dimanche 20 octobre 2019 13:01:41

Après la prise en charge par la fonction publique des revendications des syndicats : Reprise des cours

Selon le ministre de l’éducation nationale : « Le report des examens et des vacances n’est pas à l’ordre du jour »

PUBLIE LE : 19-02-2014 | 23:00
D.R

L'Union nationale des personnels de l'éducation et de la formation (UNPEF) et le Conseil national autonome des professeurs du secondaire et technique (CNAPEST) ont décidé l'arrêt de la grève entamée depuis plus de trois semaines et la reprise des cours, après la prise en charge par la direction générale de la fonction publique de toutes les revendications soulevées.     

Le Syndicat national autonome des professeurs du secondaire et du technique (SNAPEST) a, quant à lui, décidé de poursuivre la grève, en attendant la fin des négociations avec le ministère délégué chargé de la réforme du Service public. Conformément à l'accord, tout enseignant, des cycles primaire ou moyen, ayant cumulé 10 années d'expérience, à compter de la date de son recrutement, ouvre droit à la promotion au poste d'enseignant formateur, à l'instar des enseignants du secondaire. Ce point figure parmi les principales revendications de l'UNPEF pour lesquelles elle a lancé un mouvement de grève avec le CNAPEST et le SNAPEST depuis plus de 20 jours, appelant à combler "les lacunes" contenues dans le statut particulier des travailleurs du secteur, dont le droit à la promotion.
La liste de revendications comprend également la révision de la prime de zone dans la région du Sud et des Hauts Plateaux. Cependant, le ministère qui a déjà pris en charge plus de 80% des revendications relevant de ses prérogatives, comme la garantie du logement, la médecine de travail et la formation des enseignants n'est pas en mesure de réviser le statut particulier qui relève des prérogatives de la direction de la fonction publique.
Le responsable de la communication à l'UNPEF, Messaoud Lamraoui, a déclaré que la rencontre avec les représentants de la direction générale de la fonction publique a été couronnée par "la satisfaction" de la principale revendication, concernant le droit de promotion de l'enseignant du primaire et du moyen.
 Le coordonnateur national du CNAPEST, Nouar Arabi, a déclaré qu'un accord relatif à l'intégration des enseignants en fin de carrière a été dégagé à l'issue de la rencontre qui a regroupé mardi dernier le ministère délégué chargé de la Réforme du Service public et des représentants du CNAPEST. Après examen de la situation par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, il sera proposé "la généralisation de cette décision à l'ensemble de la fonction publique", a-t-il ajouté. Le bureau national du SNAPEST a indiqué que les négociations avec le ministère délégué chargé de la réforme du Service public sont toujours en vigueur et reprendront jeudi. "La grève se poursuivra et à l'issue des négociations, le bureau se réunira pour évaluer les résultats et décider de la poursuite ou non du débrayage", a fait savoir la même source dans un communiqué. Une autre rencontre avait réuni mardi le SNAPEST et la Fonction publique pour examiner les points en suspens.
Le débrayage mené par les travailleurs du secteur de l'Education a connu un "taux d'adhésion conséquent", selon ses initiateurs, et ce grâce à la mobilisation et la détermination des enseignants. Seule une minorité "n'a pas répondu favorablement" à la grève, selon la tutelle qui a fait savoir que des enseignants se sont "retirés" ces dernier jours du mouvement de protestation.
Le chargé de communication au ministère de l'Education nationale, Fayçal Haffaf, a indiqué que le report des compositions du deuxième trimestre et des vacances de printemps suite à la grève "n'est, jusqu'à présent pas à l'ordre du jour". Pour lui, il n'y a pas assez d'"arguments pédagogiques" permettant le report de ces examens à une date ultérieure.

-----------------------------

Selon le ministre de l’éducation nationale :
« Le report des examens et des vacances n’est pas à l’ordre du jour »

Le report des compositions du deuxième trimestre et des vacances de printemps suite à la grève menée par différents syndicats pendant plus de trois semaines « n’est pas, jusqu’ici, à l’ordre du jour », a-t-on appris hier auprès du ministère de l’Education nationale.

« Il n’est pas question aujourd’hui de décider du report des compositions du deuxième trimestre ni des vacances de printemps, suite à la grève menée par différents syndicats pendant plus de trois semaines », a indiqué à l’APS le chargé de communication du ministère, Fayçal Haffaf. Pour lui, il n’existe pas assez d’« arguments pédagogiques » permettant le report de ces examens à une date ultérieure. M. Haffaf a expliqué que le dispositif de pédagogues mis en place pour évaluer les conséquences de la grève sur les programmes a conclu jusqu’à présent au «manque d’arguments pédagogiques» nécessitant le report des examens. Il a, à ce propos, souligné que la tutelle a élaboré une stratégie afin de prendre en charge « tout dysfonctionnement pouvant surgir pour une quelconque raison, notamment, la grève. »
M. Haffaf a également précisé que les programmes pédagogiques élaborés « ont été réalisés de manière flexible pour permettre de récupérer les cours pouvant être perdus pour des raisons imprévues. »
Le chargé de communication a encore rappelé le rôle de la commission chargée du suivi des programmes d’enseignement et de l’évolution de leur exécution, seul dispositif habilité à prendre les dispositions adéquates en cas de retard accusé dans les cours pour une grève ou autre situation, a-t-il expliqué. Dans le même sillage, le représentant du ministère a affirmé que ce dernier « assure le suivi de l’après grève à travers des équipes pédagogiques spécialisées ». « Ces équipes tiendront compte des spécificités de chaque wilaya, voire de chaque établissement ayant suivi la grève », a-t-il dit. Concernant l’impact de la grève sur les élèves des classes des examens la même source a ajouté que le ministère accordera durant le mois de mai prochain un délai d’une semaine à quinze jours aux élèves pour les révisions. M. Haffaf a indiqué, enfin, qu’après une évaluation pédagogique de la situation, le ministère adressera, dans une semaine, une circulaire aux directeurs de l’éducation des wilayas comportant les actions à entreprendre pour l’après grève. Le ministre de l’Education, Abdelatif Baba Ahmed, n’avait pas écarté, samedi dernier, l’éventualité du report des examens de fin d’année 2013-2014, si la grève que connaissait le secteur se poursuivait pour la quatrième semaine consécutive, en raison de l’impossibilité de rattraper le retard accusé dans les cours. L’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (UNPEF), a décidé lundi de geler son mouvement de grève, après un débat autour de la rencontre syndicat-fonction publique qui a eu lieu dimanche et lundi. La décision a été prise suite à « l’accord favorable » donné par la direction de la fonction publique concernant le droit à la promotion des enseignants des cycles primaire et moyen, principale revendication de l’UNPEF. Le ministère délégué chargé de la Réforme du service public a approuvé également les revendications du Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (CNAPEST, élargi) relatives à l’intégration des enseignants en fin de carrière sans formation.

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions