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Journee mondiale de la langue maternelle : Le Haut commissariat à l’amazighité marque l’évènement

A l’instar de tous les pays membres de l’Unesco, l’Algérie célèbre, la journée mondiale de la Langue maternelle qui coïncide avec le 21 février de chaque année.

PUBLIE LE : 21-02-2014 | 23:00
D.R

A l’instar de tous les pays membres de l’Unesco, l’Algérie célèbre, la journée mondiale de la Langue maternelle qui coïncide
avec le 21 février de chaque année.

A l’occasion de cette journée placée, cette année, sur le thème : « Les langues locales pour la citoyenneté mondiale : zoom sur la science », le Haut commissariat à l'amazighité (HCA) effectuera  à partir de demain une visite dans la wilaya de Blida, a annoncé, jeudi passé, le HCA.
Lors de cette visite de deux jours, une équipe pluridisciplinaire dans le domaine des études linguistiques, littéraire et anthropologiques accompagnera le HCA.
Il s’agit, souligne-t-on, « d’une nouvelle approche adoptée par le HCA, qui fera une halte dans quelques communes de la wilaya dont  une partie des habitants sont amazighophones ».
Pour  cette instance, « il n'est pas impossible, en effet, de parler de l'enseignement en dehors des wilayas concernées jusque-là. Des exercices réussis sous forme de cours modèles ont été réalisés dans plusieurs régions comme Tlemcen, El-Bayadh,  Ghardaïa, Tébessa, Naâma, Laghouat et Ouargla ».          
Aussi, à la faveur de la célébration de la journée internationale de la Langue maternelle, un appel sera lancé pour « établir, ensemble,  des conventions de partenariat-cadre concernant toutes les questions liées à l'amazighité, notamment celles ayant trait à l'introduction de l’amazigh dans les systèmes d'enseignement et de communication ».
Pour rappel, la journée internationale de la Langue maternelle a été proclamée par la Conférence générale de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco), en novembre 1999. Et c’est en l’an 2000 que la journée internationale de la Langue maternelle a été célébrée pour la première fois. Depuis, cette journée est célébrée à cette même date, chaque année, dans les Etats membres et au siège de l'Unesco afin de promouvoir la diversité linguistique et culturelle et le multilinguisme.

La norme mondiale est l’emploi de trois langues minimum dont une langue locale
Dans un message de la directrice générale de l'Unesco, à l’occasion de cette journée,                Mme Irina Bokova et après avoir mis en exergue que c’est depuis quatorze ans, que l’Unesco et ses partenaires célèbrent la journée internationale de la Langue maternelle, relèvera que « partout dans le monde sont organisés des activités, des conférences, des concerts, des séminaires pour aider chacun à explorer l’importance de la diversité linguistique et du multilinguisme ».
Le message met en avant, notamment que la protection et la promotion des langues maternelles sont essentielles à la citoyenneté mondiale, à la compréhension mutuelle authentique. Et d’ajouter : « Comprendre et parler plusieurs langues, c’est mieux comprendre la richesse interactions culturelles de notre monde. La reconnaissance des langues locales permet au plus grand nombre de se faire entendre et de participer activement au destin collectif ». C’est pourquoi, explique-t-elle, « l’Unesco met tout en œuvre pour contribuer à la coexistence harmonieuse des 7.000 langues parlées par l’humanité ».
Abordant, ensuite, le thème choisi pour cette année,  Mme Irina Bokova notera : « Nous mettons, cette année, un accent particulier sur « Les langues locales pour la citoyenneté mondiale : zoom sur la science », en montrant combien les langues assurent l’accès au savoir, sa transmission et sa pluralité. Elle soutient que « contrairement aux idées reçues, les langues locales sont parfaitement capables de transmettre des matières scientifiques les plus modernes, les mathématiques, la physique, la technologie. Reconnaître ces langues, c’est aussi ouvrir la porte à de multiples savoirs traditionnels scientifiques souvent ignorés, et enrichir nos connaissances. »
Les langues locales constituent la majeure partie des langues parlées sur notre planète dans le domaine scientifique. Elles sont aussi les plus menacées. L’exclusion de langues se traduit par l’exclusion de ceux qui les parlent de leur droit humain fondamental au savoir scientifique.
Pourtant le rapprochement des peuples dans le « village mondial » rend d’autant plus nécessaire le travail de compréhension et de dialogue des cultures. Aujourd’hui dans le monde la norme est l’emploi de trois langues minimum dont une langue locale, une langue de grande communication, et une langue internationale pour communiquer tant au niveau local que mondial.
La directrice générale de l’Unesco a enfin invité « l’ensemble des Etats membres de l’Unesco, l’Organisation internationale de la francophonie qui s’associe à cette journée en 2014, les acteurs de la société civile, les éducateurs, les associations culturelles et les médias à poursuivre cette promesse de diversité linguistique pour la paix et le développement durable ».
Soraya Guemmouri

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