mardi 07 juillet 2020 08:37:00

Avant-première de Sur le quai de la vie : Un drame social poignant

Le premier long métrage de Badis Foudala Sur le quai de la vie, a été projeté, jeudi soir, à la salle El Mougar d’Alger, en présence d’une pléiade d’acteurs ayant participé au film et un public nombreux venu découvrir la première expérience cinématographique du jeune réalisateur.

PUBLIE LE : 22-02-2014 | 0:00
D.R

Le premier long métrage de Badis Foudala Sur le quai de la vie, a été projeté, jeudi soir, à la salle El Mougar d’Alger, en présence d’une pléiade d’acteurs ayant participé au film et un public nombreux venu découvrir la première expérience cinématographique du jeune réalisateur.
Le film relate la vie de Larbi (incarné par le jeune Fayçal Bengermous), jeune homme de vingt ans qui se voit contraint de quitter Mostaganem pour regagner Biskra à la recherche du travail. Il laisse sa mère alitée à l’hôpital (Fatiha Berber), son départ est aussi un exutoire pour fuir son passé et les problèmes d’héritage avec son beau-père (Hassan Benzerari) un acariâtre cupide qui le dépossède avec sa mère de leurs biens. Il se retrouve coincé dans l’arrière de son camion frigorifique après que la porte s’est refermée, faute d’équipement ; le camion est démuni d’issu de secours et du système de déverrouillage de l’intérieur, il assiste à son agonie en remémorant son passé difficile et ses rêves indomptables. Il fut sauvé in-extremis d’une mort certaine.
Le scénario, écrit par Mustapha Bendhina, se distingue par sa narration non linéaire, un procédé narratif rare dans le cinéma algérien, la passion théâtrale du cinéaste laisse sa touche encore une fois : « La narration non linéaire donne du suspens. C’est un peu issu du théâtre, c’est l’âme du théâtre qui ne veut pas me laisser tranquille », a relevé le réalisateur à l’issu de la projection. En effet, des flash-back récurrent jalonnent le film entre les abominables souffrances de Larbi qui relatent son passé à sa ville natale Mostaganem et les aléas de la vie qui l’ont poussé à venir chercher du travail à Biskra.
Par ailleurs, le cinéaste indique : « Le titre du film a été choisi par l’auteur et il m’a beaucoup plu, c’est un quai sur lequel on voit l’horizon mais on ne voit pas le bout. Et puis dans la vie il faut qu’on soit optimiste, l’auteur a voulu la mort du protagoniste à la fin, moi j’ai voulu mettre un brin d’optimisme », a-t-il fait savoir, pour ce qui est du tournage, d’une durée de 25 jours seulement, Badis Foudala souligne que « c’est un record de faire un film dans deux villes en peu de temps, mais lorsque la volonté y est, on peut passer toutes les briques. »
Acteur de théâtre et metteur en scène, Badis revient sur sa première expérience au cinéma : « C’est une route inévitable pour s’exprimer comme c’est le cas pour le théâtre, je dirai que c’est une aventure et toutes les créations artistiques sont des aventures, mais il faut que l’aventure ait un noble message à véhiculer et un espace de formation pour autrui. Le point fort de ce film est le sujet qui était autrefois un tabou social, ce n’était pas donner d’aborder le volet sécuritaire dans les camions frigorifiques qui sont démunis du système de déverrouillage de l’intérieur, c’est une réalité algérienne qui était fatale pour plusieurs, hélas ». De son côté Fatiha Berber s’est dit optimiste pour le cinéma algérien : « J’ai de l’espoir pour le cinéma algérien, on a tout, absolument tout ; de talentueux comédiens, de bons réalisateurs, de bons sujets à traiter ainsi que les moyens nécessaire pour faire un bon cinéma. Pour ce qui est de Sur le quai de la vie, je suis contente de travailler avec Badis Foudala et d’accompagner de jeunes talents comme Fayçal Bengermous », a-t-elle noté.
Le protagoniste du film, Fayçal Bengermous a arboré sa joie de faire sa première apparition au cinéma aux côtés des stars du septième art algérien : « C’est un énorme privilège de travailler aux côtés de grands noms du cinéma algérien comme Fatiha Berber, Hassan Benzerari et Mustapha Ayad, c’est un grand plaisir, je n’ai jamais imaginé avoir une telle chance. J’ai donné le meilleur de moi-même, j’espère être à la hauteur des espérances. Je remercie également le cinéaste et le producteur qui ont cru en moi », a-t-il conclu.
Sid Ali Bensalem, acteur, directeur de production et assistant réalisateur, a tenu à honorer les jeunes techniciens ayant participé au film, en l’occurrence, le directeur de la photographie et l’ingénieur de son qui se sont révélés des professionnels avec un si jeune âge.
Kader Bentounes

  • Publié dans :
  • film
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions