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Rencontre DGFP - Unpef : Vers le dénouement de la grève

Selon des spécialistes la grève est un facteur de démotivation

PUBLIE LE : 18-02-2014 | 0:00
D.R

Les enseignants du cycle primaire recrutés avant 2011 bénéficieront du grade de professeur d’école primaire.  C’est ce qui a été conclu, hier, suite à une réunion marathon de deux jours, entre les représentants de l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef), et ceux de la Fonction publique.

Au cours de cette seconde et importante rencontre qui a eu lieu sous la présidence de Mohamed El-Ghazi, ministre auprès du Premier ministre, chargé de la Réforme du service public, l’Unpef, qui a entamé sa grève depuis le 26 janvier dernier, a eu l’approbation de la DGFP pour la satisfaction de ses  revendications qui portent, en gros, sur la révision du statut particulier de l’enseignant dont l’application a généré des injustices et des incohérences.
En tout état de cause, cette importante rencontre annonce un dénouement proche du bras de fer entre les syndicats grévistes et le ministère de tutelle qui a duré un peu plus de trois semaines avec un important retard en volume horaire estimé à 120 heures à rattraper afin d’achèvement le programme scolaire dans les délais.  
Ainsi, le dossier soumis à la Fonction publique, qui a donné son aval pour le passage automatique au grade de professeur d’école pour tous les enseignants du cycle primaire recrutés avant l’année 2011, semble avoir une évolution favorable, selon le porte-parole de l’Unpef qui a qualifié cette rencontre de «positive», en indiquant que son syndicat «a reçu des assurances de la part de la DGFP».
Les deux parties concernées ont en outre approuvé le point relatif à la prise en considération des années d’ancienneté dans la carrière professionnelle des enseignants de ce même cycle.
Une rencontre similaire devait avoir lieu hier avec les deux autres syndicats grévistes, à savoir le Syndicat national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (Snapest) et le Conseil national autonome  des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (Cnapest).
S’agissant de la grève qui s’est poursuivie hier pour sa 23e journée, la tension a connu tout de même une baisse sensible et significative.
Selon des sources proches des milieux des syndicats et des enseignants grévistes, il y a lieu de saluer particulièrement les toutes dernières décisions qui ont soulagé les esprits et qui permettront, sans nul doute, la reprise des cours.
Il y a lieu de rappeler que le dialogue entre le ministère de tutelle et des partenaires sociaux n’a jamais été interrompu.
La dernière rencontre entre les deux parties a eu lieu mardi dernier en présence des représentants de la Fonction publique afin d’éclaircir les visions sur les revendications en suspens.
L’évaluation de la situation résultant de la grève et l'éclaircissent  de certains points relatifs au statut particulier ont été les points phare de cette rencontre.
Sarah Sofi

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Selon des spécialistes
la grève est un facteur de démotivation
La grève dans le secteur de l’Éducation, qui en est  à sa quatrième semaine, a eu, pour conséquence, de «fragiliser» et de «démotiver» une grande partie des élèves, rendant «laborieuse», l’assimilation des leçons  lors de la reprise des cours, ont indiqué, hier, des spécialistes.
Pour Nafissa Benouzid, psychologue à l’hôpital psychiatrique de Chéraga, l’arrêt des cours dans les écoles a créé «un surcroît» de stress chez les élèves, particulièrement chez les élèves des classes d’examen qui se trouvent «anxieux et insomniaques».
«Beaucoup de parents d’élèves ont ramené leurs enfants pour des consultations suite à cette grève. Beaucoup d’entre eux souffrent de stress, d’anxiété et d’insomnie, de peur de ne pas rattraper les cours et de pouvoir les assimiler  de nouveau», a-t-elle expliqué.
Elle a ajouté que ces élèves avaient perdu de «leur flamme» de travailler pour assurer leur année scolaire normalement ou de décrocher le baccalauréat, relevant que déjà en temps normal, ils éprouvaient toutes «les peines» du monde à assimiler et à comprendre les cours sans stress et angoisse.
«Il est impossible, de plus, pour l’élève d’étudier tout seul dans ces conditions», a-t-elle estimé.
De son côté, Ahmed Tessa, pédagogue, a indiqué que l’arrêt des cours a induit des «séquelles» psychologique chez les élèves, soulignant que pour une partie d’entre eux, ils sont «démotivés, fragilisés et traumatisés».
«Les cours peuvent être récupérés pour une bonne partie d’entre eux, mais pour un certain nombre, ils auront besoin d’un soutien psychologique et une aide familiale pour renouer normalement avec les cours», a indiqué M. Tessa, expliquant qu’au bout d’un mois de grève, le volume de connaissances emmagasiné par les élèves «commence à baisser».
Selon ce spécialiste, pour une bonne partie des élèves, les enseignants et les parents, notamment, doivent à la reprise des cours, les motiver une nouvelle fois et leur redonner confiance en soi, en communiquant et en organisant des débats avec eux pour leur faire comprendre qu’ils peuvent vraiment rattraper et assimiler les cours.
 «L’élève a besoin d’être mis en confiance en lui offrant une sécurité psycho-affective. Nous ne devons pas rattraper les cours de manière mécanique. La parole de l’enseignant, des parents et des psychologue est très importante  pour recréer le climat stimulant avant la grève», a-t-il soutenu.
Des syndicats de l’éducation continuent à observer leur mouvement de grève dans les établissements scolaires (lycées, collèges et écoles) pour la 4e semaine consécutive.
Le mot d’ordre de grève avait été lancé par le SNAPEST, le CNAPEST et l’UNPEF.
Ces syndicats avaient séparément appelé à une grève pour la révision du statut particulier, notamment dans son volet relatif aux promotions et à l’actualisation des indemnités dans les régions du Sud et des Hauts Plateaux.
APS

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