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24e anniversaire de la mort de Cheikh Omar Abou Hafs El Zemmouri : Il a consacré sa vie à l’enseignement, la science et l’islam

Homme de science et de culture, cheikh Omar Abou Hafs El Zemmouri aura marqué son époque. Né en 1913 à Chelghoum El Aïd (wilaya de Mila), décédé le 10 mai 1990 à Alger, le défunt s’est distingué tout au long de sa vie par son érudition, sa grande piété, et ses innombrables qualités humaines.

PUBLIE LE : 23-02-2014 | 0:00
D.R

Homme de science et de culture, cheikh Omar Abou Hafs El Zemmouri  aura marqué son époque. Né en 1913 à Chelghoum El Aïd (wilaya de Mila), décédé le 10 mai 1990 à Alger, le défunt s’est distingué tout au long de sa vie par son érudition, sa grande piété, et ses innombrables qualités humaines. Selon M. Aït Hamou, l’un de ses fils spirituels, qui a animé une conférence débat, hier, à Dar El Imam de Mohammadia (Alger), à l’occasion de la célébration du 24e anniversaire de sa mort, l’éminent savant a consacré plus d'un demi-siècle de sa vie à l’enseignement, à la science et à l’islam. En effet, outre la linguistique, le mysticisme et l'interprétation du Coran et du hadith, cheikh Abou Hafs El Zemmouri  a même enseigné  les équations mathématiques dans les zaouias de passage. Face à l’assistance du jour, composée de nombreux disciples ou « mourides », représentants de nombreuses zaouias  du territoire national, les animateurs ont rappelé la vie et le parcours du savant en soulignant la profondeur de ses connaissances scientifiques, sa piété et sa grande générosité.  
Orphelin à l’âge de sept ans, Omar Abou Hafs El Zemmouri  fut élevé par un oncle paternel qui veilla particulièrement à son éducation, a-t-on appris. Très jeune, il devient dépositaire du divin Coran, avant d’acquérir une solide formation en langue arabe et en sciences religieuses, auprès de son oncle, lui-même théologien, qui lui a permis notamment d’embrasser une longue carrière dans l’enseignement des sciences religieuses et du hadith, avant d’exercer  la fonction d’imam à la mosquée Sidi-Ramdane, dans la Basse-Casbah (Alger) de 1965 jusqu’à sa mort en 1990. Selon le témoignage de ses disciples, le savant a parcouru de nombreuses régions du pays, depuis Bordj Zemmoura, dans la wilaya de Bordj Bou-Arréridj,  sa région d’origine, à Oued Zenati (Guelma), puis Alger, la capitale, en formant des centaines de disciples dans les zaouïas de Djaâfra, Chellata et Sidi Moussa, notamment. En débutant par le Coran, cheikh Omar était animé par un profond sentiment de piété et de dévotion, disent de lui ses mourides qui rappellent à cet égard que dans sa quête constante du savoir et de la vérité, le défunt a rencontré beaucoup de savants religieux de son époque, notamment l'éminent théologien et mystique Sidi Ahmed Ben Kaddour, grâce auquel il maîtrisera les fondements du savoir religieux, notamment le « fikh » et le « hadith ». Fervent défenseur de l'islam, cheikh Omar Abou Hafs El Zemmouri était aussi un grand nationaliste, qui œuvrera à inculquer l'amour de la patrie et de la liberté à ses nombreux disciples. Avant de mourir, cheikh El Zemmouri a laissé de nombreux ouvrages sur les sciences religieuses pour la postérité dont le célèbre Feth Ellatif.
L'histoire retiendra aussi que cet érudit aux nombreuses qualités humaines, était un homme de piété et de dévotion, qui a fait beaucoup de bien partout où il est passé.
D’après les témoignages recueillis sur les lieux, l’origine généalogique de cheikh Abou Hafs remonte à sidna El Hussein, fils de Lalla Fatma-Zohra, fille du Prophète Mohamed, que la prière et le salut divin soient sur lui et ses proches.
Mourad A.
 

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