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Tendances monetaires et financieres : 194,012 milliards de dollars de réserves de changes à fin décembre 2013

La centrale des risques sera opérationnelle dès octobre 2014.

PUBLIE LE : 20-02-2014 | 0:00
D.R

«La centrale des risque, plus moderne et globale sera mise en œuvre dès octobre prochain pour accompagner les nouvelles mesures financières des banques » ce qui suppose que le crédit à la consommation qui sera rétabli à l’issue de la tripartite, de ce dimanche 23 février, sera consacré dans le cadre de la LFC 2014 ou la LF 2015 comme l’a fait savoir le ministre du Commerce. C’est ce qu’a annoncé, hier, le gouverneur de la Banque d’Algérie à l’occasion de la présentation des principaux agrégats monétaires et financiers au titre du quatrième trimestre de 2013 lors d’une réunion d’information et d’orientation regroupant les premiers responsables des banques et établissements financiers avec la Banque d’Algérie au siège de l’Ecole supérieure de banque. Des indicateurs qui confirment, une fois de plus, la solidité financière extérieure de l’Algérie et sa stabilité macroéconomique. Le maintien de la solidité de la position financière nette de l’Algérie est appuyée, a souligné l’intervenant, par un niveau faible de la dette extérieure du pays ramenée à 3,3 milliards de dollars fin décembre 2013 (3,8 mds de dollars en 2012). En effet, l’efficacité de la conduite de la politique monétaire a contribué à ces bonnes performances. L’encours des réserves de changes (or, non compris) ont atteint 194,012 milliards de dollars à fin décembre 2013 ce qui dénote de la soutenabilité de la situation financière extérieure de l'Algérie cela même si l’économie nationale sous l’effet « des autres risques pesant sur les perspectives à court terme de l’économie mondiale à travers notamment le prix du pétrole. L’exercice 2013 sera également marqué par la « poursuite de la gestion prudente de ses avoirs en devises » par la Banque d’Algérie ce qui a contribué à la stabilité financière extérieure sur le moyen terme, fera remarquer M. Laksaci qui a fait savoir, à ce titre, que sous l’effet de l’amenuisement du différentiel d’inflation entre l’Algérie et ses 15 principaux pays partenaires commerciaux, soit à 1,71% à décembre 2013, le taux de change effectif réel du dinar s’est déprécié de 3,79% en moyenne en 2013 par rapport à 2012. Toutefois, le taux de change effectif réel du dinar a connu une appréciation de près de 4% à décembre 2013 par rapport à son niveau d’équilibre. Les données indiquent aussi, au titre de l’évolution de la balance des paiements que les exportations de l’Algérie, sous l’effet d’une forte contraction des quantités d’hydrocarbures exportées, soit (-7,37%), leur volume en valeur ayant reculé de 10,27% au cours de la période sous revue par rapport à 2012 se sont établies à 63,33 milliards de dollars en 2013 soit une baisse semestrielle de 32,3 à 31,1 milliards de dollars. Aussi, notre pays a exporté pour 16,46 milliards de dollars d’hydrocarbures au 4e trimestre alors que les exportations hors hydrocarbures ont atteint à la même période 1,1 milliard de dollars ce qui « confirme leur faiblesse structurelle », dira M. Laksaci. Par ailleurs, les importations ont été chiffrées à 55,13 milliards de dollars en 2013 soit « un niveau insoutenable », dira le gouverneur de la Banque d’Algérie. Le volume des importations pour le 4e trimestre ont atteint 13,41 milliards de dollars sachant que les biens d’équipements industriels ont occupé une pole position avec 27,6%, soit une hausse de 18,9% par rapport à 2012, alors que les biens de consommation alimentaires ayant intervenu à la quatrième place avec 14,9% de hausse. A ce propos, M. Laksaci fera cette remarque que « l’effort de la promotion des exportations ne semble pas avoir l’effet escompté, et que les mesures de substitution aux importations sont en deçà des attentes ».

5154,24 milliards de dinars de crédits à l’économie en 2013
Le fort rythme de croissance des crédits à l’économie nationale à fin décembre 2013 soit 20,21% émerge comme étant le principal déterminant de l’expansion monétaire durant cet exercice. 5154,24 milliards de dinars ont été accordés sous ce chapitre. Ce dynamisme des crédits bancaires à l’économie expliqué par les mesures de facilitation et de soutien prises par les pouvoirs publics en début d’année est plus significatif par rapport à 2012. Ces indicateurs, a affirmé M. Laksaci, traduisent une nette impulsion de l’intermédiation bancaire en matière d’allocation des crédits précisant que la mobilisation des ressources dépend de moins en moins des hydrocarbures. Les données indiquent que les crédits alloués aux entreprises privées à la même période ont atteint 2.366,69 milliards de dinars alors que le montant accordé au EPE a été de l’ordre de 2.407,34 milliards de dinars. Globalement, les crédits au secteur public ont atteint 2.432,32 milliards de dinars alors que le secteur privé, y compris les ménages ont été de 2.721,57 mds de dinars. Le total des dépôts collectés par les banques ont été chiffrés à 6.868, 27 milliards de dinars soit 7,9% de progression. Les dépôts du secteur des hydrocarbures ont, par ailleurs, connu une forte contraction de 75% en 2013. Concernant l’inflation, les indicateurs démontrent que le phénomène est d’ordre endogène induit par l’envolée des prix de certains produits alimentaires. Aussi, après 19 mois de tendance haussière, entre juillet 2011 et janvier 2013, la cadence a entamé un mouvement de baisse en février 2013, a affirmé le gouverneur de la Banque d’Algérie. En fait, le taux de l’inflation s’est fixé à 8,07% à mars 2013 puis à 6,59% à juin 2013 contre 8,89% en décembre 2012, soit un taux modéré à -5% durant les dernières années, a affirmé M. Laksaci qui précisera que « le principal déterminant de l’inflation réside dans l’agrégat monétaire. En somme, la désinflation s’est confirmée en 2013 tant en moyenne annuelle qu’en glissement sur la base d’une nette décélération monétaire, dira t-il. En guise de conclusion, « après les importants efforts en matière d’investissements publics et leur contribution dans à la croissance hors hydrocarbures, l’investissement productif dans les secteurs hors hydrocarbures devrait apporter une contribution accrue au potentiel de croissance et une dynamique plus soutenue en matière de réalisation des investissements dans les secteurs des hydrocarbures où l’autofinancement reste de vigueur ». Aussi, la capacité de financement qui reste appréciable permet d’asseoir un nouveau schéma de financement de l’investissement productif à partir de 2014, tout en évacuant tout éventuel recours à l’endettement extérieur ». Dans sa lancée, le gouverneur de la Banque d’Algérie a fait savoir que le Conseil de la monnaie et du crédit s’est réuni récemment et conclu que la Banque d’Algérie doit réactiver son rôle de prêteur en matière de refinancement des banques.
Une mission qui sera reprises dès cette année, a-t-il affirmé. A ce propos, M. Laksaci insistera sur le fait que l’allocation des ressources bancaires se fasse efficacement. « Les banques ont cette responsabilité supplémentaire de s’assurer que les flux des crédits aillent à la croissance », a-t-il déclaré. Il fera état également de ce règlement édicté par le CMC qui consiste en la refonte du dispositif réglementaire, le délai étant donné aux banques pour reprendre le crédit à la consommation début octobre 2014.
D. Akila
 

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