mercredi 21 novembre 2018 14:03:28

Centre culturel Aïssa-Messaoudi : Hommage aux chouhada sans sépulture

La radio algérienne, en partenariat avec l’association Machaâl Echahid, a organisé, hier au centre culturel de la radio algérienne Aïssa-Messaoudi, une conférence historique sur les chouhada sans sépulture de la Révolution de Novembre.

PUBLIE LE : 17-02-2014 | 0:00
D.R

La radio algérienne, en partenariat avec l’association Machaâl Echahid, a organisé, hier au centre culturel de la radio algérienne Aïssa-Messaoudi, une conférence historique sur les chouhada sans sépulture de la Révolution de Novembre. Cette initiative s’est déroulée en présence de plusieurs acteurs de la guerre de Libération nationale et de moudjahidine. Au cours de  la rencontre, l’association, dont la principale mission est de faire revivre la mémoire de nos martyrs dans l’esprit de tout Algérien, a rendu un vibrant hommage aux martyrs tels que Larbi Belkacem Tebessi, Hamou Boutlilis, Ali Maâchi, les colonels Sid-Ahmed Bouguara et Abderrahmane Bouguara, Mohamed Lamine Laâmoudi et bien d’autres.
Dans son exposé sur les chouhada sans sépulture, et ils sont nombreux, l’enseignant universitaire, spécialiste en histoire médiévale et auteur de plusieurs ouvrages, le chercheur Mohamed Lamine Belghit a souligné que l’Algérie compte, durant toute la période de la colonisation, dix millions de martyrs tombés sous les balles du colonisateur, ajoutant par -que «celui qui réfute cette vérité n’est pas Algérien et resterait aveugle devant une partie tragique de notre histoire».
L’universitaire expliquera également que l’Algérie compte des dizaines, voire des centaines de milliers de martyrs dont la dépouille n’a pas de sépulture, au grand désarroi des familles qui n’ont jamais pu faire leur deuil. Parmi les martyrs qui se sont sacrifiés corps et âme pour que vive l’Algérie indépendante, le penseur Belkacem Larbi Tebessi.
Pour le conférencier, cheikh Larbi Tebessi fut considéré comme l’un des éléments les plus intransigeants de l’Association, laissant le souvenir d’un ardent nationaliste habité par une ferveur religieuse quasi mystique. Fidèle et ancien compagnon de Cheikh Ibn Badis, «alem» (savant) et acteur de la Révolution, le cheikh maintint les activités de l’Association des Oulémas et se fit remarquer très tôt par des déclarations en faveur des combattants du FLN. Cela a fortement déplu à l’armée française qui le lui a fait payer très cher, a affirmé le chercheur en histoire.
Il ajoutera que Larbi Tebessi, l’un des piliers de l’Association, a connu une mort atroce, étant enlevé le 4 avril par les bérets rouges qui l’ont conduit dans une villa pour le torturer horriblement. La tâche ignoble a été confiée aux soldats sénégalais enrôlés par l’armée française. Larbi Tebessi a rendu l’âme quelques heures après, et son corps a été jeté en mer d’un hélicoptère. Selon le conférencier, le penseur a été assassiné entre le 10 et le 13 avril 1957.
Devant une assistance consternée par le sort réservé à cet illustre savant, M. Belghit citera également l’exemple du grand révolutionnaire, le colonel Sid-Ahmed Bouguara, de la Wilaya IV, tombé les armes à la main le 5 mai 1959 à Ouled Bouachra ; son corps n’a jamais été rerouvé. L’invité de Machaâl Echahid a également cité quelques autres martyrs sans tombe.
La conférence en hommage à nos martyrs a été suivie de témoignages de moudjahidine et moudjahidate, et de fils de chouhada.
Mohamed Mendaci
 

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