nationale, a rappelé les 3 volets de la mission des agents de la Sûreté nationale concernant la sécurité routière, la prévention par des actions telles que celle-ci, la dissuasion par une présence de tous les instants des agents de police sur toutes les routes et la répression par l’application stricte et sans exclusive des lois et des mesures coercitives contre les chauffards.
    Farida Larbi

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