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2e Moubayaâ de l’émir Abdelkader : Confiance renouvelée

Ceux qui ont eu l’occasion de visiter la ville de Mascara connaissent bien la mosquée Sidi Hacène. Ce lieu érigé au cœur de la cité est chargé d’histoire, car c’est dans cet édifice sacré qu’a eu lieu la deuxième Moubayaâ de l’émir Abdelkader.

PUBLIE LE : 24-02-2014 | 0:00
Photos : Louisa

Ceux qui ont eu l’occasion de visiter la ville de Mascara connaissent bien la mosquée Sidi Hacène. Ce lieu érigé au cœur de la cité est chargé d’histoire, car c’est dans cet édifice sacré qu’a eu lieu la deuxième Moubayaâ de l’émir Abdelkader. 

C’était le 4 février 1833, soit trois mois après le serment d’allégeance qu’avait prononcé l’Assemblée des savants et notables sous «Chadjarat dardara» (le frêne) pour demander au jeune Abdelkader de prendre en main le destin du pays.  
Mohamed Boutaleb, président de la Fondation Émir Abdelkader, animé par le devoir patriotique, milite pour la transmission de la mémoire historique. C’est dans cet esprit, qu’il a tenu à marquer l’anniversaire de la deuxième Moubayaâ de l’émir. Pour cela, il a choisi le Centre de presse d’El Moudjahid pour mettre tout l’éclairage sur cet événement, qui revêt une importance particulière, car il a signé la naissance de l’État algérien moderne par les décisions qui s’en étaient suivies.
M. Boutaleb reconnaît que la deuxième Moubayaâ n’a pas été mise sous les projecteurs de l’histoire. Pour M. Boutaleb, si la première Moubayaâ avait un caractère régional, la deuxième s’était attribué une connotation nationale. Car l’émir Abdelkader était convaincu que seule l’Union de toutes les tribus pouvait faire face à l’oppression coloniale. À cet effet, après avoir été choisi pour mener la résistance, il décide de mettre en place un État algérien moderne en mesure de protéger les intérêts de la nation algérienne.
Un État disposant d’une armée de 100.000 hommes, une monnaie et un emblème. Pour cela, il fallait créer des instances, telle qu’une armée moderne, avec un noyau supplétif, la cavalerie, l’infanterie. On parle même de fabrication du premier canon avec une main-d’œuvre étrangère dans des ateliers à Miliana. Il était aussi question de création d’écoles où les enseignants percevaient une paye,   et d’un service sanitaire. À ce propos, M. Boutaleb précise qu’à cette époque, existaient des «ambulances» pour transporter les blessés. Le conférencier tient à préciser que parmi les préoccupations de l’émir, les instances judiciaires. Il faut dire aussi que parmi les décisions, figuraient la création de Madjliss Echourra, et le «découpage  du pays en khalifat», au nombre de 9, à leur tête des notables et des ulémas jouissant d’une grande confiance. Au cour des débats, la principale question concerne le projet de réalisation du film sur l’émir Abdelkader, la position de M. Boutaleb n’a pas changé, et la seule revendication de la Fondation est d’avoir un droit de regard sur le scénario. «La fondation a le droit de donner son avis sur le scénario du film consacré à l'émir Abdelkader. Pour la simple raison que l'institution est habilitée par la loi à le faire et la première concernée par l'histoire et les archives de cette personnalité historique», dit-il.
Par ailleurs, le président de la Fondation Émir a saisi l’occasion de la célébration de la Journée de La Casbah, pour rappeler que la famille Boutaleb avait mis à la disposition d’Abane Ramdane et d’autres dirigeants de la Révolution, sa maison sise rue Sidi-Mhamed-Cherif.
Nora Chergui
 
 

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