vendredi 24 mai 2019 03:07:06

Grève des enseignants : Le bras de fer continue

Le ministre des Affaires religieuses appelle les enseignants à faire preuve de sagesse

PUBLIE LE : 17-02-2014 | 0:00
D.R

Pour la quatrième semaine consécutive, les établissements scolaires sont perturbés par la grève des enseignants. Le bras de fer entre les trois syndicats grévistes (Unpef, Snapest et Cnapest) et le ministère de tutelle angoisse les parents d’élèves qui voient leurs enfants pris en otage depuis le 26 janvier dernier.

Les menaces de Baba Ahmed de recourir, tout simplement aux licenciements des enseignants grévistes et l’entêtement de ces derniers ont fait que la situation se corse davantage dans un secteur aussi sensible qu’est l’éducation nationale. Cette situation difficile et complexe angoisse les élèves et leurs parents dont certains pensent déjà à transférer leurs enfants vers les établissements privés. « Depuis un mois déjà mon fils qui est en quatrième année moyenne traîne dans la rue. Je le dépose à 8h du matin au CEM. Il passe à peine deux heures en classe. A 10h, il est mis dehors avec tous ses camarades du collège avec une instruction ferme de ne pas revenir l’après-midi », déplore Salah Edine rencontré devant le CEM l’Emir Khaled de Kouba qui pense déjà à retirer son fils de l’école publique afin de le placer dans une école privée. « L’état des chose m’inquiète beaucoup, au point où j’ai pris la décision d’orienter mon enfant vers le privé », rétorque-t-il. Seulement ce n’est pas tous les parents qui peuvent se permettre « ce luxe ».
Un peu plus loin au niveau devant le lycée Saad-Dahleb, Nadia mère de deux enfants inscrits en troisième année secondaire, estime que « si les enseignants ont le droit de faire grève, qui est un droit constitutionnel, les chefs d’établissement, eux, n’ont  pas le droit de renvoyer les élèves dans la rue ». Un autre parent qui soutient ses propos lance en notre direction, « l’établissement scolaire doit assumer la responsabilité des élèves qui lui sont confiés. Il doit assurer le service minimum qui doit être assuré pour la surveillance scolaire pendant les journées de grève ». La majorité des parents d’élèves insistent, dans ce cadre, sur l’obligation de surveillance qui doit être assurée pendant la totalité du temps scolaire, c'est-à-dire pendant toute la durée au cours de laquelle l'élève est confié à l'établissement scolaire.
« La surveillance des élèves  doit revêtir un caractère continu. En aucun cas, ils ne peuvent être autorisés à quitter l'établissement durant les temps libres inclus dans les périodes scolaires fixées par l'emploi du temps ou encore durant les périodes de grève. »
Au niveau des écoles primaire de la commune de Kouba, nous constatons une forte présence des parents inquiets et angoissés. Une fois leurs enfants entrés, ils n’arrivaient pas à quitter les lieux de peur de les faire sortir. En se livrant aux commentaires, la responsabilité est rejetée, tantôt aux enseignants, tantôt à la tutelle. Certains soutiennent qu’en sa qualité de premier responsable du secteur, le ministre aurait pu tenter de trouver un compromis afin de préserver l’intérêt des élèves. D’autres accusent les syndicats de vouloir améliorer leur situation socioprofessionnelle sur le dos des élèves et leur avenir…
Mais tous sont unanimes à dire qu’il est temps que ce conflit trouve un dénouement. Un souhait qui semble très difficile à réaliser vu l’entêtement des parties concernées.
Des  associations des parents d'élèves en appellent, à cet égard, à la « sagesse des uns et des autres » pour que les élèves, puissent achever le programme « dans la sérénité ». « A chaque fois qu'il y a une perturbation, on rattrape le retard induit sur le dos des enfants. Le ministre décide de prolonger la date des examens. Cette décision n’arrange en aucun cas les parents et les élèves en classe d’examen. Le coup de gueule des parents d’élèves est une réaction légitime, de leur point de vue, contre les grévistes accusés d’hypothéquer l’avenir des enfants, toujours perdants.
Pour les responsables du secteur le prolongement de la date des examens répond aux règles pédagogiques éducatives contrairement aux rattrapages qui sont anti pédagogiques et même déconseillés. Ceci dit le report des examens permet de casser le stress de l’enfant en étalant la durée afin d’achever et d’assimiler le programme de l’année.
Hier, les établissements scolaires d’Alger secondaires du pays ont été dans leur majorité, touché par le mouvement de grève. En guise de solidarité avec leurs collègues grévistes, en l’occurrence le Snapest, le Cnapest, l’Unpef, le CLA a organisé hier, une seconde journée de protestation à travers l’ensemble des établissements secondaires du pays. Suite « aux mesures répressives » annoncées par le département de Baba Ahmed à l’encontre de ses confrères grévistes, à savoir le Snapest, le Cnapest et l’Unpef, ce syndicat non gréviste qui plaide pour la liberté syndicale dans ce secteur névralgique afin de défendre les intérêts des enseignants a décidé d’observer une journée de protestation chaque semaine.
Sarah Sofi

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Le ministre des Affaires religieuses appelle les enseignants à faire preuve de sagesse
Le ministre des Affaires religieuses et du wakf,  Bouabdellah Ghlamallah a appelé, hier à Alger, les enseignants grévistes à faire preuve de sagesse et à "faire prévaloir l'intérêt des élèves".          
Intervenant en marge d'une conférence animée par l'imam et prédicateur  de la grande mosquée de La Mecque et conseiller au cabinet royal du Royaume d'Arabie saoudite, le Dr Salah Ben Abdallah Ben Hamid, à Dar El Imam, M. Ghlamallah a appelé "les enseignants grévistes à œuvrer pour que prime l'intérêt de l'élève".         
Pour M. Ghlamallah, les enseignants "n'ont rien à envier aux travailleurs des autres secteurs".          
Les enseignants grévistes "ne sauraient être avantagés par rapport aux  imams, aux employés de l'administration, aux éléments de la gendarmerie nationale ou autres employés de la fonction publique. Il est des normes auxquelles tout  le monde doit se conformer", a conclu le ministre.

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A l’Ouest
Poursuite du mouvement et inquiétude croissante 
La grève dans le secteur de l’éducation nationale  s’est poursuivie, hier, pour la 4e semaine consécutive dans les wilayas  de l’ouest du pays, au moment où les parents d’élèves, notamment ceux des classes  d’examen, se montrent de plus en plus inquiets quant au devenir de leurs enfants. Que ce soit à Oran, Mostaganem, Sidi Bel-Abbès, Aïn Temouchent, Tlemcen,  Mascara, Relizane et dans les autres wilayas de la région ouest du pays, les  syndicats parlent de démonstration de force en avançant de forts taux de suivi du mot de grève alors que les directions de l’éducation respectives minimisent  l’impact du mouvement en annonçant des taux de suivi relativement bas.  
A Sidi Bel-Abbès, par exemple, le Snapest parle d’un taux de suivi de  l’ordre de 30%, le Cnapest revendique, quant à lui, un taux de suivi de  62 % et l’Unpef avance un taux de 51 % pour le primaire et 69% pour le moyen.          
Pour sa part, la direction locale de l’éducation fait état d'un taux de suivi de 7,03%. C’est également le cas dans la wilaya de Tissemsilt, où les syndicats  revendiquent des taux de suivi variant de 15 à 35 % alors que l’administration ne signale qu’un taux de 4, 60%.
Autre exemple, est celui de la wilaya d’Aïn Témouchent. La direction  locale de l’éducation avance un taux de suivi de 4,6 % au moment où le Cnapest  estime le taux de suivi à 80,11 %.          
Face à la poursuite de ce mouvement de grève, les parents d’élèves des  classes d’examen se montrent inquiets quant aux répercussions de ce mouvement  sur la scolarité des enfants et sur la préparation des examens de fin d’année,  notamment ceux du BAC et du BEM.
Certaines associations des parents d’élèves ont commencé à multiplier  les contacts pour définir les démarches à entreprendre pour permettre à leurs  enfants de rattraper les cours non assurés et donner le maximum de chances aux  élèves d’être prêts pour le jour J.

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Au Sud
Les parents d’élèves dénoncent
La grève à laquelle ont appelé des syndicats du secteur de l’éducation, à sa quatrième semaine, a été suivie, hier, à des taux divergents d’une wilaya du Sud à une autre, selon des directions de l’éducation  et des représentants syndicaux. La direction de l’éducation de la wilaya d'Ouargla a enregistré, hier, un taux de suivi de 15,30% par le personnel d’encadrement pédagogique, dans les trois cycles scolaires, soit 1.202 grévistes sur 7.855 travailleurs, et 1,15 % de suivi dans le corps administratif, soit 48 grévistes sur 4.160 travailleurs. Dans la wilaya de Naâma, les services de la direction de l’éducation ont relevé un taux de suivi de 3,65 % dans les trois paliers scolaires, soit 175 grévistes sur 4.797 travailleurs, tandis que le représentant du Conseil  national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique  (Cnapest) fait état de 30% de suivi.          
La direction de l’éducation dans la wilaya de Laghouat a signalé, pour sa part, un taux de suivi de 2,85% par les différents personnels du secteur  dans les trois cycles.          
Un taux de suivi de 4,71% a été enregistré dimanche dans les trois  cycles scolaires à travers la wilaya d’Adrar par la direction de l’éducation,  au moment ou le représentant local du Cnapest avance un taux de suivi de 45%.  Le secteur a relevé, dans la wilaya d’El-Bayadh, un taux de suivi de  0,63 %, soit 35 grévistes sur les différents personnels du secteur sur 5.528  travailleurs, alors que le Cnapest signale un taux de 25%.          
Pour leur part, les élèves et leurs parents dénoncent ce mouvement de  grève qui entre dans sa quatrième semaine consécutive.

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A l’Est
Un taux de suivi disparate
Le débrayage des enseignants et des travailleurs du secteur de l’éducation nationale à laquelle ont appelé plusieurs syndicats s’est poursuivie, hier, avec des taux de suivi disparates à travers les villes dans l’est du pays. Les chiffres communiqués par les directions de wilayas et les syndicats sur le taux de suivi de la grève qui entame sa quatrième semaine restent discordants.  
Ainsi dans la wilaya de Constantine, les établissements des trois paliers de l’enseignement ont repris leurs activités au grand bonheur des écoliers qui commençaient à redouter une année blanche, a-t-on constaté. Selon les estimations des responsables de la direction de l’éducation, le taux de suivi du débrayage dans les deux paliers du primaire et moyen a atteint 5,5% et n’a pas excédé les 30% en secondaire, alors que l’Union nationale  des personnels de l’éducation et de la formation parle de 50% de taux de suivi dans le primaire et le moyen et le Conseil national autonome des professeurs  de l’enseignement secondaire et technique évalue à 70% le taux de suivi dans les lycées.          
A Annaba, 17,46% est le taux communiqué par la direction de l’éducation, alors que les estimations des syndicats parlent de 41%.          
Dans la capitale des Aurès, l’administration estime à 2,9% le taux  de suivi dans le primaire, 16,6% dans le moyen et 38,49% dans le secondaire pendant que l’Unpef a évalué à 58% la réponse à la grève dans les deux premiers  paliers, contre un taux de suivi dans le secondaire estimé par le Cnapest à 90%.          
La direction de l’éducation de la wilaya de Sétif a indiqué que sur 7.202 travailleurs du primaire 52 ont débrayé soit 0,72%, alors que ce taux a atteint  5,61% (372 grévistes sur 6.627) dans le moyen et 7,35% (286 grévistes sur 3.891) dans le secondaire. Concernant le corps des directeurs d’établissement, le taux de grève a été estimé à 59,52% (50 grévistes sur 84) et à 34,21% (26 grévistes sur 76) pour celui des conseillers pédagogiques.          
Pour sa part, le Cnapest a estimé le taux de suivi dans le secondaire à 58%, soulignant son recul comparativement à la semaine passée alors qu’il a été impossible de joindre l’Unpef. A Bordj Bou-Arréridj, la direction de l’éducation estime à 20% le taux de réponse au mot d’ordre de grève, alors que les syndicats évoquent des taux de 15% dans le primaire et le moyen et de 87% dans le secondaire. Le taux moyen de suivi de la grève a été de 4,87% à Jijel, selon l’administration du secteur. Le ministre de l'Éducation nationale, Abdelatif Baba Ahmed, n'a pas écarté, samedi dernier à Alger, l'éventualité du report des examens de fin d'année 2013-2014,  si la grève que connaît le secteur se poursuivait pour la quatrième semaine consécutive, en raison de l'impossibilité de rattraper le retard accusé dans  les cours.

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Taux de suivi en « net recul » pour la tutelle, « plus conséquent » pour les syndicats
Le mouvement de grève dans les établissements scolaires, qui en est à sa quatrième semaine, a enregistré, pour le ministère de l'Éducation, «un net recul», alors que les syndicats grévistes jugent l'adhésion des enseignants «plus conséquente».  Selon le chargé de communication du ministère de l'Éducation nationale, Fayçal Haffaf, l'adhésion au mot d'ordre de grève «s'estompe de plus en plus»,  précisant que le taux de suivi avoisine les 11%. «Nous appelons les grévistes à faire prévaloir le sens de la sagesse et de la raison pour l'intérêt de l'élève», a-t-il indiqué dans une déclaration à l'APS.   Pour le président du Syndicat national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (SNAPEST), Meziane Meriane, le taux de  suivi a dépassé les 75% dans l'ensemble des wilayas du pays, soulignant que  cela traduisait la volonté des enseignants d'avoir des réponses «concrètes et  sérieuses» à leur attentes. Il a affirmé, dans ce cadre, le «ras-le-bol» des enseignants devant «les réponses approximatives et évasives de la tutelle» à leurs doléances, soutenant qu’«ils (enseignants, ndlr) veulent avoir des réponses claires, sérieuses et concrètes  pour arrêter ce mouvement», a-t-il expliqué. Pour sa part, le président du Conseil national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (CNAPEST), Larbi Nouar, a indiqué que le taux de suivi dépasse les 85%, précisant qu'une «plus grande» adhésion à ce débrayage a été enregistrée dans les collèges et les écoles primaires du pays. «Le ministère ne cherche pas à trouver des solutions à nos problèmes ; au contraire, il brandit le bâton de la menace. Les enseignants se sont sentis touchés dans leur amour-propre et leur dignité en constant que le ministre de l'Éducation évoquait l'éventualité de la révocation des grévistes», a-t-il indiqué.
Il a ajouté que la tutelle est tenue d'organiser des rencontres «sérieuses  et fructueuses» avec les partenaires sociaux pour donner des réponses «concrètes» à leurs attentes. De son côté, le président de l'Union nationale des personnels de l'éducation et de la formation (l'UNPEF), Sadek Dziri, a estimé que l'appel à la grève avait enregistré une adhésion «massive» des enseignants, appelant la tutelle à organiser un dialogue "serein et sérieux" pour sortir de cette «impasse». Les syndicats de l'éducation ont décidé de reconduire le mouvement de grève dans les établissements scolaires (lycées, collèges et écoles) pour la 4e semaine consécutive. Le mot d'ordre de grève avait été lancé par le SNAPEST, le CNAPEST et l'UNPEF.  Ces syndicats avaient séparément appelé à une grève pour la révision du statut particulier, notamment dans son volet relatif aux promotions et à l’actualisation des indemnités dans les régions du Sud et des Hauts Plateaux.           
Le ministre de l'Éducation nationale, Abdelatif Baba Ahmed, n'a pas écarté, lors d'un point de presse animé samedi, en marge de la journée d'étude sur la reforme du service public, l'éventualité du report des examens de fin d'année 2013-2014, si la grève que connaît le secteur se poursuivait pour la quatrième semaine consécutive, en raison de l'impossibilité de rattraper le retard accusé dans les cours.

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Tizi-Ouzou
Déception et consternation des parents d'élèves
La grève dans le secteur de l'éducation, qui a entamé, hier, sa quatrième semaine, commence à susciter une vive inquiétude des parents d'élèves dans la wilaya de Tizi-Ouzou, où la majorité des établissements scolaires est toujours paralysée. La reconduction de ce mouvement de grève par des syndicats du secteur de l'Éducation nationale a été accueillie avec déception et consternation des parents d'élèves qui assistent, impuissant, à cette «entreprise de déstabilisation de la scolarité de leurs enfants, notamment ceux en classes d'examens». Inquiets quant aux devenirs de leurs enfants, les parents de ces derniers ont, encore une fois, réagi, hier, par le biais de la fédération de wilaya des parents d'élèves, qui a fait part, dans une déclaration, de sa profonde déception quant à la reconduction de la grève dans le secteur pour la quatrième semaine de suite, hypothéquant, ainsi, l'avenir des scolarisés de la wilaya. La fédération des parents d'élèves de Tizi-Ouzou, qui n'a pas cessé d'interpeller les deux parties, à savoir les syndicats et le ministère du tutelle, pour mettre fin à cette situation pour préserver l'intérêt des scolarisés, en a fait appel hier aux plus hautes autorités du pays pour amener les deux parties à s'entendre et à faire preuve de sagesse et de responsabilité. Le mouvement de grève dans le secteur de l'Éducation est différemment suivi dans les établissements de Tizi-Ouzou, où certains sont totalement paralysés, d'autres partiellement, tandis que certains d'autres établissements n'ont carrément pas suivi, selon des échos nous parvenant de plusieurs localités de la région.
Bel. Adrar

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Trop, c’est trop !
Quatrième semaine de grève. Jusqu’au-boutistes, les syndicalistes qui en sont derrière mesurent-ils réellement les conséquences de ces vacances forcées, de leur impact pédagogique, éducatif et psychologique sur les élèves, sur leurs parents ? Une première conséquence annoncée par le ministre de tutelle, l’éventualité du report des examens de fin d’année. Une première conséquence qui en générera d’autres. Avec quelles capacités physiques, mentales et surtout avec quel savoir et connaissances, et quand le candidat va-t-il affronter ces examens, des examens en septembre, juste après les vacances d’été ? La question reste posée. Et qu’en est-il de leurs conséquences sur le secteur de l’Enseignement supérieur qui devra alors chambouler son calendrier d’inscription ? Nous n’en sommes pas encore là tant le spectre d’une année blanche pourrait être évité, avec ses conséquences, cette fois, sur les autres élèves, ceux qui préparent leur examens dans la sérénité nullement perturbés, leurs enseignants exerçant avec sérieux, abnégation et un grand sens des responsabilités, leur noble mission de propagation du savoir. «J’ai honte en croisant un parent d’élève», nous a déclaré un enseignant de sciences physiques, abhorrant, d’un geste, ce bras de fer qui sacrifie sur l’autel d’intérêts habillés de revendications socioprofessionnelles, l’intérêt et le droit de l’élève au savoir. Des syndicalistes jusqu’au-boutistes qui se gargarisent de ce faible taux de suivi d’une grève décrétée illégale par la justice, rejetée par l’ensemble de la société et par un grand nombre d’enseignants. «Trop, c’est trop pour les élèves, nous n’avons pas le droit de les prendre en otages !» Reconnu légalement comme un droit syndical, le recours systématique à la grève, aux grèves à répétition, devient ainsi un abus de position. «Il faut avoir le sens des responsabilités, l’élève n’a rien à voir, nous nous devons de lui donner son droit. Une grève des bulletins, pas de report des notes, un sit-in permanent les jours de repos devant les sièges d’académie, les formules existent», note cet autre enseignant qui dénonce par ailleurs les décisions prises sans que soit consultée à chaque fois la base.
A. M. A.

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